Pensées éthérées sur le moi et ce qui l' entoure,sur les observations qu'un humble promeneur fait sur le chemin de la vie... souvenirs aigres doux d'une histoire inégale.
"La vérité est le reflet de la foi que l'on y porte"
"Quand le niveau de la mer monte, le bateau s'élève avec
lui"(Hagakure)
Atlantis, demeure des royaumes des mers, symbole sacré d'une
sagesse perdue.Mon coeur se pince aux visions passées de la chute
d'Ahtarrath, dernier royaume a sombrer pour l'éternité dans les
abysses de la mer des secrets.La quête de la perfection rompt
l'équilibre, a vouloir toucher le ciel, votre savoir a été englouti
par sa voûte.La puissance atlante n'est toutefois pas tout a fait
perdue: quand les hommes écoutent leur coeur et se laissent guider
par leurs rêves, ils peuvent atteindre le ciel.
Il fut un temps où les hommes craignaient et respectaient les
dragons, créatures du ciel faisant trembler leur coeur.Ainsi les
histoires passaient de père en fils a travers les âges turbulents.
Parfois un petit garçon jurait voir une ombre volante déployée au
delà du mystère des nuages. Le dragon du rocher sortait a chaque
fois que l'on racontait son histoire afin que celle-ci demeure et
que les hommes se souviennent du temps où vivaient ces créatures
fantastiques. Les hommes en conservant les histoires dans leurs
coeurs se souvenaient ainsi qu'ils étaient humains. Cependant
doucement les histoires devinrent légendes et les légendes
devinrent mythes car les pères ne les racontaient plus à leur fils
ainsi le coeur des hommes se ternit. De moins en moins le dragon
sortit car sa survie était inexorablement liée a la foi que les
hommes portaient en lui.Hors ceux-ci ne s'attachaient plus qu'aux
futilités de l'existence ne contant plus les exploits passés de
leur semblables... Le dragon finit par s'éteindre sur le rocher
oublié... Mais aujourd'hui encore quand un petit garçon guidé
uniquement par l'appel de son coeur et de ses rêves, pénétré de
l'aura infaillible de l'nnocente foi scrute le ciel un jour de
brume; il peut apercevoir la silhouette élégante de la créature...
Rien n'est irréel si l'on y croit assez, mais les hommes ont perdu
l'habitude d'écouter leurs coeur.
Où sont passés les principes des temps anciens? ceux d'Arthur et de
ses frères d'armes, ceux qui figuraient dans le code auquel ils
juraient tous allégeance. L'honneur,le courage,la fidélité,la
loyauté, la compassion,le dévouement... sont-ils autant de mots qui
résonnent dans le puits sombre de l'oubli? Les hommes ont perdu les
récits de ceux qui redoraient le blason de cette race inégale et
impure. Arthur, ton règne brûle comme un feu de Beltane, mais
certains tentent de combattre les ténèbres, en préservant tes
valeurs du gouffre profane.
"Le courage est le souffle de la vie, précisément parce qu'il nous
pousse à affronter la mort"
Pourquoi le monde s'acharne-t-il a ne pas me comprendre?
Parle moi Déesse du vent, maîtresse de l'indomptable.Raconte moi
les histoires que t'on murnmuré les arbres et crié les hommes, toi
qui de tout temps a soufflé. A travers les guerres et la paix sur
les plaines sanglantes et dans les steppes intouchées.Toi qui
converse avec les océans et bouscule les marées.Toi qui caresses
les feuilles une fois l'automne tombé.Trace moi la route des hommes
qui courent sans but, chante et siffle et glace mes veines de tes
souvenirs torturés.En tendant l'oreille je t'entends presque
rigoler, de voir les hommes répéter les erreurs que milliers de
fois tu as observé.Raisonne dans l'éternité, toi qui dispersera ce
qui demeurera de moi et souviens toi en chantant qu'en ce jour je
t'ai parlé.Joins ma plainte aux supplices humaines et témoigne de
ce que l'on a existé.
Prends ton envol phénix, réunit tes cendres et reforme ton
enveloppe.Le feu t'a détruit, mais c'est par lui que tu vis.Plonge
dans le brasier et reforge ton armure d'acier.Répands la chaleur de
tes ailes enflamées.Mon coeur s'est emballé... mon coeur s'est
consumé... l'amour m'a élevé, l'amour m'a trahi, l'amour m'a coulé
mais par lui je me suis renforcé. Les chutes ne servent qu'à nous
relever,les regrets qu'à nous faire réfléchir au moyen de les
effacer.
La vie n'est qu'un rêve dont nous craignons le réveil.