07/10/2005

 

Il est minuit et 47 minutes, je viens de regarder par la fenêtre et il n' y a que la silence de la nuit, tapis dans la brume vespérale qui envahit la rue.Seules les lumières orangées du réverbère tentent timidement de passer a travers cet epais rideau.Je fixe cette brume et me remets a penser au passé, j'en discutais justement plu tôt dans la journée avec celui qui occupe une grande part de ce passé et du présent(a toi mon pote!).Les souvenirs, ces pensées que l'on a decider de garder pour diverses raisons, preuve de ce que l'on a existé, que l'on existe et espoir que l'on existera.Les souvenirs me reviennent précisément, de cette époque où l'on était en plein centre ville a Bruxelles, le soir, très tard, au mont des arts et que cette même brume cachait la cîme de l'hôtel de ville, filtrant les lumières vacillantes d'une ville entre éveil et sommeil.Un bruit étouffé entre le vacarme de la journée et le calme sournois de la nuit... un lever de soleil sur le mont et sur la ville... un moment inoubliable.                                  
 
Combiens de visages n'a t-on pas croisé aux heures tardives de la nuit, chacun raconte une partie plus ou moins éloquente d'histoire.Les ruelles désertes, le sentiment que la ville est a nous, l'odeur du sol mouillé, Bruxelles dans tout son charme et toute sa cruauté.Je repense aux longues discussions sur toutes les questions qui nous envahissaient, de temps en temps accompagnées par le doux nectar d'orge et de houblon, comme pour mieux parler l'esprit libéré des restrictions habituelles.Souvenirs encore des soirs de brume, où l'on jouait aux jeu vidéos pendant toute la nuit sans penser au lendemain, scolaire, qui passait souvent a la trappe.
 
  C'est surprenant d'y repenser aujourd'hui par ce même soir de brume, en regardant le chemin parcouru, ce que nous sommes devenus, ce que nous avons accompli et la place que cette épopée a joué dans nos vies.
 
Les souvenirs sont le véritable trésor de l'Homme, il faut les conserver a tout prix et faire en sorte qu'ils se perpétuent a travers nous, pour qu'en définitive jamais nous ne mourrions.
Nous vivons tant que notre souvenir persiste.
 
                                                                                 ven, 7 octobre 2005.

01:25 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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