11/10/2005

 

  Aujourd'hui, j'ai fait ma rentrée a l'université, ce lieu détestable où il me faut cependant me rendre.En soi c'est un lieu qui aurait tout pour plaire, cependant la majorité des gens que l'on y croise imprègne vite ce site d'un sentiment désagréable.Premièrement ces gens ont l'impression de faire partie d'une élite de la société, ce qui leur donnent un sentiment de supériorité tout a fait insupportable.Deuxiémement les filles qui y circulent se prennent pour des déesses vivantes et cette arrogance non dissimulée affecte la beauté de leurs charmantes envellopes.Bien sur il n'est pas bon de généraliser et ce n'est pas la totalité.Quand je dis que je fais ma rentrée, je veux dire pour cette année car ce n'est pas la première "saison" que j'entame là mais la quatrième.Tant de gens différents, en style, en caractère, en idées même mais cependant beaucoup sont marqués par le même sceau.Une sorte de symbole commun qui fait qu'ils appartiennent au clan universitaire, se démarquant ainsi des autres.Pourquoi prôner le libéralisme, le développement des droits, le rapprochement de tous et corrélativement s'isoler dans une supériorité factice?Encore un des nombreux paradoxes de cette société qui semble finalement se définir par rapport a ceux-ci.
 
Bref, aprés l'université, je passe par le centre...
je suis d'abord dans la cohue des heures de pointe à Gare centrale, les gens pressés qui bousculent presque les autres sans un regard, ceux qui s'attardent pour acheter quelque nourriture et ceux qui semblent attendre que leur vie s'achève a cet endroit précis.Toute cette coulée humaine, déferle dans le même sens comme un troupeau bien rôdé.J'arrive a m'extirper de ce groupe insensé, tout en écoutant le type qui joue une plainte au violon dans le sinistre et long couloir.... Enfin dehors,
je me dirige vers le mont des arts.Bruxelles, cette ville où l'on passe du nouveau au vieux, du triste au joyeux et du gris au bleu.Bleu, le ciel l'était justement, affichant un sourire éblouissant.Une ville qui naît dans la brume ne peut que mieux apprécier la magnificence de l'astre suprême.
Je suis donc au mont et il y a du monde, je jette un coup d'oeil aux traditionnels skaters fidèles au poste... je croise une bande de faux rockeurs(encore une de plus)et j'essaie de pas trop entendre leurs conneries( ca fait trois notes sur une électrique et ca ose se dire guitariste).Je continue et monte les marches, je prends à droite, je passe l'église du sablon et me dirige vers le palais de justice.Celui qui a un tout nouveau dômequi ne colle plus du tout à l'allur générale.Je m'arrête un moment pour regarder la vue sur la ville, avec la Basilique qui trône au loin, les cîmes dorées de la grand-place qui brillent sous l'étonnant soleil d'octobre et un train qui passe du côté de la chapelle.
Ensuite je reprend ma route, imprégné d'un sentiment de fraîcheur.
Il faut parfois s'arrêter pour regarder et apprécier les choses qui nous semblent acquises car sans elles nous ne serions pas nous.
 

04:00 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Bonsoir D'accord avec ton comm.,l'amitié est le plus noble des sentiments.Ecoute du Bireli Lagrene si tu en as l'occasion,c'est super,le meilleur guitariste jazz encore de ce monde.
Tu postes bien rarement,une raison?Joker autorisé.
Bonne semaine.

Écrit par : DUKE | 17/10/2005

Réponse Comme tu expliques ce serait plutôt le Dixieland (New Orleans).
En free chaque instrumentiste fait son solo,seul.
A ton service Banur

Écrit par : DUKE | 18/10/2005

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