30/10/2005

A l'ombre de ton parfum

Parfois, en moi, se ravive le souvenir de notre étreinte.
Lorsque nous emballions la nuit sous un drap charnel
et que la synergie de nos enveloppes,
peignait autant de fresques sur les murs du désir.
Que nous courrions sur cette route sans nom,
avec pour seules lumières nos yeux intrépides
défiant l'arrogance de l'obscurité.
Nos corps étaient des poètes impatients,
qui rêvaient les mots de la passion et
les couchaient sur le papier brûlant de nos envies.
Combien de phrases se sont-elles consumées
dans les flammes assassines de ce recueil malin,
combien d'espoirs n'avons-nous pas fondus
dans le chaudron de nos instincts,
combien d'avenirs forgés sur l'enclume du destin?
Ô que ces jours me semblent loin,
à moi qui vit à l'ombre de ces festins.
Jamais plus je ne goûterai ton parfum,
ainsi j'attend sereinement,
que d'autres fleurs poussent dans mon jardin.

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29/10/2005

Fragment de mon âme

La fortune en amitié m'a d'ores et dejà comblé,
retrouver le fragment de mon âme
est-ce ainsi trop demander?
Cette moitié qui lors de la Création fut brisée,
cette invisible larme de destinée,
qu'une existence parfois ne suffit à sécher.
Naviguer dans les limbes de la perdition,
hisser les voiles noires de la stupéfaction
et s'insurger contre la tyrannie de la raison.
Tels sont les stigmates du flibustier des coeurs,
pousuivant le butin insaisissable du bonheur.
Cette force indomptable à l'orée de nos désirs,
comment savoir à quelle fontaine l'offrir?
malicieux breuvage qui fait souvent souffrir,
t'ingurgiter c'est vivre ou bien mourir.
Tu es une quête qui jamais ne s'achêve,
car même la poussière,
dans le vent poursuit son rêve...
L'amour est un songe enchaîné,
qui ne s'envole que quand on trouve la clef,
ainsi chaque jour je prie le dieu des serruriers.
 
 

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27/10/2005

Souffle...

Il m'arrive très souvent de penser à demain,
mais aujourd'hui je respire
et c'est déja bien...
 
Je respire en effet, en cette magnifique journée
d'Octobre.Journée excessivement bien commencée
qui plus est, puisque j'ai pris un lunch au resto
japonais(ca faisait un sacré bail).
Etant près de la porte de Namur, je me dirige
vers le parc royal...
 
Là je pénètre ce grand théâtre,
où les arbres sont les acteurs
et le vent le metteur en scène.
Je ne connais pas le thème
mais je comprend tout de suite la pièce.
Je touche un arbre et il me révèle son nom:
menuet d'automne...
un menuet qui semble curieusement immobile...
mais pas si l'on sait observer et écouter.
Les autres semblent ne pas avoir remarqué
qu'ils étaient en pleine représentation,
car ils n'ont pas éteint leurs portables.
Je marche le long des fines pelouses
soigneusement taillées et regarde
les couples inconscients sur les bancs.
Profitent-ils vraiment de ces moments?
de ces moments qui ne reviendront plus,
de ces moments qui dans l'abîme de destin
seront perdus.
Je me retrouve ensuite devant le bassin du fond,
il est tout rouge, semblable à un lac de sang,
symbole de ma douleur? non... pas aujourd'hui.
J'observe les statues qui bordent les chemins,
protagonistes oubliés de cette pièce diurne,
je m'approche et écoute leurs répliques...
Je me surprend à écouter le ballet des feuilles
tombées, comme autant de soldats infortunés,
balayés dans l'automne de leur vie, formant
un tapis d'espoirs déchus.
Je continue et observe deux jeunes garçons
qui jouent au ballon, je vois leur potentiel
mais ils l'ignorent encore, auront-ils un jour
la force de soutenir le poids de leurs rêves?
 La pièce est finie et je m'en vais conquis,
je continue ma route sous ce ciel radieux
en sachant que demain il sera bleu. 

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Avalon

Avalon,
terre de pommes et de vergers,
mystères préservés des yeux impies,
derrière le rideau de tes brumes scintillent.
 Lieu de culte et de magie,
d'espoirs et de tragédies,
de sagesse et de cérémonies,
antre des Dames du lac,
 gardiennes des secrets de la Terre.
  Ile de verre aux éclats irisés,
 où naissent les échos des rêves brisés.
  Survit en ton sein l'héritage des Atlantes,
   royaumes engloutis par les mers tremblantes.
   Place intemporelle entre Terre et Ciel,
   jamais je n'oublierai tes cris remplis de fiel.
 



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26/10/2005

Peut-être un jour...

         Ces quelques lignes sont pour toi,
            rêve éveillé de mes mardi et vendredi.
            Nom inconnu sur mes lèvres suspendues,
            avatar de mon humeur, luciole timide
            de mon regard furtif, lueur fugace
            dans une pièce orbe.
            A toi qui vend des rêves et des voyages
            dans ce petit bureau, qui sourit si
            délicatement aux clients éternellement
            mécontents.
            Comment se mécontenter devant les parvis
            célestes, êtes vous à ce point insensibles
            à la magie des fées?
            Je ne connais pas le son de ta voix
            mais je suis persuadé qu'il ferait du sourd,
            un homme à jamais maudit.
            Ayant dit tout cela, que pensais tu,
            quand les mirroirs de ton âme
            se sont réfléchis dans les miens.
            Etait.ce infortuné hasard,
            ou signe inutile du destin?
            Et ce jour où j'ai cru te voir sourire
            était-ce vraiment pour moi
            ou pour l'assassin de mon désir.
            Peut-être un jour, frapperais-je
            aux portes de ta cathédrale,
            peut-être un jour que tes prières
            seront mon graal.
  

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25/10/2005

Les créatures de l'aube du lendemain

            Créatures de l'aube du lendemain,
                chimères asoiffées d'un impalpable destin,
                guidées par le fil invisible de l'étoile du matin.
                Volez vers le temple des cieux
                et devenez l'offrande des dieux,
                vous qui chantez dans les coeurs malheureux.
                 Ne craignez point la lyre d'Orphée,
                 notes cristallines d'une mélodie tronquée.
                 Source intarissable du fleuve humain,
                 à l'embouchure de tous les destins.
                 Aura protectrice du rêveur
                 et dernière graine dans la terre
                 du moissoneur de chagrin...
                 Espoir tel est ton nom,
                 qui se décline en autant de vies vécues
                 et de crépuscules perdus.
                 Tant que tes ailes vaincront les vents du ciel,
                  les âmes survivront à la chute mortelle.
                

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                    Larmes de cristal...
                    coeur de glace...
                    âme de verre...
                    regard adamantin...
                    hier ne craint plus demain.

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24/10/2005

L'amant de la lune

             
             Je me souviens de ce petit garçon qui tous les soirs,
             regardait la lune en pensant ne pas la comprendre,
             ainsi il souhaitait ardement grandir pour secrètement
             s'en approcher.
             Pour lui dire que depuis toujours, il l'avait aimée
             et que pas une nuit son nom il n'avait prononcé.
             Ainsi le petit garçon grandit, dans l'espoir dissimulé,
             de devenir plus fort afin d'impressioner et de séduire
              la lune.
              Mais, insidieusement, les nuages le rattrapèrent
              et il ne put plus la voir.
              Son coeur embrumé, commenca alors a l'oublier.
                 Un soir, l'enfant devenu adulte,
              sembla la redécouvrir alors qu'elle apparaîssait
              dans toute sa splendeur.
              Il se rappela les moments volés de sa fenêtre,
              où inlassablement il la contemplait.
              Son coeur se serra alors dans un tourbillon
              de tourments car il repensa au petit garçon
              qui voulait voir à travers les yeux de l'adulte;
              une larme coula en ce sombre instant,
              car l'adulte se rendit compte qu'il ne pouvait
              plus voir à travers les yeux de l'enfant.
              C'est alors qu'il observa à ce moment
              et qu'il aperçu Séléné pleurer à son tour.
              Depuis, chaque nuit, il se rend devant
              la statue crée en ce jour.


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22/10/2005

 Bruxelles... sans toi?

                   
                       J'aime cet endroit qui trouve son charme dans sa mélancholie, cette ville de pluie
                       et de ciel opalin, de rues éclairées et pourtant si sombres,
                       de souvenirs hurlants sur les murs du centre.
                       Cette ville active et pourtant si morne, qui dans la nuit tente d'avaler ses plaintes,
                       cet endroit qui ne révèle son odeur que dans la brume oppressante,
                       et qui ne parle qu'aux passants perdus de la nuit chancelante.
                       Terre où le vent cru dévore la peau autant que les coeurs insatisfaits,
                        là où les saisons acceptent de se ressembler et où le temps semble figé,
                        terre de tous les mélanges, où les vices dorment sous un drap de soie.
                        Toi ma belle qui depuis tout ce temps me tient dans tes frêles bras,
                        relâche ton étreinte, Bruxelles je t'aime mais tu ne me combles pas;
                        je ressent l'appel du loin, de cet inconnu sans visage,
                        ainsi je partirai sans savoir si cet ailleurs me conviendra
                         mais toujours je me rappelerai de toi.
                        
                       

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21/10/2005

Les royaumes des saveurs

           Il est 1h12 et je viens de descendre à la cuisine pour prendre quelque
           chose de bon dans le frigo... horreur, il est désespérément vide...
           tant d'espoirs misés en cet engin réfrigéré pour ne trouver que
           désolation dans mon estomac gargouillant...
           Je m'imagine alors au royaume des fruits; celui où les fleuves
           sont jus de mangue et les rivières d'orange,
           celui où tous les arbres sont colorés et où le vent est parfumé.
           Celui où les pommes sont signe d'espoir et où jamais,
           jamais ne se tarissent les poires...
           je me sens déjà mieux...
           je passe alors la frontière de la passion et me retrouve en pays voisin.
           C'est à dire le royaume chocolat, celui où se dresse,
           de hautes montagnes d'ébène et où les cailloux ont un goût praliné,
            celui où croquent les noix et où fond le lait,
            celui où les graines sont noires comme un sol fertile,
            celui où le sucre est prince et le cacao roi...
            je passe alors la frontière de jais et me retrouve en pays voisin.
            C'est à dire le royaume des glaces, celui où le sol gelé
            craque parfois sous les pas maladroits, celui où les
            plaines glacées sont parsemées de vanille, de rhum et de raisins.
            Celui où les glaces fondent au contact des bouches impatientes,
            celui où le froid est prince mais le gel pas roi...
               Chaque année les rois de ces trois royaumes se réunissent
             pour allier leurs forces et contempler leurs armées,
             les témoins de ce spectacle sont alors bénis par
             l'alliance des saveurs.
                 Je sors donc de ce fabuleux voyage et me rend compte
             que mon ventre a stoppé ses plaintes...
             Haaaa décidément les pouvoirs de l'imagination me fascinent.
                 PS. si vous n'êtes jamais venus sur ce blog, lisez quand même
                        ce qu'il y a en dessous pour vous faire une idée,
                        ca c'était juste pour rigoler.... quoique?
                    
            

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20/10/2005

Comment vivre sans passion?

         Il y a t-il une vie sans la passion? celle qui embrase le coeur,
         celle qui fait pleurer les pierres, celle qui fait taire la raison.
         La passion, cette folie incontrôlable dans l'asile de nos espoirs.
         Ennemie du philosophe, ombre de l'artiste, génèse de l'amour,
         sans elle, pas de sommets a gravir, juste l'attente de guérir.
         Guérir du vide ainsi pétri par le boulanger de l'ennui.
         Comment ne pas vouloir s'immoler dans son brasier,
         comment ne pas vouloir défier l'arrogance du temps,
         comment abandonner ce que la vie a l'humain seul peut offrir
         comment faire taire son coeur afin de ne pas entendre ses cris?
         Comment vivre sans passion, moi je ne peux pas.
         C'est pour elle que je vis, c'est pour elle que j'écris.
 

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             Un jour le ciel m'a dit regarde et j'ai levé les yeux...
             Un jour le ciel m'a dit écoute et j'ai tendu l'oreille...
             Un jour le ciel m'a dit touche mais je n'ait pu y arriver...
             Un jour le ciel m'a dit croit et je me suis envolé.

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19/10/2005

Royaume des ombres


     Il est un royaume bien sombre,
    appelé royaume des ombres.
    L'ignorer ne prolonge pas l'été,
    mais ne fais que geler le printemps,
    qui jamais ne deviens été.
    La vie n'est qu'un prélude à la mort,
     le comprendre n'aide qu'à mieux chanter.
     Heureux l'érudit de la fin appréhendée,
     car il vit chaque jour comme le dernier,
     lésé l'immortel erroné,
     qui laisse l'oiseau du temps tout picorer.
     Il est vain de croire la vie longue
     car elle se consume telle une capsule oblongue,
     une fois ingurgitée, il ne reste rien;
     excepté un goût irritant rejoignant le néant.
     La vie est un livre dont les pages
     se consument au touché
     et seul dans le royaume des ombres
      résident les mots.

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Un jour, deux amis regardant la course de deux étoiles dans le ciel illuminé par les lueurs de la nuit, décidèrent a leur image, de ne jamais se séparer.A ce moment, ils firent un pacte: ils choisirent de lier leurs coeurs par une promesse irréversible.
Ainsi ne sachant vivre sans l'autre leurs coeurs respectifs s'arreteraient au même instant. C'était bien sûr un voeu symbolique devant scellé a jamais la profondeur de leurs sentiments... Ils vécurent donc leurs vies, les saisons passérent,
remplies d'événements qui rassemblaient les deux hommes. Toutefois ils ne pensèrent plus véritablement à cette fameuse promesse même si ils l'évoquèrent quelques fois.Leurs existences étaient donc remplies de joies et de peines, presque toujours partagées d'étés lumineux et d'hivers cinglants, d'automnes torturés et de printemps renaissants.
Ils leur arrivait parfois de regarder le ciel et de ressentir une légère pointe au coeur sans qu 'ils ne le remarque vraiment.
Leurs rêves a tous les deux étaient puissants, ils s'imaginaient parfois a leur véritable place, parfois dans un monde surgit de leur esprit...mais toujours ensemble. 
Un jour cependant, l'un des deux fut envahit par le voile épais et insidieux de l'innomable, celle qui prend mais ne rend pas, celle qui tombe sans bruit et pourtant raisonne, celle qui même quand elle vient le jour est recouverte du manteau de la nuit.......
la Faucheuse.  Ainsi, lentement, son coeur faiblit alors a cet instant il repensa avec ses dernières forces a la promesse
tout en regardant le ciel.
A cet instant précis, en un tout autre lieu, son ami, le fidèle, l' éternel, sentit son coeur faiblir.... Tout en tombant, lui aussi fixant les étoiles, se rappela ce jour où les destins se sont unis.... il rassembla ses dernières forces et avant de s'éteindre..... 
il sourit.    


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A vous voyageurs occasionels, éventuels, perdus ou avertis de ce blog, j'ai commencé cette entreprise il y a peu, ainsi n'hésitez pas a me laisser vos commentaires ou appréciations. Que ce soit quant a la présentation ou au contenu. J'ai commencé ce blog un peu par curiosité mais découvre petit a petit un univers qui recèle divers secrets méritant l'attention, ainsi je tenterai d'en susciter également chez ceux qui immobiliseront le temps et l'espace en ce lieu. A vous tous donc de manière passée, présente, éventuelle et future merci. 

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11/10/2005

 

  Aujourd'hui, j'ai fait ma rentrée a l'université, ce lieu détestable où il me faut cependant me rendre.En soi c'est un lieu qui aurait tout pour plaire, cependant la majorité des gens que l'on y croise imprègne vite ce site d'un sentiment désagréable.Premièrement ces gens ont l'impression de faire partie d'une élite de la société, ce qui leur donnent un sentiment de supériorité tout a fait insupportable.Deuxiémement les filles qui y circulent se prennent pour des déesses vivantes et cette arrogance non dissimulée affecte la beauté de leurs charmantes envellopes.Bien sur il n'est pas bon de généraliser et ce n'est pas la totalité.Quand je dis que je fais ma rentrée, je veux dire pour cette année car ce n'est pas la première "saison" que j'entame là mais la quatrième.Tant de gens différents, en style, en caractère, en idées même mais cependant beaucoup sont marqués par le même sceau.Une sorte de symbole commun qui fait qu'ils appartiennent au clan universitaire, se démarquant ainsi des autres.Pourquoi prôner le libéralisme, le développement des droits, le rapprochement de tous et corrélativement s'isoler dans une supériorité factice?Encore un des nombreux paradoxes de cette société qui semble finalement se définir par rapport a ceux-ci.
 
Bref, aprés l'université, je passe par le centre...
je suis d'abord dans la cohue des heures de pointe à Gare centrale, les gens pressés qui bousculent presque les autres sans un regard, ceux qui s'attardent pour acheter quelque nourriture et ceux qui semblent attendre que leur vie s'achève a cet endroit précis.Toute cette coulée humaine, déferle dans le même sens comme un troupeau bien rôdé.J'arrive a m'extirper de ce groupe insensé, tout en écoutant le type qui joue une plainte au violon dans le sinistre et long couloir.... Enfin dehors,
je me dirige vers le mont des arts.Bruxelles, cette ville où l'on passe du nouveau au vieux, du triste au joyeux et du gris au bleu.Bleu, le ciel l'était justement, affichant un sourire éblouissant.Une ville qui naît dans la brume ne peut que mieux apprécier la magnificence de l'astre suprême.
Je suis donc au mont et il y a du monde, je jette un coup d'oeil aux traditionnels skaters fidèles au poste... je croise une bande de faux rockeurs(encore une de plus)et j'essaie de pas trop entendre leurs conneries( ca fait trois notes sur une électrique et ca ose se dire guitariste).Je continue et monte les marches, je prends à droite, je passe l'église du sablon et me dirige vers le palais de justice.Celui qui a un tout nouveau dômequi ne colle plus du tout à l'allur générale.Je m'arrête un moment pour regarder la vue sur la ville, avec la Basilique qui trône au loin, les cîmes dorées de la grand-place qui brillent sous l'étonnant soleil d'octobre et un train qui passe du côté de la chapelle.
Ensuite je reprend ma route, imprégné d'un sentiment de fraîcheur.
Il faut parfois s'arrêter pour regarder et apprécier les choses qui nous semblent acquises car sans elles nous ne serions pas nous.
 

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08/10/2005

 

                                                  Dichotomie de mon âme:
 
          Ö toi qui siège sur les cîmes du florilège de la beauté,
              n'étant nulle part, c'est partout que tu peux t'immiscer.
              Mon coeur est libre de ta présence,
              mais mon esprit est prisonnier de ton absence,
              mon corps se repentit du sort que tu lui as jeté,
              alors que mon âme respire les miasmes de l'éternité.
              Je jouis du bonheur que tu m'as apporté
              et dépéris du poison que tu m'as injecté,
              cette dose fatale dont jamais je ne me suis méfié,
              ces prémisses de destruction jadis adulées.
               De quel droit t'es tu arrogé le pouvoir de me dépraver,
               de quelle collusion avec le malin as-tu bénéficié?
               Si la douleur est intrinsèque à l'amour véritable,
               alors je t'ai aimée pour mille palais de sable,
               qui dans le vent futile des marées de l'amerthume,
               a tout emporté.

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07/10/2005

 

Il est maintenant 2h08 du matin, je devrais dormir mais décidément mes souvenirs sont forts aujourd'hui.Je regarde vers la table de nuit, une photo s'y trouve, un visage infiniment doux, capable de remplir la pièce de félicité.Je me souviens cette année 2001 mes vacances en Thailande pour la deuxième fois.
Un endroit... Chiang Mai dans le nord, région montagneuse et magnifique gardée presque intacte de la corruption touristique.
Un nom... Apple, ou plutôt Ming de son vrai nom.Je marche dans la rue deux filles sur une mobilette me font signe, je réplique, elles font demi tour et se dirigent vers moi, elle approche et je la vois.Jamais un tel charme ne m'avait irradié.On s'est connu, on s'est aimé, on a vécu, on s'est perdu et tout ca sur l'espace d'une semaine.A ce jour encore, chaque moment demeure présent; les moments où l'on parlait un peu anglais et un peu Thai(avec mes quelques notions), et tous ceux dans lesquels nos yeux parlaient pour nous.Le moment du cinéma, la promenade dans les montagnes et l'impression d'être invincibles et seuls au monde.La facon qu'elle avait de sourire, de tourner dans son café, la texture de sa peau lisse, douce et légèrement sucrée, l'odeur de ses cheveux, la vérité de son regard, tout est encore là.La grande roue infernale de la fortune me permettra-t-elle un jour de la revoir? FOLIE que de croire cela et pourtant j'y crois.N'allez surtout pas penser qu'il s'agit là d'un vulgaire amour de vacances ou d'un simple flash, la durée ne présume en rien de l'intensité.Où es-tu, que fais-tu?je lance ces questions vers l'infini, ourobouros jamais ne me rendra ces réponses.Je vais tenter de prolonger ce souvenir dans mes songes, je me retire et mes pensées vont vers toi.
A toi, celle qui m'a fait connaître ce qu'une âme exaltée peut accomplir, qui m'a montré le chemin du royaume de l'ètè et le souffle chaud du souvenir.


03:02 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

 

Il est minuit et 47 minutes, je viens de regarder par la fenêtre et il n' y a que la silence de la nuit, tapis dans la brume vespérale qui envahit la rue.Seules les lumières orangées du réverbère tentent timidement de passer a travers cet epais rideau.Je fixe cette brume et me remets a penser au passé, j'en discutais justement plu tôt dans la journée avec celui qui occupe une grande part de ce passé et du présent(a toi mon pote!).Les souvenirs, ces pensées que l'on a decider de garder pour diverses raisons, preuve de ce que l'on a existé, que l'on existe et espoir que l'on existera.Les souvenirs me reviennent précisément, de cette époque où l'on était en plein centre ville a Bruxelles, le soir, très tard, au mont des arts et que cette même brume cachait la cîme de l'hôtel de ville, filtrant les lumières vacillantes d'une ville entre éveil et sommeil.Un bruit étouffé entre le vacarme de la journée et le calme sournois de la nuit... un lever de soleil sur le mont et sur la ville... un moment inoubliable.                                  
 
Combiens de visages n'a t-on pas croisé aux heures tardives de la nuit, chacun raconte une partie plus ou moins éloquente d'histoire.Les ruelles désertes, le sentiment que la ville est a nous, l'odeur du sol mouillé, Bruxelles dans tout son charme et toute sa cruauté.Je repense aux longues discussions sur toutes les questions qui nous envahissaient, de temps en temps accompagnées par le doux nectar d'orge et de houblon, comme pour mieux parler l'esprit libéré des restrictions habituelles.Souvenirs encore des soirs de brume, où l'on jouait aux jeu vidéos pendant toute la nuit sans penser au lendemain, scolaire, qui passait souvent a la trappe.
 
  C'est surprenant d'y repenser aujourd'hui par ce même soir de brume, en regardant le chemin parcouru, ce que nous sommes devenus, ce que nous avons accompli et la place que cette épopée a joué dans nos vies.
 
Les souvenirs sont le véritable trésor de l'Homme, il faut les conserver a tout prix et faire en sorte qu'ils se perpétuent a travers nous, pour qu'en définitive jamais nous ne mourrions.
Nous vivons tant que notre souvenir persiste.
 
                                                                                 ven, 7 octobre 2005.

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05/10/2005

 

Mon nom, cette vile appellation choisie par des autres, n'est daucune utilité.Ainsi notre liberté est restreinte à la source, en nous imposant une identité qui nous poursuivra tel l'ombre d'une tempête qui n'eclate jamais.Ne devrait-on pas avoir un nom provisoire jusqu'a ce que le discernement nous permette de choisir notre propre voie;ceci marquerait un moment crucial dans l'épanouissement de l'individu pour se détacher des chaînes invisibles que la société lui impose.
  Je viens a ce journal, comme les pages viennent à la plume, avec l'ardent désir de ne point demeurer blanches. Je ne prétends pas décrire La vérité, pas plus qu'un autre ne la détient, mais ma vérité.En effet, une quantité infinitésimale des vérités auxquelles nous tenons sont absolues, les autres dépendent d'une pleiade de facteurs qui les influencent, les modifient, les altèrent.C'est pourquoi il azppartient à tout un chacun de chercher sa vérité et d'accomplir son destin librement et sciemment.Jean-Jacques Rousseau disait que l'homme est naturellemnt bon et que la société le rend mauvais, je pense que l'homme est naturellemnt amené à devenir ce qu'il rencontre et expérimente, avec toutefois une subtile propension à devenir mauvais par laction insidieuse et sournoise de la société.Partant de ce postulat, il nest pas difficile de comprendre l'effet de masse le syndrome"mouton", qui ronge petit à petit la quête d'identité.Le mouton, ne s'identifiant que par rapport aux acolytes de son infâme bergerie, perdant ainsi toute originalité et personnalité propre.Comment dans une société sans cesse plus instruite, les clichés, lespréjugés et la stupidité harrassante peuvent règner en maître?Précisément parceque le syndrome mouton agit tel un effet de boule de neige, si tout le monde le dit cest que c'est vrai!Les moutons sont manipulés de toutes parts et ne s'en rendant pas compte s'en complaisent.Les médias leur disent quoi penser, la publicité quoi acheter et quoi manger, les politiciens comment se comporter, la télévision comment appréhender la prétendue réalité,...
Certains s'en rendent compte, mais se réfugient derrière l'infâme vice que constitue l'hypochrisie.
Les socioilogues soutiennent qu'une base d'hypochrisie est un ciment nécéssaire à la cohésion de la construction sociale.Il n'est pas vain d'adhérer à cette idée, cependant l'abus constant et récurrent de cette pratiqueattaque jusqu'aux fondations mêmes de la construction...

13:09 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |