19/11/2005

Vivre avec elle...

Maintes fois il eut le coeur brisé en morceaux,
qu'il ne put recoller car il avait les mains gelées,
par l'hiver qui l'avait marqué de son sceau
au plus profond de ses rêves assassinés.
Il a bien trop souvent saigné pour avoir trop donné
et n'avoir reçu assez, alors il a moins donné
et n'as plus reçu que des larmes étouffées.
Il a comprit que dévoiler sa fragilité
était source de tous les dangers
mais quitte à se brûler,
il ne put se résigner à aimer sans vérité.
Il vivait pour protéger celles qu'il aimait,
elles semblaient vouloir le protéger de ce qu'il vivait.
C'est avec la douleur qu'il connut sa plus longue relation,
ainsi de lointain echo, elle se changea en démon.
A chaque aube, l'aigle de son malheur,
venait se repaître de son triste coeur,
tel Prométhée sur son rocher,
ancré dans les chaînes de l'éternité.
Il s'autoproclama grand gardien des souvenirs
car à travers eux il semblait légèrement moins souffrir
et quand on voulut lui enlever sa tristesse, il dit:
si vous pensez l'ôter, ne faites point de gestes,
elle est tout ce qui me reste.
  
 

01:50 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

La tristesse J'ai écrit un poème sur la tristesse où je prends le contre-pied de ce que tu as écrit: je veux m'en délivrer. Je comprends tout à fait qu'on puisse vouloir s'y raccrocher, s'il ne reste rien d'autre. "A chaque aube, l'aigle de son malheur venait se repaître de son triste coeur", c'est un symbole très fort, l'aigle se jetant sur sa proie sans le moindre état d'âme. J'ose espérer cependant que tu ne compares pas le coeur à de la charogne.
Concernant la personne qui m'est plus chère que la vie, cette personne c'est mon unique, celle que j'aime comme une soeur et une mère à la fois, il ne s'agit pas d'un homme. Je la connais depuis 6 ans. Je ne sais pas ce qui t'a fait penser qu'il s'agissait d'un homme. Je ne désespère pas de rencontrer l'homme de ma vie très bientôt, il doit bien exister quelque part.
Pour ce qui est de tes études, j'aimerais vraiment connaître la réponse. Je ne suis pas quelqu'un qui fonctionne aux clichés ou aux préjugés.
Mon fidèle messager le vent m'a bien transmis tes doux mots apaisants ainsi que ton chaste baiser. Ma nuit s'en est trouvée plus sereine.
Bonne journée Urban Poet

Écrit par : Kardream | 19/11/2005

Vivre avec la tristesse...
tant qu'elle demeurera... car n'est-elle pas que passagère?
même si les souvenirs des douleurs passées façonnent ce
que tu seras demain... ce que tu es aujourd'hui...
Je me réfère à ce que tu écris ci-contre :
Prends ton envol Phénix, réuni tes cendres et reforme
ton enveloppe...

Écrit par : crysalidea | 19/11/2005

Banur j'ai répondu à ta question sur mon blog...
peut-être de façon très mystérieuse...
si tu ne trouves pas, je te le dirai néanmoins...

Écrit par : crysalidea | 19/11/2005

Bien reçu la réponse par mail. J'ai tâché de répondre à ta demande et t'ai fait la même en retour.
Concernant la réponse de Crysalidea à ta question, je ne dirais pas qu'elle est très mystérieuse, je dirais qu'elle est beaucoup plus que cela. En tout cas, je n'ai pas trouvé la réponse, ce qui attise le feu de ma curiosité.
Concernant les textes sur le côté, je les ai tous lus, même si je n'ai pas fait de commentaire.
Bonne aprem Urban Poet

Écrit par : Kardream | 19/11/2005

... J'étais certaine que tu trouverais...
sinon, je n'aurais pas pris le risque de te
mettre dans l'embarras...
Kiss (pour ne pas dire "bisous")...

Écrit par : crysalidea | 19/11/2005

le souvenir... c'est ce qu'il reste quand il ne reste rien... Combien de fois on tente s'en débarrasser... ou de nous convaincre de le faire. En vain. On peut vaincre, avec le temps, ses "démons" anciens, mais rien ne les efface de notre vécu... ou ce serait nous effacer nous-mêmes.
Je pense que, quoi que l'on fasse, l'avenir se nourrit du passé...

Écrit par : pierre de lune | 19/11/2005

Souffrir c'est encore vivre. Quand la souffrance est dépassée, on ne peut accueillir que le vide. Quand, au fond de nos coeurs, la corde cesse ce vibrer, il ne suffit pas de la pincer pour la faire repartir. Et l'on se prend, alors, à regretter jusqu'au temps où l'on souffrait encore. Je ne te le souhaite pas.

Écrit par : abigael | 20/11/2005

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