20/11/2005

la danse du damné

La vie est comme une valse, où le damné,
n'a pas sa place pour solennellement danser.
Il confond les pas du misérable chemin,
ignoble prisonnier d'un malheureux destin
et quand se questionne sur son triste sort,
ne peut que suppléer au vil goût du remords.
Evincé par un grand tourbillon pernicieux
qui même dans son immense bonté n'atteint pas les cieux,
intru dans l'incohésion de l'infâme masse,
doit lutter pour que misanthropie ne se passe.
Le damné danse pour un souvenir fugace
mais cette triste symphonie n'a plus sa place.
Les violons transmettent la douleur qui coule
dans les veines du traître temps qui s'écoule.
Il n'existe pas plus clairvoyant que le fou
dans un monde où la folie s'accapare tout,
ainsi celui qui ne danse pas est damné
à l'ignoble fardeau de la réalité.
La seule mélodie qui persiste, comprend
seulement les insidieux murmures du vent.
Alors le damné continue avec pour seules notes,
celles que sa conscience pure lui accorde.
 
                                                                                              16 avril 2000.

03:54 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

le damné de l'amour s'en va seul tel un troubadour
distiller ses discours
espérant être entendu un jour
et être enfin aimé en retour

Bisous doux et à bientôt

Écrit par : eyes | 20/11/2005

un texte que tu as écrit il y a 5 ans...
de quelle clairvoyance (ou folie...) es-tu donc habitée pour
ressentir si jeune les grandes questions humaines?
de la folie à la réalité... y a t'il un si grand pas qui sépare
ces deux univers?

Écrit par : crysalidea | 20/11/2005

B&J Mon cher Banur que penses-tu de Louis Prima ?
Bon dimanche.
Amicalement

Écrit par : DUKE | 20/11/2005

que de mystère... dans cet écrit...mais j'adore l'ambiance...

Écrit par : soloamor | 20/11/2005

Ce texte Je constate que nous prenons les mêmes chemins ou des chemins parallèles pour véhiculer des idées différentes. La danse comme chemin commun et damné et condamné comme chemin parallèle, unis dans le même texte, je ne m'étonne pas que tu aies pu écrire ce texte il y a cinq ans. La folie est un thème très en vogue. "La magie et le génie du fou sont, sans doute, ses deux plus grands atouts", cette phrase me trotte souvent dans la tête, je pense que ce sont les paroles d'une chanson, mais je ne sais ni le titre ni qui la chante.
Les damnés, il est vrai, sont exclus et privés de danser comme les autres, voués à sombrer dans l'épais manteau de la triste réalité.
Bonne journée Urban Poet

Écrit par : Kardream | 20/11/2005

Damné... ou condamné?
Damné relève de la justice divine, condamné de "celle" des hommes. Parallèle sans aboutissement autre que la clairvoyance du "fou"... mais toute folie rassure la normalité...
Ta perception et la façon delest toutefois surprenante

Écrit par : pierre de lune | 20/11/2005

!!! proximité déroutante du tabulateur et du "a"!
je voulais dire : et ta façon de la transmettre..

Écrit par : pierre de lune | 20/11/2005

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