26/11/2005

Les papillons des nuages

Doux manteau blanc,
perfection immaculée,
recouvre les rêves innocents,
sous le rideau de sa pâle beauté.
Tombent les flocons timides,
papillons fondants d'un ciel livide,
battez de vos ailes invisibles
et dispensez votre magie indicible.
Vivez votre existence éphémère,
dansez aux facéties du vent,
n'attendez point les chuchotements de l'hiver,
les caprices de l'automne sont tout aussi fascinants.
Sourire glacé à travers les rides des éthers,
chrysalides des nuages blafards,
vous devenez papillons en tombant vers la terre,
et en vous écrasant faites naître l'espoir.

03:09 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

25/11/2005

La séductrice

Essaie de projeter ton souffle, vent pétrifié
qui dans le coeur des hommes a toujours demeuré.
Moteur du progrès et destructeur sans égal,
chevalier de l'innocence pour le compte du mal.
Maudite par les uns, adulée par les autres,
par essence, tu es un brutal apôtre,
tu portes en tes vices la clé de l'équilibre
et comme séductrice révèle ta fibre.
Derrière les rochers du temps qui passe, l'érosion,
lentement divulgue son malicieux poison.
L'infini, scellé, au crépuscule du silence,
n'a plus d'ouie pour ce monde à outrance.
Toi, guerre, dans ton drap de satin manichéen,
couve les enseignements d'un monde sans fin
et pour tout le poids des mots versés dans le sang,
séduit tel un vif vent cru à travers les ans.
                              
                                                                                             février 2001.

18:31 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/11/2005

L'oiseau du paradis

A toi qui m'as offert un échantillon de paradis
mais ne possédait pas l'original
qui m'as changé en saule maudit
par le supplice de Tantale.
Tu prétendais vendre des rêves
que tu ne comprenais pas toi même
tu dépeçais mes espoirs avec ton glaive
pour en faire mon anathème.
Tu as fait de moi le prophète apocryphe
d'une religion dont je suis devenu apostat,
afin de signer ta vile griffe
dans les sillons de mon trépas.
Ensuite ta folie tu as regretté
et tu as ceinds le diadème du pardon
de nos deux coeurs lequel a le plus saigné
à l'ombre des flèches de Cupidon?
Tu as renié ton orgeuil pour revenir devant moi
je n'ai pu taire le mien pour  t'aimer à nouveau
tu m'as presque supplié les yeux pleins de foi
mais je n'ai pu conduire mon honneur à l'echaffaud.
La bataille s'était inversée sans que je n'eusse rien gagné,
à ma confiance tu avais donné le coup de grâce
comment dans ce nuage opaque encore te l'accorder,
dans ce triste monologue dont tu écrivis la dernière phrase.
J'ai trop longtemps fixé un monde sans horizon,
comprends que je ne veuilles me retourner
quelle délivrance que la terre soit ronde ô divin poison
qui se répand dans mes veines glacées.
Peut être que le ciel que tu visais
était trop haut pour tes frêles ailes,
qu'en voulant t'envoler tu mourrais,
asphyxiée par l'air imprégné de sel.
Tu ne pensais pas qu'à la glace tu puisses te brûler...
tu n'étais après tout qu'un oiseau du paradis,
dans ma clémence je t'ai pardonnée
pour que tu apprennes la puissance du merci.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

21:02 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

 

                          c'est dans mes rêves que tu demeures,
                          ainsi quand ceux-ci s'achèvent,
                          chaque jour je meurs

13:29 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/11/2005

Ces yeux là

Je lui avais dit que jamais je n'oublierais ces yeux là,
de ces moments où nos regards se sont croisés de manière clandestine
et que nos coeurs passionés se livraient des guerres intestines.
De ces moments où j'observais les vagues jalousant
ses cheveux , qui caressés par le vent, s'ondulaient
plus gracieusement que la houle des mers,
de ce temps où les marées pleuraient la lune
qui la contemplant ne savais plus quoi faire.
De ce temps où j'étais un prisonnier
car tous mes sens me dictaient de l'aimer.
De ce temps où nos prunelles étaient
des gladiateurs foulant le sable
de l'arène de nos envies
et que ce Colisée était le théâtre de notre antalgie.
Nous nous sommes désirés,
nous avons failli nous aimer,
nous nous sommes beaucoup écrit
nous avons failli être réunis
mais que sommes nous aujourd'hui?
Correspondance arrêtée brusquement...
fissure de certains sentiments...
de revoir cette écriture, quel ne fut pas mon étonnement.
Je lis la carte, regrets, confusion, je ne fus pas oublié,
je revois soudain la lune mais elle n'est peut être que de papier.
Mon coeur n'étant alors qu'un origami
dans les mains enfantines de ma folie.
Que faire de ces quelques mots que j'ai relu cent fois,
du souvenir de la poésie que contenait ces yeux là,
ceux dont j'avais promis que je ne les oublierais pas?
De fait, je ne les ait pas oubliés et je les revois,
sortir abruptement du grain de ce papier froid,
ils ne savent pas si ils doivent me regarder
à l'inverse des miens qui ne peuvent s'en détacher.
Je n'ai jamais su qualifier ce lien qui nous unit,
oscillant entre amour feutré et inavoué,
énorme respect et douce amitié,
quel fut le sens de ces pleiades de mots échangés?
Qu'attend tu en levant à nouveau ta plume comme un oriflamme,
quel est ce plan dont je n'arrive à saisir la trame?
Je ne doute pas de ta sincérité
et pourtant ne sais quoi penser,
que dois je répondre à cette impromptue missive
sourire de l'aube d'une mystérieuse initiative.
S'il s'agissait d'un autre je lui dirais:
que répond ton coeur à cette question,
cependant le mien est déchiré entre raison et passion.
Peut être que le secret de ma décision réside dans ces yeux là.
 
 
 

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21/11/2005

Le code

Ton coeur sera pur
Ta bouche méprisera le mensonge
Ton épée sera au service du juste
Ton bras protègera les faibles
Tu aideras les démunis
Tu déjoueras les tours du Malin
Tes parents seront le courage et l'honneur
Tu vivras pour la loyauté de tes frères
Tu auras la fidélité pour vêtement
Tu te battras pour préserver ce que tu aimes
et seule la mort te déliera de ton serment.
 
N'est pas chevalier celui qui porte épée, casque et bouclier
mais celui qui dans la demeure de son coeur offre à la justice son hospitalité.
C'est celui qui au fond de son âme est amoureux de ses principes
comme le ciel est épris des étoiles jusqu'au fond de ses tripes.
C'est celui qui jamais ne renie la vérité même si cela doit lui coûter la vie,
celui qui défend son honneur et ce qui est juste quel qu'en soit le prix.
Ils semblent appartenir à un âge oublié et dépassé
mais n'ont jamais été aussi indispensables qu'en ces temps actuels et troublés.
Les grands hommes sont nés quand l'époque avait besoin d'eux,
mais qu'attend cet âge où les hommes ne croient même plus en leurs faux dieux?
Le règne du mensonge s'est insidieusement installé tel la nuit d'hiver qui tombe sans bruit
comment lever l'étoffe sombre qui recouvre la chair de cette pâle hérésie?
Les hommes ont-ils encore la force de lutter contre les funestes prophéties?
je le crois,sinon je n'écrirais pas ceci, seulement du coeur et de la foi, pas de magie.

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20/11/2005

la danse du damné

La vie est comme une valse, où le damné,
n'a pas sa place pour solennellement danser.
Il confond les pas du misérable chemin,
ignoble prisonnier d'un malheureux destin
et quand se questionne sur son triste sort,
ne peut que suppléer au vil goût du remords.
Evincé par un grand tourbillon pernicieux
qui même dans son immense bonté n'atteint pas les cieux,
intru dans l'incohésion de l'infâme masse,
doit lutter pour que misanthropie ne se passe.
Le damné danse pour un souvenir fugace
mais cette triste symphonie n'a plus sa place.
Les violons transmettent la douleur qui coule
dans les veines du traître temps qui s'écoule.
Il n'existe pas plus clairvoyant que le fou
dans un monde où la folie s'accapare tout,
ainsi celui qui ne danse pas est damné
à l'ignoble fardeau de la réalité.
La seule mélodie qui persiste, comprend
seulement les insidieux murmures du vent.
Alors le damné continue avec pour seules notes,
celles que sa conscience pure lui accorde.
 
                                                                                              16 avril 2000.

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19/11/2005

Vivre avec elle...

Maintes fois il eut le coeur brisé en morceaux,
qu'il ne put recoller car il avait les mains gelées,
par l'hiver qui l'avait marqué de son sceau
au plus profond de ses rêves assassinés.
Il a bien trop souvent saigné pour avoir trop donné
et n'avoir reçu assez, alors il a moins donné
et n'as plus reçu que des larmes étouffées.
Il a comprit que dévoiler sa fragilité
était source de tous les dangers
mais quitte à se brûler,
il ne put se résigner à aimer sans vérité.
Il vivait pour protéger celles qu'il aimait,
elles semblaient vouloir le protéger de ce qu'il vivait.
C'est avec la douleur qu'il connut sa plus longue relation,
ainsi de lointain echo, elle se changea en démon.
A chaque aube, l'aigle de son malheur,
venait se repaître de son triste coeur,
tel Prométhée sur son rocher,
ancré dans les chaînes de l'éternité.
Il s'autoproclama grand gardien des souvenirs
car à travers eux il semblait légèrement moins souffrir
et quand on voulut lui enlever sa tristesse, il dit:
si vous pensez l'ôter, ne faites point de gestes,
elle est tout ce qui me reste.
  
 

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18/11/2005

Sculptée par le ciel

Les dieux ont sculpté ton buste dans le marbre de mon coeur,
est-ce le ciseau de la perfection qui me causa tant de douleur
ou ma peine quand se brisa l'oeuvre de l'artiste moqueur?
Maîtres célestes, génies malins, vous avez sculpté dans la galerie de mon destin,
en exposant votre statue aux noirs desseins.
Moi qui ne croyait pas en vous, j'ai su que vous existiez
quand dans mon coeur vous l'avez taillée,
cette merveille plus divine qu'humaine,
cette insatiable passion qui brisa mes chaînes.
Dois-je vous remercier d'avoir connu le goût de l'ultime illusion
ou à jamais vous maudire pour le parfum de l'affliction...
Quand les ailes de mes yeux se sont posées sur le nid de ta beauté,
j'ai su qu'éclorais, en mon âme, l'oeuf de ma funeste destinée,
mais malgré le danger c'est avec hâte que je l'ai provoquée.
J'ai demandé au soleil et à la pluie de danser ensemble
car seul l'arc-en-ciel pouvait servir de ruban à tes cheveux,
j'ai demandé au jour que chaque aube te ressemble
pour qu'à chaque réveil  je vois le fruit des dieux.
J'ai demandé à toutes les étoiles de filer
pour que de leur poussière tu puisses te parer
et aux rayons de la lune de te caresser
pour que chaque nuit te soit consacrée.
J'ai voulu souffler contre la cruauté du vent
pour que tu n'ais plus jamais froid
j'ai voulu t'offrir les gants du temps
pour que définitivement tu y glisses tes doigts.
J'aurais arracher mon coeur pour te le servir
mais tu n'as pas attendu cela pour le faire périr.
Je n'étais que mortel, alors que tu étais du ciel,
je t'ai donné ma vie, tu l'as réduite en charpies.
 
 
 
 
 

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16/11/2005

Au delà de la vie

Si tout comme le chat j'avais neuf vies, j'en donnerais huit pour toi
et passerais la neuvième à écrire sur le miracle de t'avoir connue autant de fois.
Ensuite je m'inventerais un dieu pour me faire oublier qu'on serait séparés,
je me prosternerais sur le marbre de son arrogance pour qu'il daigne à jamais nous unir,
je chanterais les cantiques de ton sourire et encenserais ton nom, afin qu'il ne puisse
l'ignorer. Je ferais pleurer le ciel afin que dans ses larmes tu puisses te baigner.
Mes souvenirs seraient les évangiles de cette religion insensée, ton coeur serait
le prophète de mon rêve vicié et mon âme, sur l'autel de cette folie, serait sacrifiée.
Je me brûlerais les yeux pour ne plus voir la vérité, je m'arracherais les oreilles
pour ne plus entendre les cris de ma douleur et ensuite je maudirais ce dieu
qui ne m'a pas écouté. Une fois cela fait, je n'aurais plus qu'à crever et doucement
sombrer dans le fleuve Léthé, en espérant que lors de mon retour à la vie, je te reconnaîtrai.
Dans ces eaux sombres, le froid m'envahirait et insidieusement je t'oublierais mais au delà
de la vie, les sentiments ne meurent jamais, ainsi par un chemin ou un autre, je te retrouverais.

06:17 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

14/11/2005

C'était...

Ton coeur était comme le bambou caressé par le vent,
il chantait d'une voix si pure qu'il semblait résonner pour l'éternité.
Les feuilles sifflaient comme pour l'accompagner
et les battements de ton coeur rythmaient le mien.
L'amour était en toute chose; le parfum de la rose, la neige qui
caressait la montagne d'un manteau blanc, la douce brise annoncant
le Printemps, le soleil qui fabriquait l'espoir l'espace d'un moment
et ma vie pour la tienne en mourant.
C'était dans le labyrinthe de tes cheveux que je voulais perdre mes doigts,
c'était dans le miroir de tes yeux que je voulais trouver la force de me regarder,
c'était dans l'enfer de tes lèvres que je voulais brûler;
c'était dans l'océan de ta peau que je voulais me noyer;
c'était dans le souvenir de ton visage que je voulais affronter le passage,
c'était dans le jardin de ton sourire que je voulais fleurir,
c'était dans les affres de ta douleur que je voulais souffrir,
c'était dans le palais de ton coeur que je voulais régir,
c'était dans le temple de ton âme que je voulais m'épanouir,
c'était dans la douceur de tes bras que je voulais mourir
et aujourd'hui, c'est pour toi que je veux écrire.
 

23:53 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

08/11/2005

Les "sans visage"

Ceci est l'histoire d'un monde où règnait la désolation et où les larmes avaient disparues,
où le ciel était noir et où la joie était une légende oubliée.
Monde dominé par les "sans visage", caste sombre qui dominait cet environnement.
Les "sans visage" avaient remarqué que les sentiments et émotions humaines,
nourissaient l'ombre de ces derniers et que celle-ci leur donnait la force de s'imposer et d'exister.
Des lors, ils décidèrent de leur voler leur ombre en abolissant tout divertissement ou sentiment.
Petit à petit, le pouvoir des "sans visage" grandissait, jusquà ce qu'ils devinrent eux-mêmes des ombres,
ce qui fut la source de leur puissance et leur valut cette appelation.
A compter de ce sombre jour, les humains furent leurs esclaves; même si ils étaient bien traités
physiquement, ils étaient dépourvus de leur ombre et leur coeur était confiné dans une prison de verre.
Les "sans visage" s'adonnaient aux divertissements jadis pratiqués par les humains, afin d'alimenter
la source de leur hégémonie.
Bien entendu, ils disposaient aussi du pouvoir de contrainte, ce qui n'était théoriquement pas nécéssaire
puisque les humains, privés de leur ombre étaient des dociles numéros dans leur odieuse équation.
Cependant il demeurait après plusieurs siècles, une menace non-négligeable.
Une "race" dont le nom n'était prononcé par les humains sans ombre que dans un murmure irréel et
étouffé.Il s'agissait de ceux qui avaient des souvenirs et des sentiments tellements forts, que les
"sans visage" ne purent les dominer. Pour les autres humains, ils n'étaient que des prophètes chimériques
qui viendraient un jour lointain, sans que personne n'y croit vraiment.
Pour les "sans visage" par contre, ils étaient une menace bien réelle et par conséquent furent refoulés
hors des frontières du territoire contrôlé et pourchassés sans relàche par les milices éthérées.
Au sein de ces milices, aux côtés des "sans visage", il y avait des humains qui avaient pu garder
leur ombre en pactisant traîtreusement avec eux.Seuls les êtres les plus vils étaient capables d'une telle
chose, car ils étaient bien conscients de ce qui était fait à leurs semblables mais s'en complaisait par
soif insatiable de pouvoir et de satisfaction personnelle.
Les rebelles avaient pris le nom d'armée des lucioles, en effet, étant consients de leur pouvoir, ils
avaient réussi à le développer et avaient fini par être nimbés de lumière.C'est par ce signe distinctif que 
les milices éthérées les reconnaissaient.
L'armée des lucioles, lentement, préparait sa croisade libératrice...
Pour les humains sans ombre, historique fut ce jour béni...
Pour cette armée, point d'armes mais des objets étranges que l'on surnommaient paraît-il, 
aux temps jadis, instruments.Ainsi je me rappele de ce jour où ils débarquèrent en masse,
nimbés de lumière avec leurs instruments, moi qui suis né sans ombre...souvenir d'un jour
où tous la récupérèrent.
Une image me marqua plus que toute autre, je vis un petit garçon jouer avec un bout de bois perforé
dans sa bouche... j'appris plus tard que cet objet s'appelait flûte.
Suite au jeu de cet enfant, un homme qui n'avait jamais entendu un tel son, comme aucun de nous d'ailleurs,
tomba raide mort.Je m'approchai de lui et ne vis aucune expression sur son visage, cependant en frôlant
sa joue avec ma main, je sentis qu'elle était humide, alors même qu'il n'y avait aucune trace...
L'on m'apprit plus tard que cela s'appelait une larme. 
 

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05/11/2005

L'unique

 Je suis en train d'écouter Staind, un groupe de rock auditif peut être mais qui en a quand même.
 Tout en écoutant ca, je suis dans une session souvenir, encore.
 Je me rappele l'époque où mon pote et moi on allait se coucher dans l'herbe près de la basilique les jours ensoleillés,
 sur notre temps de midi qu'on prlongeait souvent pour goûter à la douce liberté.
 Celle qui vous surprend comme un frisson un jour d'hiver et qui à jamais fait tressaillir vos entrailles,
 celle qui irradie lorsque l'on se soustrait aux perpetuelles obligations, celle qui rend la solitude plus supportable.
 Ce goût il semblait l'avoir inventé, lui libre comme le vent,  c'est lui qui me l'a tranmis et je lui serai à jamais reconnaîssant pour ca.
 Combien de pensées n'avons nous pas partagées sur ces vertes surfaces, combien de rêves construits en regardant le ciel
 et en rigolant sur la futilité de ce qui ne nous ressemblait pas.Souvenir aussi des jours de pluie, nombreux, où l'on cherchait
 refuge dans cette même basilique et que cet accès nous était refusé... à jamais merci car de votre charité nous n'avions pas besoin.
 L'esprit qui se dégageait des moments passés sous la pluie, trempés et insouciants, était bien plus fort que l'abri n'aurait pu
 le permettre.
 Epoque où rares étaient les moments passés l'un sans l'autre, époque où notre amusement était notre préoccupation première,
 époque où toutefois les questionnements fusaient dans tous les sens et nous faisaient progresser dans des voies nouvelles.
 Les jeux vidéos, le rock, la liberté, la poésie, la lecture et l'écriture... oui tout ca c'était nous et pourtant bien inégale fut
 notre histoire. Parcours parsemé d'obstacles et d'embûches, de joies et de peines, de sentiments enfouis et pourtant
 constamment présents, d'espoirs et de quasi-déchirures... le destin nous a peut être rassembler, car de toutes les
 épreuves on a triomphé.Nombreux étaient ceux qui jalousaient notre union, nombreux étaient ceux qui oeuvraient
 à notre destruction, cependant aujourd'hui c'est toujours ensemble que nous naviguons.
 Tout ce qui ne tue pas nous rend nécéssairement plus fort, c'est bien vrai pour nous aussi, nous qui nous connaissons depuis
  tant d'années, nous qui avons vu tant d'aubes, de crépuscules et de nuit étoilées.
  Après tout ce temps, après tant de mots gardés muets car ils semblaient évidents, peut être puis-je te murmurer tout
  mon respect, mon admiration, mon amour(au sens fraternel du mot), à toi le frère que je n'ai jamais eu.
  Je sais désormais que nos destins sont liés, ainsi je n'ai de craintes, car à tes côtés elle sont dénuées de tout poids.
  Si je suis fier d'être ce que je suis aujourd'hui c'est en (grande) partie grâce à toi.
  J'aime demeurer dans l'immense arrogance de croire que nous connaissons le prix de l'amitié mieux que quiquonque
  mais qu'importe le prix qu'elle a ailleurs puisque je sais celui qu'elle a ici.
  A toi donc, le seul, l'unique.
   
 



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04/11/2005

Pour que survive notre Mère...

Entendez vous les cris de la Terre Mère?
Elle qui pleure dans le vent et sous chaque pierre.
Elle dont les veines sont source de vie
et pourtant victimes de notre incommensurable folie.
Elle est la soeur du Soleil et de la Lune,
nous sommes des grains de sable, elle est la dune.
Ô mère, pardonne à tes enfants, car ils ne savent pas ce qu'ils font,
inéluctablement, ils courent sans bruit vers leur annihilation.
Puisse à l'avenir l'aube encore succéder à la nuit,
puissent les saisons ne pas garnir le vase de l'oubli.
J'admire ta sagesse et ta patience
mais quand éclatera ton courroux, ne règnera plus que silence.
Je crains le jour où le ciel demeurera noir,
achevé perpetuellement par les volutes barbares.
Jusqu'où te sacrifieras-tu?
Jusqu'où t'amputeras-tu?
pour laisser tes enfants exister,
pour les laisser inexorablement t'abandonner.
Ecoutez moi, mes frères et joignez vos prières,
pour que cesse cette trahison et survive notre Mère.

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02/11/2005

Les incompris

   Vous qui chaque jour m'enrichissez,
    et par tant d'autres, êtes appauvris;
    votre talent bien peu maîtrisé,
    à travers les âges dépérit.
    Votre essence demeure en moi
    et scintille inlassablement
    comme l'horloge du charmant trépas
    dans les périlleux couloirs du temps.
    Captifs entre les murs de l'ignorance,
    enchaînés par le lourd poids du sot,
     tapis dans l'ombre du silence
    comme pour éviter d'en dire trop.
    Torturés et indûment raccourcis,
    vous ne méritez de demeurer ainsi,
    vous les mots, les incompris.
   

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               Fermer les yeux et espérer que tout change,
                   les rouvrir et voir que rien ne s'arrange...
                   S'ouvrir telle une fleur et se flétrir aux confins de l'aube. 

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Garder les yeux ouverts

  
 Animal sacré qu'est parfois le désir d'échapper à la réalité,
  impitoyable est la luminosité pour des yeux trop longtemps fermés.
  Tant de prières offertes sur l'autel des illusions,
  comme pour invoquer le créateur d'horizons.
  Ainsi, de la vérité, on chante l'oraison,
  pour tout homme sensé, bien sombre est cette chanson.
  La couardise est un vice anthropophage,
  car il se nourrit d'humains et les rend sauvages.
  Une sauvagerie contenue entre des murs de pierre,
  cloisons inavouables d'un coeur austère.
  Un coeur vide comme une plante acarpe,
  qui jamais ne vibre au son de la harpe.
   Ignorer, est-ce mieux exister,
   ou simplement oublier notre lâcheté?
   Doit-on lutter quand on sent ses paupières se fermer,
   jusqu'à laisser le sel brulant les imprégner
   ou s'abandonner à l'appel corrupteur des fées?
   Il est permis et conseillé de s'évader,
   mais le bonheur n'existe pas sans réalité.
 
 
 

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01/11/2005

Le peuple des étoiles

  Un jour, l'on déplora la chute d'u corps céleste d'une immortelle beauté,
   les astres demeuraient inconsolables, l'univers a pleuré et les étoiles ont filé
   mais de cette poussière naquit un enfant.
   Un garçon qui dés son plus jeune âge fixait sans cesse le ciel
   et qui dans la clarté de la lune, sentait son front brûler.
   Lui qui abhorrait les nuages cachant sa voûte adorée,
   lui qui jurait à l'infini moqueur qu'un jour il pourrait voler.
   Il se demandait pourquoi il était le seul à voir si clairement les étoiles,
   pourquoi il entendait si vivement les cris de la nuit.
   Le jour, il vivait hors de la réalité et du temps, attendant, impatiemment,
   que tombe le rideau du soir, car à ce moment seulement il s'épanouissait.
   Après des années, le secret lui apparut soudain: il constata
   que les étoiles qu'il avait si souvent observées formaient une carte.
   Il ne savait bien sûr pas à quoi elle servait ni où elle devait mener.
   Ainsi, il partit, en quête de cette réponse, sur les chemins de l'inconnu.
   Après tout, il n'avait jamais observé les astres que du même endroit.
   Selon sa route, les lumières dans le ciel changeaient de forme et il continua
   jusqu'à un endroit où tous les points semblaient converger.
   Là, il attendit, jusqu'au jour où il vît une étoile filer dans l'obscurité.
   Il l'observa attentivement et à mesure que son front commençait
   à chauffer, l'étoile semblait modifier sa trajectoire vers lui.
   Il fut béni de contempler en cet instant, un spectacle inespéré.
   Ce qu'il croyait être une étoile était un char doré, tiré par deux
   licornes et conduit par un être dont la majesté éblouissait le regard.
  Alors apparut sur son front une étoile, et il comprit en réalité,
  qu'elle fut toujours là.
  Ensuite, sans qu'aucun son ne fut émis, il sut au plus profond de lui,
  qu'il devait monter à bord,
  rejoindre le ciel, enfin, dans ce char doré et défier l'infini qui s'était moqué.
  Ainsi le jeune homme s'en alla rejoindre le peuple des étoiles, les siens,
  et l'on put entendre dans le ciel, des hosannas de joie.
  Chaque fois que l'on voit une étoile filer, il s'agit de ce peuple lointain,
  recherchant dans le silence de la nuit, les siens.
  Il est dit que lorsque l'on aperçoit, leur char, l'on peut faire un voeu
  et si la personne y croit assez, ce voeu se transforme en énergie qui
  s'élève jusqu'à leur royaume.
  Cette énergie, chargée des espoirs et des souhaits humains, constitue
  la source de la naissance des étoiles.
  Dès lors, chaque fois qu'un rêve se réalise, une étoile se met à briller,
  et à chaque fois qu'un espoir est anéanti, une étoile s'éteint.
  Tant que les étoiles brilleront dans le ciel, l'espoir persistera sur terre.   

02:26 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |