11/12/2005

Le jardin blanc

Que les heures qui naissent sans toi me semblent longues,

ô toi qui dans les yeux du temps, fais pleurer un nid de colombes.

Mon âme se brise alors comme le baiser de l’aube sur un champ de roses,

J’aimerais avoir des ailes pour m’envoler vers le jardin blanc,

sentir ses parfums enivrants et m’endormir sous les cerisiers suspendus.

Là où seul les sentiments les plus purs font pousser les fleurs

et où jamais ne tombe la pluie dans laquelle s’étiolent les cœurs.

Ô toi, déesse des arcanes, comment fais tu pour que chaque nuit

qui ne porte pas ton nom, soit dans mes veines un cruel poison ?

Comment as-tu fait pour que l’armure de ton sourire soit portée

par le gonfalonier de mon désir et que tes mots soit les

prières auxquelles il voue sa vie ?

Ta peau, cette oniromancienne, devinant les desseins de mes mains,

dans mes rêves clandestins et qui frissonne à chaque murmure

du lendemain.

Tes yeux, sont la fierté du jardin blanc, on peut y respirer

les fruits éternels que jamais n’atteint le vent.

Le poète face à toi est un sombre idiot,

il croit pouvoir te décrire en se saignant avec la larme des mots

mais elle ne fait que couler sur la plume de son échec

qui à chaque phrase lui rappelle le goût amer de ton absence.

Tu es l’alpha et l’oméga, rien n’existe en dehors

du cercle infernal de tes bras, hydres de mon envie.

J’espère simplement alors, que la poussière de mon corps,

formera les racines d’une fleur qui pousse à côté de toi

dans le jardin blanc.

 

22:01 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

Je trouve dans les com. que tu me laisses toujours une certaine douceur qui m'aide
dans des moments, disons, compliqués.. je voulais te le dire, et de dire
merci de la confiance que tu me témoignes... je voudrais être tant "la Montagne" dont tu parlais il y a peu... alors, je suis toujours sûre en
venant ici, de m'envoler pour quelques instans dans un univers qui me permet de m'évader et même de reprendre, grâce à ce voyage, quelques
forces... et c'est encore le cas ici... ce jardin blanc, un paradis blanc...
Bonne nuit à toi... et bon voyage dans ce merveilleux jardin...

Écrit par : crysalidea | 11/12/2005

beau texte qui me fait penser à un poème d'alfred de musset... l'amour, la peine, l'abandon .. la vie..
Bonne soirée..

Écrit par : annick | 11/12/2005

... J'aime bien l'oniromancienne peau devinant le dessein des mains...
Tu progresses bien dans tes images.
Du bon du coeur, à bientôt.

Écrit par : Abigael | 11/12/2005

Quelle femme ne voudrait pas être une rose dans ce jardin blanc?
"m'endormir sous les cerisiers suspendus", à l'ombre de la magnificence des fleurs rose pâle des cerisiers du Japon, voilà une image d'une poésie profonde et d'un esthétisme subtil.
La déesse des mystères garde le secret sur le cruel poison qui coule dans tes veines alors que les nuits ne portent pas son nom, ce liquide vénéneux porte en lui tout savant le mélange dont nul ne sait la composition.
Le porte-drapeau de ton désir revêtu de l'armure du sourire de la déesse des mystères du jardin blanc, le sourire prend une autre dimension et se change en protection, c'est beau.
La peau qui révèle les secrets des rêves inscrits dans les paumes de ta main, frissonnant sous la caresse d'un futur incertain, c'est tellement fort que je pourrais presque lire les lignes de ta main comme si elle était sous mes yeux.
La sombre idiotie du poète réside dans son désir de l'avoir près de lui et son absence a le goût des larmes de sang, sa plume ne s'asséchant pas pour autant puisque c'est grâce à elle qu'il se donne l'illusion de vivre.
Elle est le commencement et la fin, ses bras repoussant chaque fois qu'on les lui coupe, ne laissant pas la possibilité à qui le voudrait de s'échapper, mais qui le voudrait?
La poussière de ton corps donnant naissance aux racines d'une fleur à côté de la sienne dans le jardin blanc, cela me fait penser à l'histoire de Tristan et Iseult dont les tombes sont rattachées par le lien d'une plante qui ne périt jamais, c'est beau.
Le jardin blanc fait ressortir toute la pureté de ton coeur et de ton âme, c'est sublime.
Bonne nuit Urban Poet

Écrit par : Kardream | 11/12/2005

Non je n'ai pas reçu ton mail... cela m'est déjà arrivé de ne rien recevoir
via mon blog... tu sais bien que sinon, tu aurais eu une réponse.....
je n'ai donc aucun problème à te laisser mon adresse ci-contre...
je file, je reviendrai ce soir... Bonne journée à toi...

Écrit par : crysalidea | 12/12/2005

oui tu sais ce passage;
il croit pouvoir te décrire en se saignant avec la larme des mots

mais elle ne fait que couler sur la plume de son échec.

Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps ;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le cœur.
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant,
Mais il y pend toujours quelque goutte de sang

douce soirée banur..



Écrit par : Annick | 12/12/2005

douceur et images les mots se succèdent et s'enchevêtrent.. les images surgissent et emplissent cet écran..
T'en iras-tu dormir dans le paradis blanc...

Écrit par : pierre de lune | 13/12/2005

Les commentaires sont fermés.