12/12/2005

Saisons de mon âme

Tu es comme le vent cru sur les rives du temps,

il est vain d’essayer de t’oublier,

tout aussi vain que de d’essayer de te garder

car tu mords comme le soupçon d’un cruel hiver.

La neige s’amoncelle sur les parois de mon cœur

et la glace, subrepticement, s’immisce dans le palais de ma douleur.

J’ai perdu mon chemin au sein de l’été

car toujours les arbres sont dénudés,

je m’obstine à écouter les cris d’agonie que murmure la brise

mais ne ressens plus la douceur de la rosée qui sur tes lèvres, trouvait sa genèse.

Je fut victime de la fortune qui m’emprisonna dans son malaise.

Les saisons ne se succèdent plus car c’est au détriment du soleil et de la lune,

que tu t’octroyais mes jours et mes nuits.

Chaque inspiration n’est que bouffée malsaine,

puisque comme une marée, l’amertume s’est jointe à ma peine.

Je n’ouis plus que le son du silence, tout autre son ne serait que blasphème

à côté de l’irremplaçable timbre de ta voix.

Mes yeux, quant à eux, ne subsistent que pour projeter ton image,

qui dans l’éternelle brume, laisse pénétrer les rayons du courage.

Je vénère enfin le sommeil car dans mes rêves, sans crainte peut te contempler

et tant que je vivrai, sera érigé dans le dédale de mon âme,

un temple à ton effigie.

A toi, celle qui me fit découvrir l’infinie splendeur de l’été.

A toi, celle qui me condamna aux caprices de l’hiver.


19:39 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

Commentaires

égaré Que la déesse à qui tu dédies tes mots a de pouvoirs...
sur les simples humains que nous sommes...
ou alors, es-tu aussi un Prince, un demi-dieu, ou dieu, qui par
amour renoncerait à exercer le sien ...?
Peut-être est-ce une femme tout simplement, qui sous ta plume
se transforme en un être inaccessible... Il règne un mystère...
dans le souffle du vent...
Bonne nuit à toi...

Écrit par : crysalidea | 12/12/2005

Une fois n'est pas coutume Je vais faire court. Toi, fils de l'automne, au printemps de ta vie, te voilà pris entre l'été et son infinie splendeur et l'hiver et son ignoble cruauté. Puisse celle qui aura toujours un temple à son effigie dans les dédales de ton âme se rendre compte de son privilège.
Bonne journée (et je sais qu'elle sera bonne) Urban Poet

Écrit par : Kardream | 13/12/2005

De... ...passage, par la petite trappe là bas, la trappe à la couleur rouille, au lière épais et odorant qui danse sur le bois comme des arabesques de pluie sur des fenetres... Et j'emmerge, hûp ! ... Enchantée de découvrir un monde que j'avais délaissée, faute de temps, de souvenirs, et je redécouvre et apprécie, douceur et mots.
Merveille d'un univers différent,
la découverte est exquise...

Avec toute ma douce folie,
Folle, Conscience.

Écrit par : La Folle Conscience | 13/12/2005

......... Tu as raison de me dire que je sors rarement de ma tanière.
Mais tu vois qu'il m'arrive de montrer le bout de mon museau, ici ou ailleurs.
En règle générale, je lis et je ne laisse que très peu de commentaires.
En loup qui se respecte, je me dois de ne laisser que de très rares traces de mon passage....
Un loup est (pourtant) passé.

Écrit par : Lonewolf | 14/12/2005

.. Vouloir l'oublier.. c'est toujours penser à elle..

Écrit par : Annick | 14/12/2005

Princesse des songes torturés... "Tu préfères rester dans les couloirs du vouvoiement, (...) c'est par respect,(...) c'est un ciment indispensable qui tend à disparaître dans le haut fourneau de la bêtise."
Peut être un jour, sous une pulsion propre à l'affection possible ou à un éventuel rapprochement "virtuel" le vouvoiement disparaitra sous un petit, léger, murmuré "comment vas tu..." . . . Mais pour l'instant, le vouvoiement me rend très heureuse (rire).

"Par contre quand tu dis que c'est aussi par soumission, là je ne suis pas (...) il ne faut pas te mettre dans une position inférieure volontairement."
Le mot soumission était très évasif, c'était pour traduir que je ne suis que l'enfant, et vous visiblement l'adulte. C'est une généralité que m'ont apportés mes parents : on s'écrase devant l'adulte.

"En ce qui concerne les mangas, j'aurais juré que Angel sanctuary soit dedans, quant à fruit basket ton personnage préféré est sûrement Kyo, je me trompe? "
Ouiiiiiiiiiiiiiii ^^ C'est Kyo ! J'adore également Momiji et Ayamé ! Mais vraiment par dessus tous les autres Kyo. Caractériel, détesté de tous, plein de bêtises ... Son caractère est un concentré de rires et de sourires !

Quand au reste ça demande une longue réponse sans faire de copier coller. Je me sens différente ? Non... Je suis normale ! C'est eux qui sont différents...
Je ne vois pas l'homme de la même façon, c'est vrai, l'absence de celui ci à caractérisé certaines réactions. Par exemple je "copinerai" plus facilement avec un individu de 35 - 40 ans qu'avec un jeune homme de 19 - 20 ans... Par ce que pour moi ils sont au même niveau mental, l'un enrobe juste son savoir de sagesse, et l'autre le garde trappis en soi, jusqu'à ce qu'un évenement daigne l'en faire sortir...
Il vous sera facile, Inconnu Songe, de voir que je suis mal dans ma peau. Hey ! c'est ça l'adolescence... Ce n'est pas très agréable mais je ne trouve pas le moyen de me sentir bien... Je ne trouve plus.
Aujourd'hui je me suis réveillée avec Rammstein, c'était Mutter. Und wünsch mir dass ich eine Mutter hätte... (j'aurais aimé avoir une mère) et hop, me voilà debout, les pieds dans mes chaussons, à partir sous la douche. Tout allait bien... Et maintenant devant l'ordinateur sur mon lieu de stage, la naussée dans le ventre et une migraine horrible dans la tête, prise de vertiges endiablés. Ca m'arrive souvent. Et c'est atroce ! Juste ça me suffit à être mal aimable toute la journée, à réagir au quart de tour et detester rendre service ou avoir tort... Adolescence ou caractere ?
Il y a un énorme conflit entre moi et les choses auquels je ne crois pas. Enorme...
Il aurait falut m'offrir le peu de magie qui me permette d'y croire...

Avec toute ma tendresse, Songe Murmuré.

Folle, Conscience.

Écrit par : Conscience | 15/12/2005

je suis bien ému de trouver votre site plein de sentiments élevés.

Écrit par : guillaume | 22/12/2006

RENOVATIO Voilà encore qui s'épanouït à l'horizon le réveil du monde que je n'appellerai point jour .
En cet univers inconnu où passe avc frénésie l'ombre de mon âme,l'énigme apesantit mes pas.

Écrit par : LECOSMIQUE | 28/12/2006

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