11/01/2006

Suite...briser l'Héritage

Pendant ce temps, les Shezars installaient leur autorité sur Colonia1, leur base principale

demeurant sur Colombus, toutefois, leur but était de la transférer sur la première, car plus grande, plus riche et surtout plus proche de la planète rouge, qui était leur prochain objectif.

Les humains ne purent que méditer sur les conséquences de leur cuisant échec et durent se résigner à abandonner leurs prétentions sur Colonia1 pendant un certain temps car une offensive mal préparée, comme le fut la première n’aurait causé que plus de morts inutiles.

Heureusement d’ailleurs que le Haut Conseil était composé de certaines personnalités avisées

qui opposèrent leur veto à une autre action immédiate. Les Shezars avaient comme but désormais avoué de contrôler la galaxie et de l’étendre encore avec l’aide forcée des humains.

Dans cet esprit, en l’an 513 post Colonia, ils abolirent ce mode de calcul et créèrent un calendrier shezarien dont l’an 0 correspond donc à la date précitée. Dans le même ordre d’idée, ils interdirent l’Histoire et mirent sur pied un système d’instruction qui était basé sur leur propre vision de l’Histoire shezarienne , contenant des hauts faits tels que la découverte de Colombus par Anaxamandre, qui était bel et bien un illustre Shezar.

Au début donc, l’héritage humain ne survivait plus que sur la planète rouge et progressivement, fut confié entre les mains du clergé astral dans des archives qui revêtirent

une importance croissante. Sur chaque planète occupée, l’on vit des insurgés apparaître contre le pouvoir établi par les Shezars. Des milices tentèrent de se former pour lutter contre

la nouvelle puissance. Des attentats furent organisés sur Colombus mais les coupables étaient très sévèrement réprimés quand ils étaient pris, ils étaient soit tués, soit envoyés sur

Dzartan, une planète sur laquelle les Shezars avaient établi une immense prison souterraine.

Sur cette planète sombre, l’air était froid et lourd, elle connaissait en outre des tempêtes de cendres et l’on ne pouvait y respirer très longtemps sans un masque spécial qui avait été conçu dans les laboratoires shezariens. La planète était peuplée de créatures volantes qui ne rechignaient pas à s’offrir un peu de chair humaine pour festin et pour finir, il n’y avait aucune structure de transport permanente, uniquement les vaisseaux de convois de prisonniers, ainsi que les vaisseaux qui ravitaillaient la prison en ressources diverses.   

Cette prison se remplit de plus en plus et obtint vite une réputation effrayante, il semblait que nul ne puisse s’en échapper, même si certains essayèrent. La plupart moururent étouffés par l’air vicié de l’endroit, les autres furent probablement dévorés ou morts de froid. Ils avaient appris le système des prisons des humains mais l’avait amélioré, pour le rendre encore plus terrible, ainsi être envoyé sur Dzartan n’était pas synonyme d’un meilleur sort que ceux qui étaient tués. En principe, les insurgés de petite importance étaient tués tandis que les autres étaient emprisonnés, la raison était double :premièrement éviter ce que les humains appelaient des martyrs, deuxièmement, les garder en espérant pouvoir s’en servir par la suite.

Il était un autre concept qui dérangeait les Shezars car ils ne le comprenait pas, c’était ce que les humains avaient coutume d’appeler la religion. Les Shezars ne croyait qu'en leur chef de guerre et au développement toujours croissant des technologies, ainsi qu'à l'extension du territoire et du pouvoir. Par conséquent elle fut aussi interdite, aucune manifestation extérieure n’était autorisée et les cultes qui s’étaient développés sur Colonia1 et Colombus furent dissous. Seuls demeuraient ceux qui étaient établis sur la planète rouge et ceux qui avaient réussi à y fuir en échappant à la vigilance de

l’ennemi. Toutefois dans le climat tendu, seuls ceux qui étaient nés sur la planète rouge purent y retourner, les autres ne réussirent à y accéder. Cette planète était en effet protégée par un gigantesque bouclier énergétique généré par un champ de force qui monopolisait une grande quantité des ressources. Sans code d’identification, il était impossible de pénétrer.

 

A suivre...

20:30 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Très fort Tu as fait très fort. Concentrer cette partie sur l'ennemi plutôt que sur l'espoir des humains accentue encore la soif de découvrir la suite de cette histoire. Mon imagination émet des hypothèses concernant la suite qui sont balayées par ce que tu nous livres et j'apprécie que tu parviennes à me surprendre.
Bonne soirée Urban Poet

Écrit par : Kardream | 11/01/2006

Ainsi les Shezars ont appris des humains les méthodes infaillibles pour soumettre les peuples et les ont même améliorées... L'air manque... ne sévit que la cruauté froide ... le monde des ténèbres... une machine de guerre implacable est en marche... pourtant, de là-haut sur le fil rouge, il me semble apercevoir une minuscule lueur... où serait-ce que mon imagination s'emballe et me fait percevoir un souffle frais sorti du néant ?
peut-être est-ce aussi cette tendance que j'ai à toujours espérer que le plus faible, malgré ses fautes, contrera d'une façon ou d'une autre la puissance de destruction qui semble inéluctable...
J'attendrai donc... avec impatience ce que tu décideras...
Bonne nuit à toi, Poète des Galaxies...

Écrit par : crysalidea | 12/01/2006

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