31/01/2006

Suite...amères retrouvailles

Toute l’attention était monopolisée par la flotte du lion, par ce pavillon inconnu qui pourtant était devenu l’emblème d’un nom célèbre, celui d’une époque située bien des années plus tôt et qui paraissait fort lointaine. En effet, il était un temps où les humains ne pouvaient s’empêcher de trembler en entendant parler de Jisarius, le grand exterminateur, le chef des chasseurs de félons, réputé pour son caractère intransigeant et impitoyable envers les ennemis de la race shezarienne. Sur Eliosis, les gens se pressaient et se rassemblaient dans les karukis afin de suivre cet événement sur les écrans, autour d’un verre d’alcool d’arxiane, certains se rappelant l’ancienne époque, celle des batailles navales et du siège de la planète rouge ; d’autres plus récents glosant sur le fait qu’ils auraient bien voulu la connaître.

Dans la rue, les grands écrans diffusaient les mêmes images alors que la vision de cette flotte, semblait presque être celle de la réapparition d’un fantôme, faisant resurgir des souvenirs pas forcément joyeux dans l’esprit des anciens. Zaccharias, qui n’était pas fort attiré par le pouvoir, avait décidé de prendre le titre de modérateur et vivait dans une résidence, construite selon l’ancienne mode, à Eliosis. Ce titre lui correspondait bien, il contient à la fois la nuance qui faisait de lui le chef et en même temps, dans une certaine mesure, la nuance du compromis qu’il avait tenté d’instiguer avec les humains. Sous son influence, Eliosis s’était développée non dans un sens militaire mais plutôt dans le sens de la technologie, du cosmopolitisme et des multiples échanges commerciaux, certains humains travaillant dans ce secteur sous tutelle shezarienne étant même devenus particulièrement riches. Il existait bien sûr encore beaucoup de restrictions, notamment le contrôle des naissances, limitées pour les humains, l’interdiction de l’Histoire ou encore de la religion mais on pouvait voir paradoxalement divers exemples dans l’autre sens ; comme le fait que certains groupes de musique étaient affichés en grand sur les panneaux électroniques multiples qui illuminaient la ville ou le fait qu’avec le temps, les tribuns, représentants du peuple humain étaient respectés même par certains Shezars. Il ne faut pas oublier que beaucoup de membres d’autres races issues des diverses planètes de la deuxième galaxie venaient compléter le tableau dans cette mégalopole aux touches multiples. Pour toutes ces raisons, il est facile de comprendre que le personnage le plus important après l’aigle des étoiles était Ymil Hartan, le gouverneur de Colonia1 qui possédait les pleins pouvoirs sur la planète la plus importante et qui ne pouvait recevoir d’ordres que de Zaccharias. N’étant lui-même pas un guerrier, il ne pouvait pas véritablement se plaindre de cette longue période d’inactivité hostile, au contraire de l’aigle des étoiles qui par moment ressentait l’appel de l’espace, il brûlait alors tout entier du besoin de voyager dans son vaisseau fétiche, datant de l’époque où il était encore le grand commodore de la flotte de Colombus. Zaccharias voyageait d’ailleurs beaucoup sur les différentes planètes de sa galaxie pour se rendre lui-même compte de l’évolution. C’est donc en l’an 72 que Jisarius effectua son retour sur Colonia1, débarquant dans cet environnement qu’il avait si bien connu et qui ne ressemblait plus du tout à ses souvenirs. Il accosta à Eliosis, avec une partie de ses vaisseaux, laissant l’impératrice de l’aube et le reste de sa flotte autour de la planète. Le grand exterminateur n’en revenait pas de voir la croissance dont cette mégalopole avait bénéficié, la vision d’une telle chose était forcément impressionnante pour tous ceux qui n’y avaient jamais été confrontés. Les humains même s’ils demeuraient sous la domination, ne cachaient pas une certaine fierté en voyant l’effort fourni et ce qu’était devenu le centre incontesté de la galaxie. C’est donc dans ce contexte totalement neuf que Jisarius fut conduit à la demeure du modérateur Zaccharias. Ce dernier le reçut de façon très formelle, bien qu’ils ne fussent pas les deux personnes qui s’appréciaient le plus, ils discutèrent du passé d’abord et du souvenir de leur maître commun, l’irremplaçable Zebulon, des moments glorieux aussi bien pour les chasseurs au temps des reliquaires que pour l’aigle des étoiles dans ses exploits comme commodore de la flotte de Colombus. Puis, ils en vinrent à parler des réformes et dans ce domaine, on ne put que constater leur insolvable différence. Zaccharias commença à expliquer avec une certaine satisfaction et fierté les changements entrepris ; le développement, le rapprochement ave les autres races, les tribuns, les karukis, les gants du pouvoir, les affiches que Jisarius avait observé avec indignation… La tension montait de manière difficilement contrôlable dans la salle principale de la résidence, les esprits s’échauffaient, le grand exterminateur, pris de rage frappa sur la grande table mauve taillée dans une forme ovale dans un bloc de myaléthite pure. Jisarius annonça la raison de sa venue avec un ton autoritaire presque comme si il exigeait sans concessions ce qu’il avait besoin. Ce qui avait commencé de manière purement formelle était en train de tourner en une sorte de règlement de compte antérieur qui n’avait jamais trouvé d’épilogue, le chef des chasseurs fit nettement comprendre à son homologue que ses réformes étaient pures hérésies, un manque de respect à la mémoire de Zebulon, une honte pour les Shezars. Zaccharias qui pourtant se voulait modérateur, se laissa lui aussi emporter par la tension, se disant en définitive que même si il n’était pas obsédé par le pouvoir, c’était lui le successeur légitime. Qui était finalement Jisarius pour venir lui parler de la sorte, lui qui avait développé la galaxie d’une manière insoupçonnée. Les gardes de Zaccharias sortirent alors leurs armes, action qui n’eut que pour unique réponse le son des épées des chasseurs de Jisarius sorties de leurs gaines électroniques accrochées dans le dos. Ces gaines répondait au code génétique du chasseur considéré et ne s’ouvraient que sous cette condition, l’épée par contre une fois sortie ne possédait pas cette fonction et ce pour des raisons évidentes dans la nécessité que peut requérir les combats.

L’air était lourd, le silence pesant, tous s’observaient pour réagir au moindre geste, à la moindre tentative, rien de bon ne paraissait pouvoir découler de cette situation.

Le grand exterminateur se retira lentement avec les siens, à reculons, pour s’assurer qu’aucun mauvais coup ne serait tenté, quand il arriva au seuil de la demeure, il se retourna d’un coup sec, sa longue cape mauve traçant un arc de cercle dans l’air tendu. Cet incident était allé trop loin, il n’aurait su demeurer tel. Le grand exterminateur retourna avec ses vaisseaux sur l’impératrice de l’aube et ne tarda pas à revenir lourdement accompagné. Zaccharias ayant prévu un retour dans cette optique, mit ses effectifs en état d’alerte. Une différence majeure demeurait toutefois : les soldats de Zaccharias ne s’étaient quasiment plus battus depuis douze ans, ils s’étaient encore entraînés bien entendu mais tous ceux qui accompagnaient Jisarius avaient participé aux batailles éreintantes et effrayantes des marais et avaient continué de s’entraîner d’une façon acharnée, parfois définitive. Que ce soit d’un côté comme de l’autre, ils étaient tous Shezars et par conséquent étaient plus que réticents à l’idée de véritablement s’attaquer. Cependant un élément déclencheur et irréversible vint tout chambouler. Le grand exterminateur avait amené avec lui en plus de ses effectifs habituels, deux séries d’unités qui jetèrent de manière inconsidérée le trouble dans le camp adverse. Il s’agissait d’une part de tous ceux qui possédaient un corps de métal, leur donnant une impression de largeur et de puissance énorme, et qui formaiennt désormais une nouvelle section : les brigades de l’abîme.

En tête de leur formation se trouvait Tarsus, leader de toutes les brigades, brandissant sa masse d’armes électrifiée, devenue symbole de sa force incalculable.

D’autre part, les palusites eurent définitivement raison du calme très relatif qui retenait les défenseurs locaux. Jisarius les conservaient sous son contrôle en leur donnant des injections de l’eau viciée des marais si ils obéissaient à ses ordres. Le nom du premier à ouvrir le feu sera resté célèbre car il s’agissait d’un humain, membre des gants du pouvoir, il se nommait Jax Irson et réussit à abattre, en une rafale insistante et lourde de fusil mitrailleur à haut débit, deux soldats de Jisarius. Ce dernier, rendu frénétique, ordonna aussi bien aux palusites qu’aux brigades de l’abîme, qu’à ses chasseurs et ses soldats, de fondre sur ceux qui maintenant s’identifiaient clairement comme des ennemis. Jax Irson fut également le premier mort du côté des effectifs de Zaccharias, il fut entouré par trois palusites qui s’acharnèrent sur lui d’une façon peu descriptible. Tarsus menait ses brigades de l’abîme avec une férocité extrême pour faire honneur à celui qui lui avait redonné une vie, il était très reconnaissable grâce à ses énormes mouvements verticaux qui retombaient sous sa masse indiciblement destructrice. Vu la densité de l’endroit c’était plus que du combat urbain qui se déroulait en plein Eliosis. Les brigades de l’abîme causaient des dégâts inimaginables autant au niveau psychologique qu’effectif. C’est alors que, voyant le déroulement catastrophique que prenaient les choses, l’aigle des étoiles se faufila entre les rangs ennemis pour parvenir jusqu’à l’endroit ou Jisarius taillait ses adversaires en pièce avec son immense épée à deux mains. Quand il y parvint finalement, il se tourna vers son adversaire et lui lança un défi pour un combat singulier. Le lion s’empressa de relever le défi en s’essuyant la bouche avec le dos de la main et en arborant un sourire confiant et provocateur. Les autres affrontements semblèrent alors se figer, dans l’attente du seul qui compterait vraiment, celui qui déciderait du futur des galaxies, l’aigle des étoiles opposé au lion du firmament. L’aigle des étoiles était beaucoup plus comme son surnom l’indiquait, un navigateur, un pilote, un voyageur, un maître de vaisseaux mais il ne faut pas oublier qu’originellement, il faisait partie des troupes d’élites du gouverneur de Colonia1, ce qui lui valut d’ailleurs sa cicatrice. Un énorme cercle s’était maintenant formé, autour des deux protagonistes, deux ou trois tentèrent d’éliminer traîtreusement le chef du camp opposé mais furent eux-mêmes tués par tous les autres qui considéraient un duel en bonne et due forme comme un serment sacré. L’aigle et le lion s’observaient, tournaient l’un autour de l’autre, ils auraient tous deux pu utiliser une arme à rayons et voir qui aurait dégainer le plus vite ou viser le plus juste mais cela n’aurait pas été adéquat pour aplanir la trop longue rancœur qui les séparaient. Le lion conserva son épée à deux mains, sans autre protection, l’aigle reçut, lui, une épée plus courte avec bouclier. Non pas les triangulaires des chasseurs mais un rond d’entraînement. Pendant ce court moment, c’était comme si toutes les planètes de la galaxie retenaient leur souffle jusqu’à ce qu’un des deux ne triomphe.

 

A suivre...

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29/01/2006

Suite...Un retour forcé

 Après qu’ils aient réussi à vaincre les plus gros obstacles, le véritable développement pouvait commencer, alors que la planète ne portait toujours pas de nom. Le chef des chasseurs décida donc de remédier à cela et la nomma Castalia car il estimait que cette planète deviendrait le véritable point de focalisation de sa race. Son objectif était de créer un lieu qui appartienne pleinement aux Shezars et qui puisse rendre valablement compte de leur puissance sur les Galaxies. Il voulait en faire un lieu qui soit connu et respecté de tous au-delà des frontières connues, Tel était depuis le début de son périple, le véritable objectif de Jisarius, celui pour lequel il avait quitté la deuxième galaxie sans que Zaccharias ne devine ses plans et il estimait après mûre réflexion que cette nouvelle planète pourrait parfaitement être ce lieu. Même si les conditions d’installation furent difficiles au départ, il jugea que l’endroit avait maintenant tout le potentiel pour se développer en accord avec ses projets. Les palusites n’étaient pas complètement exterminés, au contraire mais ils étaient dépendants pour leur survie, de l’eau viciée des marais, or Jisarius avait fait aspirer cette eau et avait ordonné de la conserver dans un laboratoire spécifique créé à cet effet. Le premier objectif était d’étudier ce qu’elle contenait, le deuxième était de marchander d’une certaine façon, la restitution partielle de cette eau aux palusites pour lui permettre de les contrôler et de pouvoir ainsi éventuellement s’en servir. Un certain nombre de Shezars qui avaient été frappés par le syndrome des marais, demandèrent à être volontaires pour faire eux aussi partie du Projectus Abyssus. Petit à petit, plusieurs d’entre eux rejoignirent donc Tarsus parmi ceux qui possédaient un corps de métal, acquérant ainsi une force et une résistance décuplées. Cependant seuls les sujets dont la détermination était la plus tenace survivaient à l’opération, de telle sorte que plusieurs périrent sur les tables médicales.

Les campements fortuits qui avaient été installés lors de la bataille contre les cauchemars des marais s’agrandirent pour devenir les premiers véritables points de mobilisation sur la planète. A partir de ceux-ci, ils tentaient de progresser pour repousser la nature et construire leurs installations, orientées dans un but militaire tout d’abord, ce qui n’était point étonnant de la part du grand exterminateur. Ce dernier se choisit également un drapeau de couleur noire, sur lequel rugissait fièrement la tête d’un lion blanc et qui possédait en outre un bord en tissu épais de couleur mauve qui en assurait le contour. Sur le drapeau, on pouvait clairement lire les inscriptions suivantes : Quia nominor leo, ce qui signifie, parce que je m’appelle lion. Cette inscription faisait allusion au surnom que ses chasseurs lui avaient donné suite à ses multiples victoires et son véritable charisme de chef, à savoir, le lion du firmament. Les travaux se poursuivirent encore pendant plusieurs mois sur la planète mais Jisarius fut forcé de constater que la plupart de ses effectifs étaient des guerriers et qu’il lui manquait des membres spécialisés dans des corps de métiers indispensables au développement durable. En plus de cela, les ressources de la planète n’étaient guère diversifiées : une partie de végétation qui pouvait combler certains besoins et puis une interminable partie de marais désormais asséchés et partiellement brûlés qui fournissait une terre praticable mais qui n’avait quasiment plus rien dessus. Le grand exterminateur fut alors forcé de constater qu’il ne pouvait être totalement autonome pour réaliser ses plans à l’échelle qu’il désirait et décida après une longue réflexion, d’une part d’ordonner une exploration de la nouvelle galaxie et d’autre part, de retourner dans la deuxième, pour demander à Zaccharias de lui fournir une aide en ressources et en main d’œuvre. Il prit encore à peu près deux ans pour superviser le développement des travaux sur place et pour mettre son plan sur pied. Nous sommes alors en l’an 70 quand Jisarius décide de prendre finalement part au périple qui le ramènera vers ses anciens horizons. Leur technique s’étant fortement améliorée depuis le départ de Colonia1 dix ans plus tôt, en partie grâce aux nombreux progrès majeurs développés pendant les années de traversée, le trajet qui avait mis sept ans à l’aller n’en mettrait plus qu’à peu près deux cette fois-ci, selon les calculs de ses scientifiques.

Jisarius donna ses instructions et confia le commandement de Castalia pendant son absence à Sanelius. Il s’agissait d’un de ses plus anciens et plus fidèle chasseurs, il avait une grande science du combat ainsi qu’à son niveau du commandement, il était aussi expérimenté et rusé. Ce combattant rude et solide à la voix très grave, possédait une large moustache de couleur brune, largement parsemée de zones grises, des cheveux rasés sur les côtés qui ne comportaient plus qu’une fine bande en longueur au dessus du crâne selon le même schéma de couleur, une mâchoire carrée et une brûlure sur la partie inférieure droite de son visage qui témoignait de son tempérament belliqueux. Son regard était celui d’une être qui avait déjà souvent croisé la mort, ses mains musclées trahissaient l’impressionnante poigne avec laquelle il avait dû saisir maintes fois son épée, quant à ses bras, ils semblaient à eux seuls pouvoir fracasser une armure. Le lion du firmament décida par contre de prendre avec lui son bras droit, presque son ombre, l’insondable Sirius. Il partit avec une flotte imposante encore une fois ainsi qu’avec l’impératrice de l’aube, argument non négligeable de sa puissance…

Les humains pendant ce temps, tentaient d’avancer sur Galacticon mais les conditions extrêmes ralentissaient fortement leur progression. En l’an 70, date de l’expédition de retour de Jisarius, ils étaient déjà installés sur la planète depuis quasiment cinq ans mais beaucoup de civils vivaient encore dans les vaisseaux ou aux abords de ceux-ci, tant les conditions demeuraient pénibles. Ils installèrent également quelques systèmes de défense basiques pour assurer une protection minimale mais leur premier souci ne résidait pas là. Certaines parties de la planète étaient composées de gaz utiles pour l’étude et les découvertes éventuelles mais rendaient l’endroit très difficilement habitable. Le consortium suprême se demandait également comment entrer en contact avec le clergé astral, toujours situé dans le temple sur Ezekiel, planète cachée de la deuxième galaxie. En tentant de rallier avec certains vaisseaux la planète secrète, ils risquaient de la dévoiler aux yeux de l’ennemi, or ce mystère était extrêmement précieux. Toutefois, le grand prophète, en tant que membre du Haut Conseil, avait pris part à ce périple et était donc présent. Galacticon semblait toujours être cachée par un immense rideau de brume car sur cette planète, l’eau se présentait sous forme de vapeur créant l’illusion de cet effet. Des combinaisons et des masques avaient été mis au point pour sortir en cas de besoin sur certaines zones plus délicates de la planète mais pour le reste, la plupart des centres importants étaient reliés entre eux par des couloirs intérieurs et des tunnels. Tous les efforts étaient donc déployés mais la solution de cet endroit ne semblait pouvoir être que temporaire car les possibilités d’expansion et de développement se trouvaient limitées…

Pendant la traversée, Jisarius fit faire des tests à différents niveaux sur ceux qui avaient acquis un corps de métal. Dans la salle d’entraînement de l’impératrice de l’aube, ils s’exercèrent durement pour augmenter les capacités que leurs nouveaux corps pouvaient leur conférer. Dans les laboratoires, les chercheurs tentaient de mettre ce temps spatial à profit pour inventer de nouvelles améliorations, profitant aussi de l’étude de différentes astéroïdes, particules et corps qu’ils étaient amenés à croiser.

Ce fut un véritable spectacle quand le grand exterminateur arriva dans la portion connue et contrôlée de la deuxième galaxie. Une flotte imposante couronnée par l’impératrice de l’aube, tous les vaisseaux  arborant audacieusement le récent drapeau du lion, comme un conquérant qui tout naturellement débarque sans s’annoncer. La nouvelle fut immédiatement reportée par les satellites reliés au centre de contrôle principal à Colonia1, endroit où cet impressionnant déploiement se dirigeait. Tous les satellites diffusaient sur les différentes planètes de la deuxième galaxie, maintenant fort unies sous l’impulsion de l’aigle des étoiles, cette gigantesque formation hissant un pavillon inconnu. Zaccharias ne connaissait et ne saisissait pas les buts de Jisarius mais dans le doute et par solidarité shezarienne, le laissa approcher, allant même jusqu’à envoyer des vaisseaux officiels pour l’escorter.    

 

A suivre...

03:31 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

27/01/2006

Petit break réflexion avant la suite de l'histoire

Suite à un échange par rapport à Jean Paul Sartre avec une persone que j'aime beaucoup, je me suis plongé dans quelques réflexions que j'ai décidé de partager avant de reprendre la suite de mon histoire.

 

Tout a commencé par la citation de l'auteur susmentionné qui veut que

"l'Homme est condamné à être libre"... pensée tout d'abord indissociable de l'autre: "L'existence précède l'essence"... pour les objets par exemple, l'essence précède l'existence puisque tout objet est créé selon un mode préétabli et pour une fonction tout aussi claire que prédéfinie.

Selon Sartre pour l'Homme, c'est l'inverse car aucune structure, aucun destin selon lui ne le prédéfinit, l'existence précède donc l'essence, il est libre de ses choix, il n'est formé que par ce qu'il choisit de faire... la liberté est alors une responsabilité bien réelle et à ce titre, l'Homme est condamné à être libre... la liberté est donc innée, passive, intrinsèque, naturelle... seule la mauvaise foi, toujours selon lui, le pousse à nier cette vérité et à fuir ses responsabilités inhérentes à sa liberté par définition acquise... je n'adhère pas à cette pensée....

Je pense que l'Homme naît dans un système, une société déterminée et que ce système, l'enferme dès la naissance, dans un carcan, dans une sphère propre qui limite ses choix, qui le conditionne, sphère pouvant varier selon le système. L'Homme est un numéro parmi d'autres et n'existe qu'en corrélation par rapport à ceux-ci et au système qui les englobent....

Selon moi, l'Homme est donc "condamné à être prisonnier"... il n'est pas uniquement fait de choix libres, délibérés et conscients qui font ce qu'il devient mais il est INCONSCIEMMENT orienté par l'action insidieuse du système et des autres à prendre les "choix" qu'il pose.... Sartre dit que l'Homme a la CAPACITE d'être libre... c'est tout à fait vrai... ce qui ne veut pas dire qu'il met nécéssairement cette capacité en oeuvre... un exemple: une personne a la capacité de courir le 100m en dix secondes mais elle ne le sait peut être pas, ce qui fait qu'elle ne mettra peut être jamais cette capacité en oeuvre... c'est la même chose pour la liberté... selon moi elle n'est pas passive ou innée, elle se gagne, elle s'acquiert, par l'action de divers sacrifices, par la volonté, par la force qui permet d'écouter notre coeur au plus profond, par le courage qui nous pousse à poursuivre nos rêves au delà de tout... l'accomplissement de nos buts intimes et personnels est la véritable voie vers la liberté qui je le répète n'est pas automatique. Selon Sartre, c'est la mauvaise foi qui fait que les Hommes, pourtant conscients de leur liberté, décident de ne pas l'assumer et de fuir leurs responsabilités... je soutiens au contraire que les Hommes pensent user de responsabilités qu'ils croient à tort posséder puisque insidieusement, ils sont influencés par la société et par les autres... c'est seulement en cherchant ACTIVEMENT à trouver la liberté de l'individu qui lui permet de se singulariser en se détachant des structures contraignantes ainsi que du regard de la société ou des autres, que celui-ci l'acquiert et non par un effet automatique et présent dès la naissance en tout Homme. Sartre ne nie pas le conditionnement social ou historique mais il ne prend pas en compte le fait que selon moi ce conditionnement soit parfaitement inconscient, insidieux et que le danger vient précisément de là, les Hommes croient être libres, alors qu'ils font en réalité partie du calcul de ce que j'ai nommé "la grande mathématicienne", la société moderne,  qui est une équation composée d'autant de chiffres qu'il y a de personnes pour la former. Bien sûr ils ont une certaine marge d'action qui leur laisse une liberté relative mais la véritable liberté ne s'acquiert que quand on a plus peur de sortir de cette fraction prédéfinie... cela n'est pas un processus facile et s'accompagne nécéssairement de sacrifices en chemin... je ferai encore référence à un autre grand penseur: JJ Rousseau, en ce qu'il soutient que la liberté est un bien inaliénable et que si l'Homme y renonce, il n'est plus humain... je seconde cette pensée car la liberté devrait être plus qu'un droit mais un devoir pour tout Homme... cela rejoint donc bien l'idée qu'il faut la défendre et se battre pour elle... ne poursuivait-il pas d'ailleurs en disant que l'Homme est naturellement bon mais que c'est la société qui le pervertit...cette vision est peut être idéaliste et simpliste dans sa première partie mais n'est pas dénuée de sens dans sa seconde... je pense que l'Homme est naturellement amené à devenir ce qu'il rencontre et expérimente mais avec en effet une propension de la société à le rendre mauvais par son action insidieuse...

Voilà j'en termine, je voulais faire part de mes pensées, je suis ouvert à tout commentaire et réaction sur le sujet et pour ceux qui attendent la suite de l'histoire, j'essaierai de ne pas traîner.  

17:08 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/01/2006

Suite...Les cauchemars des marais

Le grand exterminateur Jisarius, décida alors d’envoyer une deuxième troupe composée cette fois de quelques chasseurs, membres d’élites mais aussi d’un dévouement total envers lui. Le temps passa et il n’eut aucun signe de ce groupe là non plus. Jusqu’au moment où un seul de ceux qui étaient partis, réapparut. Il s’agissait de Tarsus, une jeune recrue dans cette caste d’élite puisqu’il n’avait prêté serment que peu avant le départ pour le long périple qui les avait amenés sur cette planète. Toutefois, dans la salle d’entraînement de l’impératrice de l’aube, il semblait s’être particulièrement distingué en montrant sa détermination. Il était de composition assez solide, sa taille semblait relativement grande, il avait des yeux bruns, tout comme l’étaient ses cheveux, coupés de manière circulaire tout autour de sa tête, à longueur égale. Il possédait aussi une mâchoire puissante qui augmentait l’impression de volonté. Toutefois quand il réapparut, son état était déplorable : il avait une partie du visage en moins, un bras arraché, avait visiblement perdu beaucoup de sang et était plus mort que vif. Il avait certainement dû lutter atrocement contre la mort pour revenir jusque là, poussé par la loyauté indéfectible envers son maître. Il tenta de décrire ce qui s’était passé mais ses mots étaient confus, presque incompréhensibles, seulement on pouvait déceler dans son regard, une horreur difficilement contenue. Dans son discours ténébreux, un mot avait cependant été clairement compris, c’était le mot abyssus. Jisarius et les autres membres présents se regardèrent alors avec un air surpris. Le mot abyssus ne pouvait faire référence qu’à une seule chose ; à un projet qui avait porté le même nom. Pendant la longue traversée, le grand exterminateur fit mener dans les laboratoires de l’impératrice de l’aube, des expériences sur d’anciens prisonniers humains de Dzartan et celles-ci portaient le nom de « Projectus Abyssus ». Lors de ces expériences, il fut tenté des implants mécaniques, qui s’étaient avérés infructueux, nombre d’anciens prisonniers ayant été sacrifiés pour cela. Le mélange de parties mécaniques totalement fonctionnelles sur un corps humain n’avait rien donné. Pourtant, il semblait bien que le jeune Tarsus, n’ayant plus aucun autre espoir de survie, désirait être volontaire pour rouvrir le projet Abyssus. Jisarius demeurait sceptique mais par respect pour son chasseur et aussi dans l’espoir que cela fonctionne, décida finalement d’accepter et ordonna aux scientifiques shezariens de s’occuper des préparatifs. Une énorme pression était maintenant mise sur leurs épaules, car en plus du résultat attendu par leur chef, ils devaient s’activer afin d’éviter que le jeune volontaire ne perde tout son sang et surtout que ne s’arrête de battre sa pompe vitale, seule composante avec le cerveau qui importait vraiment. Les médecins ayant réussi à stopper la perte du précieux liquide, l’expérience était fin prête. Ils tentèrent alors de remplacer toute la partie droite de la moitié supérieure de son corps, ainsi que la partie gauche de son visage et de son crâne, des fils mécaniques remplaceraient ses vaisseaux et se connecteraient aux organes correspondants demeurant actifs. L’opération dura de longues heures, sous la pression et le poids de l’incertitude mais les génies du laboratoire, fournirent le meilleur d’eux-mêmes pour arriver au résultat attendu. Tarsus, était bien là, toute ses fonctions vitales stabilisées, découvrant lentement en émergeant, son nouveau corps de métal. Le chef des chasseurs alla le voir pour lui demander comment il se sentait et surtout pour qu’il lui raconte ce qui s’était passé lors de la sortie d’exploration. Tarsus ayant encore des difficultés pour parler lui raconta alors que son unité avait traversé une bande de végétation qui semblait inexplicablement vivante et qu’après ils étaient arrivés au milieu des marais. Là, des créatures abominables, étaient sorties comme des démons des eaux putrides et s’étaient jetés sur eux avec une rapidité effrayante. Les chasseurs, avaient tenté de sortir leurs épées et tuèrent quelques unes des créatures mais ils finirent tous par mourir sauf lui. Jisarius demanda alors qu’il décrive ces abominations. Selon les dires de Tarsus, il s’agissait de créatures ayant une très vague allure humanoïde, au corps long et famélique, qui possédaient deux membres inférieurs se terminant par des sortes de griffes. Deux membres supérieurs très étirés et très fins, s’achevant à leur extrémité par une variante de main à trois doigts en forme de piques ou d’aiguilles les caractérisaient également. Leur peau semblait être en décomposition et reflétait une couleur pâle, leur visage connaissait à peu près la forme que celui des humains, était décoré par deux grands yeux d’un vert sinistre et leur bouche cachait des crocs acérés qui ne demandaient qu’à déchiqueter les visiteurs trop curieux. On aurait dit, toujours selon Tarsus, qu’ils faisaient partie intégrante des marais. Jisarius maintenant informé de la situation, décida de descendre sur la planète lui-même, avec un nombre bien plus important de soldats et de chasseurs, ainsi qu’avec des « purificators » qui comme leur nom l’indique aurait pour mission de purifier par les flammes ces marais maudits. Les Shezars commencèrent donc leur expédition, avec en tête, à la suite du grand chef, Tarsus dans son tout nouveau corps, mû par une envie de destruction et de vengeance nouvelle. Quand ils pénétrèrent dans la partie remplie de végétation, ils furent attaqués par celle-ci, les plantes visiblement vivantes attrapèrent les soldats au cou pour les étrangler, d’autres, de taille gigantesque se refermaient sur eux pour les étouffer, certaines encore donnaient des coups violents de branches ou de racines. Les coups d’épées des chasseurs pleuvaient de partout, les soldats ouvraient frénétiquement le feu sur tout ce qui les environnaient et les purificators nettoyaient la zone par les flammes. Après avoir combattu plusieurs heures dans ces conditions et tout en avançant, ils finirent par atteindre l’immense zone dégagée des marais, en étant forcés de déplorer des pertes dans plusieurs unités. L’odeur de l’eau stagnante des paluds prenait à la gorge, l’air semblait empoisonné, les plus faibles se sentant pâmer ou défaillir rien qu’avec les miasmes. Soudain, ils jaillirent des eaux, leurs formes hideuses se dégageant en soulevant les couches de couleur beige qui couvraient ses maudites étendues. La bataille commença alors, c’était leur territoire et ils entendaient bien le défendre. Ils pouvaient causer des dégâts aussi bien avec leurs griffes inférieures, qu’avec leurs doigts pointus, qu’avec leurs dents acérées. Tarsus se lança comme un possédé dans le combat, semblant ne plus rien craindre dans son corps de métal ; il avait demandé à pouvoir porter une masse d’arme électrifiée, ce qui permettait d’occire non seulement par un coup contendant mais également grâce à la décharge qu’elle pouvait produire. Les créatures se jetaient sur lui avec rapidité et férocité mais il arrivait à se protéger grâce à son bras bionique qu’il utilisait presque comme un bouclier pour ensuite tenter de frapper violemment avec une force décuplée. Pendant ce temps là, les purificators balayaient toute la zone avec d’immenses jets de flammes, qui semblaient particulièrement efficaces contre ce mystérieux ennemi. Les Shezars gagnaient du terrain, ils repoussaient à chaque fois un peu plus loin ceux qu’ils nommèrent les « palusites » ou encore cauchemars des marais, mettant systématiquement le feu à toutes les zones qu’ils dépassaient. Quand ils arrivaient à sécuriser un certain périmètre, ils établissaient un campement en laissant une quantité de soldats et de ressources et poursuivaient avec le reste.

Ils commencèrent aussi à se servir de leurs vaisseaux pour bombarder les parties restées vierges à leur exploration et s’y aventuraient ensuite pour finir le travail. Certains qui n’étaient que soldats en partant de Colonia1 ou Colombus, avaient prêté le serment des chasseurs pour rejoindre l’élite de Jisarius pendant leur épopée galactique, ils s’étaient entraînés durement mais il était maintenant temps de prouver leur véritable valeur.

Les Shezars pouvant compter sur leur équipement et sur de lourds effectifs, parvinrent à dominer les palusites, notamment en aspirant à l’aide de grosses pompes, l’eau des marais dans laquelle ils semblaient vivre. Après de très nombreux mois, certains Shezars ayant été exposés longtemps aux eaux putrides et aux odeurs viciées présentaient des signes d’une maladie étrange qui attaquait la peau avant de s’étendre aux organes situés sous celle-ci. Cela fut appelé syndrome des marais et plusieurs connurent une mort lente par ce processus bien après les combats ; nul ne sait si les palusites appartenaient autrefois à une race différente et qu’ils furent transformés par la longue exposition aux marais ou si ils sont apparus comme cela dès l’origine. Après s’être rendu maître de la situation, du moins sur une partie de la planète, Jisarius décida qu’ils allaient s’y installer. Des travaux titanesques commencèrent alors. La végétation animée d’une conscience vivante, paraissait dans un réflexe naturel de survie sans doute, obéir au plus fort car après que les Shezars aient vaincu les palusites, elle obtempéra et cela après que de grandes quantités aient été brûlées.

Une fois la végétation et les palusites dominés, ils asséchèrent les marais et traitèrent l’eau pour la rendre exploitable. Ils profitèrent alors des terres rendues fertiles pour améliorer les possibilités du sol et colonisèrent en masse ce nouvel habitat, pour un nouvel essor, pour un nouveau départ…        

 

A suivre...

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24/01/2006

Suite...De multiples horizons

A Eliosis, les bâtiments devenaient de plus en plus hauts, la technologie, de plus en plus prononcée et la population se trouvait en augmentation constante, toutefois la criminalité y était très faible car les milices de l’ordre, encore appelées « gants du pouvoir », sévissaient de manière ininterrompue pour la réprimer. Même si un certain rapprochement était à l’œuvre, les perturbateurs étaient toujours aussi durement sanctionnés. Les gants du pouvoir étaient équipés d’uniformes d’un gris profond, rehaussé de larges bandes d’un bleu qui rappelaient les profondeurs marines sur le côté et au centre. Ces uniformes avaient un col rond qui couvrait entièrement le cou, des manches serrantes au niveau des poignets et étaient fabriqués dans une matière solide et brillante qui réfléchissait les multiples néons de la ville.  Sur les planètes contrôlées, les humains ne disposaient plus d’aucune force d’armée, les derniers représentants militaires de la race s’étant embarqués pour le long périple sidéral. Tous étaient donc des civils, certains employés dans le domaine des services mais en général pas à l’administration, qui était une affaire shezarienne, d’autres qui faisaient parties des gants du pouvoir, les forces de l’ordre, certains qui devenaient scientifiques, d’autres encore travaillant dans la construction ou le commerce mais les civils Shezars, car il y en avaient aussi forcément, étaient toujours préférés en cas de choix à faire. Un autre succès croissant était les « karuki », sortes de bars dans lesquels les humains ainsi que les représentants des autres races avaient l’habitude de se retrouver pour discuter, écouter de la musique ou encore consommer de l’alcool d’arxiane, fait avec la fleur du même nom et devenu très populaire car à faible dose il avait pour effet d’échauffer légèrement le sang, provoquant une sorte d’euphorie et adoucissant les tracas. Ces endroits n’étaient qu’exceptionnellement fréquentés par les Shezars ordinaires mais étaient spécialement surveillés par les gants du pouvoir par contre, car ils rassemblaient aussi dans des salles sombres, au fond de petites rues glauques éclairées par quelques vieux néons fluorescents qui clignotaient de manière intermittente, des hors-la-loi ou des opposants au régime, en quête d’un lieu pour se réunir. Ceux-ci tentaient vainement de reformer un mouvement qui puisse à nouveau s’élever contre le pouvoir de l’ennemi mais une marge grandissante des leurs, s’étant vu confiés quelques postes auparavant inaccessibles, grisés par ces apparentes responsabilités, n’hésitait pas à les dénoncer ou les trahir. L’aigle des étoiles, en tant que chef rusé, semblait doucement remporter son pari du rapprochement. La religion et l’histoire des Hommes étaient toujours interdites mais Zaccharias intéressé par le passé de ceux-ci avait fait construire quelques édifices selon leur ancienne mode, apportant un contraste marquant avec les constructions toujours plus extravagantes que le développement favorisait. Même si le système était encore dur, les humains commençaient petit à petit à s’y habituer, alors que certains Shezars qui avaient tout le temps vécu dans la guerre en vinrent presque à regretter une galaxie entièrement sous contrôle qui ne comprenait plus personne à combattre. Dans ce cadre, Colombus était toujours centrée sur l’extraction des minerais mais était également le lieu de résidence de nombreux Shezars qui y voyaient le véritable symbole de leur race. La planète comprenait aussi nombres de laboratoires très pointus qui profitaient de l’atmosphère particulière ainsi que de la composition du sol pour faire progresser la technique, si importante à leurs yeux. Vulcano connaissait un nouvel essor touristique, Val Katarn hébergeait sur son sol diverses installations, des habitants de multiples origines qui s’y étaient installés depuis les réformes et aussi quelques Krakors affranchis qui purent retourner sur leur planète natale après de dures années de labeur dans les divers centres d’extraction. Dzartan demeurait le lieu à éviter, n’améliorant pas sa réputation, alors que Firzar et les quelques autres petites planètes secondaires, jouaient chacune leur rôle. Tout se poursuivit donc selon ce schéma pendant plusieurs années…

Dans l’espace, l’expédition des humains qui avaient dû traverser des tempêtes sidérales, des couloirs d’astéroïdes, une épidémie qui avait forcé la dispersion des corps dans l’immensité du cosmos et bien d’autres péripéties, arriva finalement après six années sur une planète qui pouvait être explorée. Au début, seuls quelques vaisseaux furent envoyés avec des spécialistes et des scientifiques, pour y étudier les possibilités. Cette planète avait une densité moindre que leur ancienne patrie, des grosses variations de température, et ne comportait d’eau que sous forme de vapeur. Cependant, les conditions ayant été jugées difficiles voire extrêmes mais viables et ayant absolument besoin de se ressourcer, ils tentèrent de s’y installer. Pendant les six années d’exode, ils avaient réussi à mettre le doigt sur de nouvelles avancées scientifiques, dans les laboratoires installés sur les trois caravelles, afin de faciliter un minimum leur nouvelle installation. La vapeur d’eau fut rendue liquide et des machines, jumelées à d’imposantes pompes, furent crées pour dupliquer l’oxygène qui n’était pas extrêmement répandu. Cette planète ne connaissait que deux saisons, la première consistait en une période de froid intense, atteignant des températures nettement en dessous de zéro, la seconde était une période de chaleur, pouvant atteindre des températures particulièrement élevées. Pour remédier à cela, ils mirent au point, non sans difficulté, des dispositifs chargés d’emmagasiner la chaleur afin de réchauffer l’atmosphère pendant la période froide et à l’inverse de la refroidir pendant l’autre saison. Même en tenant compte de cela, les conditions y étaient particulièrement difficiles et différentes de tout ce qu’ils avaient pu connaître jusqu’à lors. La plupart des structures qu’ils construisirent dans les mois suivants étaient reliées entre elles par des couloirs et des tunnels intérieurs, ce qui limitait les besoins de sortie. Ils décidèrent de la nommer Galacticon et tentèrent de reprendre une nouvelle vie, marquée déjà par tant d’épreuves, non sans espoir de pouvoir un jour retourner porter secours à tous leurs semblables, prisonniers de la deuxième galaxie…

Pendant ce temps, Jisarius et sa flotte avaient aussi parcouru d’énormes distances et parvinrent finalement, après sept longues années, à leur tour sur une planète. Ses effectifs étaient imposants et il disposait aussi de la puissance de l’impératrice de l’aube, gigantesque base, qui comprenait entre autre une immense salle d’entraînement, dans laquelle lui et ses chasseurs avaient pu continuer à s’exercer, parfois de manière fatale, au combat.

Cette planète était composée de marais à l’odeur putride, où les insectes atteignaient des tailles immenses et où la végétation étrange aux couleurs pâles semblait presque être animée d’une conscience vivante, toutefois toutes les structures essentielles à la vie semblaient y être réunies et Jisarius ordonna à ses hommes d’explorer plus amplement les lieux. Il envoya ne troupe d’anciens prisonniers de Dzartan avec un certain nombre de soldats de base pour remplir cette mission… on ne les revit jamais.                   

 

A suivre...

12:44 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

22/01/2006

Suite... l'âge du Schisme

Après presque deux ans de siège et de combats, la bataille titanesque de la planète rouge était achevée. Les pertes avaient été telles des deux côtés que l’on ne pouvait aucunement parler de victoire. Les Shezars avaient perdu l’Ourobouros et avec lui leur vénéré chef de guerre, un grand nombre de vaisseaux, leur base l’Azraël avait été endommagée, le seigneur Xeratos, qui était probablement le plus grand général des troupes au sol qu’ils possédaient, avait péri, ainsi que d’autres gradés avec lui. Ils perdirent un grand nombre de soldats et n’arrivèrent pas à prendre la planète rouge qui était leur objectif. Les humains quant à eux, comptaient une multitude effrayante de fantassins morts dont des haut gradés tels que le général Vuorinen, de vaisseaux de combats également et surtout avaient perdu ce qui constituait leur dernier bastion. Leur situation était probablement pire encore car les Shezars demeuraient maîtres de Colonia1, Colombus, Vulcano, Dzartan, Val Katarn, Firzar tout comme quelques autres petites planètes secondaires alors qu’eux n’avaient plus rien, contraints à l’exode avec une flotte immense mais très majoritairement composée de vaisseaux de transports civils.

Ces vaisseaux étaient escortés par les trois caravelles dont le vaisseau amiral, le Prometheus.

Il s’agissait d’un bâtiment excessivement haut et long, de forme quasi rectangulaire qui possédait en outre, un gigantesque mât central. Il pouvait contenir environ 300000 passagers, un nombre impressionnant de ressources et comprenait en son sein tout ce qu’une ville flottante peut nécessiter : un grand hôpital, des magasins, certaines structures de loisirs, des parties administratives, un laboratoire, un centre de contrôle et même un endroit réservé aux cultes, tout cela en plus des structures militaires bien entendu. Ce méga vaisseau était équipé de certains dispositifs offensifs mais était surtout orienté vers la défense grâce au bouclier performant qui était fourni par son mât justement. Ce bouclier n’était en rien à comparer avec celui qui protégeait la planète, il ne disposait pas du tout du même système mais se nourrissait en partie de l’énergie cosmique, existant dans tout l’univers, qui était aspirée de l’extérieur grâce au mât central et ensuite décomposée pour être reformée grâce à un programme complexe et unique en son genre. Ce vaisseau constituait d’une certaine façon, la nouvelle capitale de cette union itinérante, point que tous les civils pouvaient rallier pour bénéficier, chacun à leur tour, des différentes structures. Les membres du consortium suprême s’étaient divisés, pour limiter les risques, dans les trois caravelles qui disposaient chacune d’un mât et donc d’un bouclier servant à encadrer tous les vaisseaux civils dans une position triangulaire, afin de créer une sorte de champ de force dont le centre se trouvait au milieu de la figure ainsi formée. Le Prometheus occupait dans cette formation, la place de devant alors que les deux autres, le Spartacus et l’ Exodus, fermaient la marche à l’arrière gauche et droite. Toute cette expédition, avait dû se frayer un chemin à travers le mur de la flotte ennemie, certes un peu perturbée et désorganisée par la tournure des événements, pour quitter l’atmosphère de la planète mais la gigantesque formation s’en allait donc maintenant à travers l’espace, commençant un long exil dans l’espoir de retrouver un autre lieu où s’établir, puisque l’ensemble de la deuxième galaxie était sous le contrôle de l’ennemi.

Les Shezars, à la fois affaiblis et incapables de les retenir avec leurs effectifs présents décidèrent de  se replier sur Colonia1 et Colombus pour analyser la situation et pourvoir à la succession de leur chef suprême.

Zebulon était respecté de tous et avait fait l’unanimité, aucune contestation ne s’étant élevée quant à ce choix, toutefois parmi les candidats possibles à sa succession, il n’en était absolument pas de même. Cette race est très unie et animée par un sentiment d’appartenance commune mais elle prône également la suprématie de l’élite ainsi que la capacité à faire primer les valeurs personnelles. Ainsi l’on pressentait comme prétendants, le gouverneur de Colonia1, Ymil Hartan, qui avait encore pris de l’importance pendant les deux années de siège en gérant la situation sur son astre, Zaccharias, l’aigle des étoiles et commodore de la flotte de Colombus et enfin Jisarius, ex gouverneur de Colombus mais surtout grand exterminateur, chef incontesté des chasseurs de félons. Ce dernier avait échappé à la mort suite à un concours de circonstances. Pendant la bataille, il avait voulu requérir le conseil de son maître et avait quitté la planète un peu avant la destruction du fameux vaisseau conquérant de celui-ci, assistant en vol à l’explosion et par la même sauvant sa vie. Les Shezars, race naturellement guerrière, même si ils respectaient l’autorité d’Ymil Hartan, le voyait comme un administrateur alors que les deux autres étaient des combattants, il fut donc assez vite écarté. Ensuite, restait un choix extrêmement difficile entre deux figures emblématiques, pourtant totalement différentes qui voyaient le futur d’une toute autre manière et qui de plus ne s’étaient jamais appréciées, unies surtout par le respect commun qu’elles vouaient à leur maître. Après de longues et indécises délibérations qui s’étirèrent pendant plusieurs mois en raison de la gravité de la décision, ils en vinrent finalement à choisir Zaccharias comme chef suprême, craignant de manière non avouée, en définitive, le radicalisme de Jisarius. Les premiers désaccords majeurs se firent alors sentir, le meneur des chasseurs, soutenu par un grand nombre de suiveurs, refusant catégoriquement de reconnaître l’aigle des étoiles. Jisarius alla jusqu’à menacer son rival d’une guerre pour décider celui qui deviendrait par la force le chef ultime ; ses chasseurs qui n’avaient pas participé au siège, ayant encore augmenté leur autorité dans toute la galaxie. Seulement, Zaccharias qui n’avait aucune envie d’un tel conflit essaya de transiger. Il proposa que chacun garde une moitié de la galaxie sous son contrôle à pouvoirs égaux et qu’il  pourrait de la sorte disposer de suffisantes ressources.

Le grand exterminateur voyait néanmoins plus loin et refusa la proposition mais en fit une autre : il exigea que lui soit confié une partie significative des effectifs aériens ainsi que la toute nouvelle base spatiale, « l’impératrice de l’aube », qui était sur le point d’être achevée, plus un certain nombre de prisonniers humains en provenance de Dzartan et que sous cette condition, il partirait au loin, peut être même à la poursuite de la flotte ennemie. Zaccharias n’arrivait pas à saisir les sombres desseins de son homologue et surtout n’avait pas envie de céder les effectifs demandés mais cela semblait malheureusement être la seule solution pour éviter un conflit qui aurait divisé les Shezars dans leur ensemble et par conséquent, se résolut à accepter. Jisarius fut suivi par tous ses chasseurs, caste d’élite, mais aussi par un grand nombre de partisans qui voyaient en lui le véritable futur de la race shezarienne. A partir de cette date, en l’an 60, on se souviendra de la période qui suivit comme de l’âge du Schisme. Dans la deuxième galaxie, une fois le maître des chasseurs parti, l’aigle des étoiles, pouvait enfin agir en tant que chef suprême.

C’était un fier et fidèle représentant de sa race mais s’étant fortement instruit et en quelque sorte passionné pour l’Histoire des Hommes, voulait œuvrer dans le sens d’un certain rapprochement, tout en conservant la suprématie des siens, bien évidemment. Dans cette optique, il fit nommer des tribuns, représentants du peuple humain et pouvant à ce titre faire valoir les éventuels griefs ou observations de celui-ci. Ces tribuns, étaient sous le contrôle des aviseurs, qui se trouvaient eux-mêmes sous le contrôle du gouverneur sur chaque astre. Les chasseurs de félons qui s’étaient inscrits très fortement comme les yeux et les oreilles du chef de guerre en son absence, avaient maintenant tous quitté la deuxième galaxie avec leur chef, de la sorte, les humains purent retrouver une existence relativement plus sereine, qui grâce aux nouvelles réformes semblait évoluer dans un sens favorable. Le nouveau maître shezarien était persuadé qu’une domination efficace et prolongée, ne pouvait se faire qu’avec l’aide des populations et races contrôlées et qu’un état d’oppression permanent n’était pas rentable.

Dans cet esprit toujours, plusieurs scientifiques humains, décidèrent de travailler avec les Shezars pour favoriser les développements technologiques qui devaient être relancés après la guerre. Il fut même accepté que certains humains occupent des places subalternes dans les milices de l’ordre, postes qui jusque là leur étaient inaccessibles, toutefois par certains autres des leurs, ils étaient considérés comme des traîtres, même si cette vision des choses avait tendance à disparaître. Le climat se détendait peu à peu et les bus galactiques reprirent leur service de plus belle, en desservant à nouveau en masse Vulcano qui se rouvrait au tourisme après avoir servi à l’effort de guerre, tout en étant encore lourdement sous contrôle shezarien bien sûr, puisque la compagnie des bus leur appartenait ainsi que toutes les structures touristiques. Les différentes races  contrôlées provenant notamment des petites planètes qui s’étaient jointes aux humains et qui vivaient maintenant sous la puissance du nouveau maître, commençaient à se rendre sur Colonia1, s’inscrivant de manière croissante comme le centre principal de la deuxième galaxie. Sous toutes ces influences, sa ville principale, Eliosis, se développa d’une manière démesurée, devenant le symbole du cosmopolitisme naissant.

 

A suivre...

19:32 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

20/01/2006

Suite...Les fils du Gel

Soldats comme civils, tous autant qu’ils étaient, connaissaient la signification de ce signal, chacun avait un rôle précis qui avait été prévu longtemps à l’avance au cas ou ceci devrait se passer, bien que tous espéraient que ce jour n’arrive jamais. L’agitation montait encore d’un cran mais ce n’était pas le moment de perdre son sang-froid, les familles et les proches tentaient de se rassembler dans l’immense cohue, toutefois c’était un exercice bien ardu dans le contexte des événements, impossible même pour certains alors que véhicules en tout genre et piétons se bousculaient dans les rues encombrées et pleines de débris. Tous les civils ainsi que les équipages de vaisseaux devaient se réunir aux  quais de départ. Les troupes d’infanterie se devaient absolument et spécialement en cet instant de tenir leurs positions pour retenir l’avancée et limiter les mouvements de l’ennemi tout en détournant son attention. Les troupes shezariennes au sol, préoccupées par leurs objectifs, déterminées à prendre les points de contrôle, ne réalisèrent pas la signification du signal qui retentissait maintenant sur la planète toute entière. Les hangars souterrains et secrets apparurent alors des profondeurs, les perles de la flotte humaine, qui n’avaient encore jamais traversé les espaces intersidéraux, révélant leur magnificence. Il s’agissait de trois vaisseaux : le Spartacus, l’ Exodus et surtout le vaisseau amiral, le Prometheus, encore appelés vaisseaux caravelles en raison du gigantesque mât central qu’ils présentaient. Ils étaient cachés dans le ventre du canyon des six dunes, gouffre extrêmement profond au milieu d’une partie désolée et inhabitée de la planète souvent balayée par des tempêtes et victime de changements brusques de température, dans un hangar secret dont seuls les membres du Haut Conseil et de l’équipage des vaisseaux connaissaient l’existence. Le personnel de ces gigantesques navires avait été trié soigneusement pour remplir cette tâche déterminante. Leur but était de protéger tous les autres vaisseaux, les centaines de milliers de vaisseaux de transport qui avaient à leur bord tous les civils qu’ils pouvaient contenir et qui étaient maintenant prêts au décollage. N’ayant plus le choix, les responsables décidèrent d’utiliser les armes terrifiantes qui équipaient les deux lunes de la planète, ils ne l’avaient d’ailleurs pas fait avant car les assiégeants auraient pu remarquer leurs installations, les détruire et empêcher ce qui maintenant apparaissait comme la seule solution, bien qu’elle fut extrêmement difficile à prendre. C’est à ce moment crucial que se réveillèrent ce qui était connu sous le nom des « fils du gel », c'est-à-dire les terribles canons qui habillaient d’un linceul latent les deux lunes à proximité. Ils concentrèrent d’abord l’énergie phénoménale de leurs tirs sur l’Ourobouros, le vaisseau conquérant du chef de guerre Zebulon et le réduirent en poussière dans un énorme éclat de lumière comme si il s’agissait d’un vulgaire jouet. Les combattants au sol restèrent un moment figés dans une bulle de stupeur où le temps n’existait plus, fixant de manière incrédule le bâtiment de leur vénéré maître pulvérisé en un nuage blanchâtre de souvenirs. puis, animés par le désir de lui faire encore plus honneur, reprirent les affrontements avec d’autant plus d’acharnement. La flotte shezarienne réalisant de façon courroucée et enragée d’où provenaient les tirs, s’engagea à détruire les installations responsables de ce drame mais les vaisseaux de combats humains qui demeuraient opérationnels créèrent alors une sorte de mur pour les protéger ; toutefois les Shezars aveuglés par la soif de vengeance, n’étaient à ce moment là pas à même de soupçonner l’utilisation finale que leurs opposants comptaient en faire. Des centaines de milliers de vaisseaux décollèrent donc de la planète à ce moment, la grande majorité étant formée de vaisseaux de transport remplis de civils, entourés par ce qui restait des vaisseaux de combat, de vaisseaux éperonneurs aussi appelés « espadons » , équipés de gigantesques piques à l’avant et destinés à percuter les navires ennemis au moyen de celles-ci pour créer une ouverture et permettre aux autres bâtiments alliés de passer au travers du bloc compact ennemi et enfin des trois caravelles, les perles de la flotte dont l’inégalable Prometheus. Les milliers de fantassins humains qui demeuraient au sol pour retenir l’ennemi se battaient farouchement tout en connaissant le sort qu’ils avaient choisi d’accepter longtemps avant en prêtant le serment du Ragnarok.  Les Shezars ayant vu la destruction de leur vaisseau conquérant par les armes terribles, observant la fuite des innombrables vaisseaux, ainsi que les fantassins qui semblaient se résigner à entamer leur dernier acte, comprirent alors les intentions folles des Hommes mais il était trop tard. Le centre de contrôle des « fils du gel » se trouvait au 22ème sous-sol du consortium suprême,  les opérateurs de cette salle étant également des volontaires, pour permettre une protection optimale. Le seigneur Xeratos quant à lui,  demeurant dans les steppes ardentes et réalisant lui aussi ce qui allait se passer décida de charger une dernière fois en essayant d’emporter le plus d’adversaires possibles par son fait car dans son esprit il ne pouvait y avoir d’autre fin pour lui. Ses joues étaient tendues, la mâchoire serrée, le visage dur, les sourcils froncés, le front dégoulinant, il criait par tous les canaux de son corps à travers son épaisse armure mauve ornée d’imposantes épaulettes à l’aspect brillant, symbolisant l’importance de son grade. Il avait deux « admoniteurs » dans les mains, sortes de fusils comprenant des bouts de métaux à l’intérieur pouvant les éjecter à pleine puissance pour une sombre moisson, arme d’une efficacité redoutable surtout à distance rapprochée. Il se frayait un chemin au milieu des rangs ennemis, suivi par ses plus fidèles lieutenants, dans une seconde d’inattention qui aurait pu être fatale, il fut percuté par un Z-23 ennemi mais se releva aussitôt et tira dans la roue arrière du véhicule qui s’apprêtait à faire demi tour pour lui charger à nouveau dessus. Il se rua alors sur le pauvre pilote dont la jambe était écrasée par son véhicule et l’acheva mais au même moment, prit un tir dans la jambe droite. En tant que seigneur coriace, il réussit encore à se relever, à reprendre le combat, à causer de multiples pertes et dans un dernier sursaut, se retourna pour fixer la grande bannière encore brandie bien haute. Son fils, blessé plusieurs fois, avait un genou au sol et se vidait lentement de son sang, sortant par les multiples orifices de son armure jaune et mauve, unique à sa tâche, mais il agrippait encore fermement la hampe solide et pourtant particulièrement lourde… mourir au pied de la grande bannière qu’il doit protéger jusqu’au bout et à laquelle il est attaché, est le véritable sort de son esclave. Le jeune porteur n’avait pas faibli même au seuil de la mort, il gardait à l’esprit le rôle qui lui fut confié.

A Babelopolis, les fantassins humains restés au sol pour retenir l’ennemi,  jetèrent un dernier regard aux vestiges de leur civilisation : au milieu de la fumée, éclairé par les multiples lumières qui flamboyaient maintenant sous la caresse vespérale et qui teintaient les volutes d’innombrables nuances chromogènes, apparaissait le dôme à moitié détruit de la Magna Libraria. Leurs cœurs se pincèrent alors au plus profond en pensant à l’Héritage perdu, aux heures qu’ils avaient passées à consulter les ouvrages datant du rêve bleu, aux statues taillées dans le granit rouge de la planète qui représentaient les illustres protagonistes des cinq derniers siècles et qui peuplaient fièrement le long couloir soutenu par les colonnes de marbre vert menant aux archives centrales, aux immenses frises sur lesquelles étaient écrites des millions de citations relatives à leur histoire et aux dalles bleues, datant encore de l’époque des échanges avec Colombus avant la guerre, qui maquillaient le sol d’une sérénité communicative. D’autres, eurent une pensée pour l’hôtel des cultes, bâtiment construit selon la mode ancienne, au milieu d’autres constructions de dernière technologie qui dispensaient leurs reflets de métal et de verre dans l’air et dont le sommet laissait s’échapper des flammes qui dévoraient le dernier bastion de l’espoir ; ainsi que pour le primintendant qui poussant peut être l’impératif de sa mission dans ses derniers retranchements, avait péri. D’autres enfin qui se trouvaient non loin de l’ancien sanctuaire fixèrent les débris du lieu sacré, des morceaux de l’ancienne coupole, de machines, de tissus et de corps, en jonchaient sporadiquement le sol. Un drapeau rouge, en lambeaux était toujours planté au milieu des décombres, flottant aux caprices du vent malicieux et prouvant lui aussi l’effort mémorable de résistance fourni, les soldats ayant à ce moment une pensée pour tous leurs frères tombés. Ensuite, pendant un moment très bref, il y eut comme un silence complet, puis, au milieu du chaos, noyé dans la brutalité, englué dans l’air épais en suspens, l’on put entendre le son mélodieux de ce que les humains avaient pour coutume d’appeler une flûte, petit ustensile en bois, probablement taillé de façon rudimentaire par un soldat et qui semblait résonner comme un ultime chant d’adieu. Les douces notes accompagnèrent tous ceux qui demeuraient encore là d’un air empreint à la fois de nostalgie et de mélancolie, puis soudain il y eut comme un énorme bruit d’aspiration, les « fils du gel »  entonnant à leur tour, un chant beaucoup plus sinistre celui là, concentrant la force de leurs rayons combinés, dans un tir unique et prolongé qui souffla la planète toute entière, la réduisant en particules errantes dispersées dans l’immensité du cosmos. Ainsi disparut la planète rouge de la surface de la galaxie proscrite avec tous ses souvenirs, ses merveilles et ses secrets. La plupart des civils avaient réussi à s’embarquer dans les vaisseaux pour l’évacuation mais des pléiades de soldats, des deux côtés, les humains de manière consciente et délibérée, les Shezars de manière forcée, jouèrent leur dernier acte sur la scène de cet affreux combat.   

 

A suivre...

18:47 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19/01/2006

Suite...La dernière option

 Le chef de guerre ne voyant pas encore la nécessité de se mêler lui-même aux combats, supervisait les opérations de l’Ourobouros, l’aigle des étoiles, lui, était en charge de la plupart des opérations aériennes et de toutes celles qui impliquait la flotte de Colombus en tout cas. Au sol, dans les steppes ardentes, le seigneur Xeratos  contrôlait les phalanges shezariennes. C’était un véritable guerrier qui menait lui-même ses soldats au combat, il était grand, large d’épaules, possédait des muscles saillants, avait des cheveux noirs coupés très courts ainsi qu’une une barbe fine et sombre qui ternissait encore un peu plus son visage hargneux, lui-même marqué par deux profonds sillons qui creusaient ses joues de part et d’autre de ses lèvres épaisses. Il avait un œil marron et un œil vert, qui semblaient représenter dans toute leur profondeur, à la fois le calme du stratège et la tempête qui anime le guerrier. Sa boucle d’oreille semblait refléter toutes les nuances de sa personnalité, inscrites dans les diverses expériences qui l’avaient formé. Il était totalement intraitable avec ses ennemis, la clémence n’était pas une option pour cet être doté d’un sens exceptionnel du combat. Il vivait uniquement pour la gloire du champ d’honneur, pour que son nom soit gravé dans les mémoires, pour prouver son dévouement à son chef suprême et pour l’atmosphère unique des combats qui lui permettaient de se confronter à de valeureux adversaires. Pour tout cela, il n’hésita pas à nommer son fils comme esclave de la grande bannière. C’était le titre qui était donné au porteur de celle-ci, qui devait la protéger jusqu’à la mort devant la brandir jusqu ‘à son ultime souffle. La bannière éclatante de couleur jaune et mauve était accrochée à une gigantesque hampe qui se terminait par une pointe acérée. Un cristal de myaléthite était représenté au milieu de la bannière, dans un cercle formé par les inscriptions suivantes : Ad gloriam, Ad mortem, Ad unum, très caractéristiques de leur esprit. En raison de la taille gigantesque de la bannière, son porteur ne pouvait se servir que d’un seul bras pour se défendre au mieux et n’avait pour ce faire qu’un petit pistolet à faible portée, c’était donc un rôle très honorifique, connu et respecté de toute l’armée mais qui présentait un danger accru. Pour les Shezars, les liens du sang ne signifient rien, ils appartiennent tous à la même race et ne respectent que la valeur personnelle, par conséquent ils ne sont pas forcément plus respectueux de leurs ascendants ou descendants que des autres. Il avait choisi son fils pour voir si il pouvait se montrer digne de son respect et de son estime en prouvant sa valeur.  Depuis longtemps, le seigneur Xeratos attendait ce jour, où il pourrait enfin se distinguer dans une bataille majeure ; il avait bien participé à plusieurs actions d’importance diverses comme la guerre contre les Krakors mais jusque là le terrain de la guerre avait été aérien. Dans la bataille, il mit d’abord les titans en première ligne car leur portée de tir était plus grande que celle des blindés humains, harassa ensuite les troupes ennemies en lançant des raids avec ses unités de soutien mobile qui se frottèrent à l’ala mechanicus, créa un écran de fumée pour couvrir ses mouvements toue en ordonnant des tirs sur les positions ennemies et réussit suite à ces manœuvres à arriver à une distance raisonnable pour que l’infanterie entre en action. Ses phalanges étaient plus fournies et plus nombreuses que celles de l’ennemi, mieux équipées aussi, les combats étaient rudes, les humains tentaient de résister mais beaucoup écrivirent sur le sable rouge, leur dernier poème. Il faisait affreusement chaud, la poussière et le sable décuplant encore cet effet dans la gorge en l’asséchant comme un puits tari, les combattants tombaient en masse des deux côtés mais les humains malgré leur courage ne semblaient faire que repousser l’inéluctable car à chaque heure passée, la situation devenait plus critique. Les « purificators » ennemis faisaient des ravages avec leur flammes dévastatrices mais l’ala mechanicus, la cavalerie d’acier, qui comprenait probablement la crème des troupes humaines au sol, ne relâchait pas la pression, menant des charges incessantes en taillant une fresque morbide dans les rangs shezariens. Les blindés tentaient toujours de se neutraliser, les « angelus » continuaient d’appuyer leurs hommes et les soldats se livraient un âpre combat. Pendant ce temps, à Babelopolis, le commandement avait été assuré, bien que ce ne fut guère prévu, par Jisarius, ayant imposé son charisme tout naturellement aux autres soldats qui le suivirent lui et ses chasseurs. Il avait quitté son poste de gouverneur de Colombus exactement pour ce type d’action et ne fut pas déçu. Son crâne rasé luisait sous le soleil de feu, son visage anguleux vibrait sous l’excitation visible par l’action des nerfs faciaux, ses yeux, petits, étroits et serrés fixaient sans ciller l’horizon d’une manière conquérante, son nez était plat, long et fin, son menton court et légèrement relevé et l’ensemble lui donnait un air très austère. Il avait décidé de ne pas porter de casque, ce qui ne faisait que renforcer son caractère intimidant. Sa longue cape mauve traçait des vagues colorées dans son sillage, alors qu’il fouillait la ville à la recherche d’adversaires à affronter. Des combattants il y en avait partout et pour les confronter, il ne portait pas de bouclier mais une épée énorme qu’il devait déchaîner à deux mains. Sa défense était donc bien réduite puisqu’il ne portait ni casque ni bouclier mais son attaque et son aura s’en trouvaient sublimées, il n’était pas inconscient face au danger, il adorait simplement le poursuivre. Plusieurs hommes courageux tombèrent sous les grands moulinets dévastateurs de sa large épée dont la surface lui permettait de bloquer les tirs ennemis. Les chasseurs étaient transcendés par les actions de leur chef et firent chanter à leurs épées des oraisons glacées. Ils se divisèrent alors en plusieurs escouades, chacune composées de soldats sous le commandement d’un chasseur, pour tenter de prendre les bâtiments qui constituaient des symboles aux yeux des humains. Jisarius se dirigea avec plusieurs unités vers l’hôtel des cultes et combattit les défenseurs du lieu ; par deux fois, il failli être touché par un tir hostile mais des chasseurs s’interposèrent pour sauver leur coryphée. Les combats étaient durs là encore et les humains qui s’étaient perchés au sommet du bâtiment et qui épaulaient leurs frères d’arme au sol, arrivaient à causer des pertes significatives dans les rangs adverses jusqu’à ce qu’une grenade incendiaire ne les déloge. Malgré tous leurs efforts, ils perdirent le contrôle de la bâtisse et le drapeau rouge fut bientôt piétiné et remplacé par les couleurs jaune et mauve de celui des Shezars qui claquait dans le vent espiègle. Le primintendant qui ne voulait pas quitter les lieux, tenta de tuer Jisarius en ramassant un canon à pulsion électrique afin de lui envoyer une décharge fatale mais celui-ci lui asséna un grand coup et le trancha d’un mouvement net de l’épaule gauche à la hanche droite avant qu’il n’en ait l’occasion. C’est donc ainsi que s’éteignit le guide suprême des cultes, un épais filet rougeâtre gorgeant bientôt sa longue robe blanche en tissu sur laquelle une planète déposée dans des mains ouvertes et représentant le culte universel était brodée. Le grand exterminateur ramassa le chapelet qui se trouvait dans la main du défunt le mit autour de son poignet, essuya d’un revers de la main les gouttes d’une substance mêlant sang et sueur sur son front et sortit nonchalamment en ordonnant aux soldats de tenir la position et à ses hommes de le suivre.   Pendant ce temps, d’autres sections avaient attaqué la Magna Libraria dont le dôme touché par la déflagration d’une bombe sonique ne comportait plus que la moitié de sa structure originelle selon une coupe transversale. Les Hommes tentaient de conserver leurs ennemis à distance en utilisant leur puissance et leur cadence de feu, grâce aux tourelles qui avaient été placées sur les marches blanches de l’édifice, mais après plusieurs heures de résistance ils durent se résoudre au combat rapproché, les chasseurs sortant alors comme des furies des lignes arrière pour prouver la suprématie de leur art en ce domaine. Les tirs, les coups, les grenades, les bombes, les flammes, pouvaient venir de toutes parts dans cette mêlée gigantesque et l’on vit bientôt le drapeau de l’envahisseur s’élever au sommet du centre de l’Héritage humain. Les Shezars semblaient trop nombreux, trop organisés, trop bien équipés, pour que les braves défenseurs ne puissent vaincre. Tout Babelopolis résonnait sous les tirs, les explosions et les cris, quand les membres du Haut Conseil, toujours en train de méditer et de réfléchir dans leur quartier général décidèrent, constatant la supériorité de l’ennemi d’activer les sirènes d’alarme annonçant à tous le déclenchement de l’opération Ragnarok.

 

A suivre...

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18/01/2006

Suite...Une sombre éclipse

Les assiégeants entreprirent donc de bombarder sans relâche le bouclier et de faire trembler les habitants, dans le désir de fragiliser la foi des priants et ainsi de pouvoir en visant en plein centre, ne fut ce que pour un instant minime, percer le bouclier et détruire en concentrant toute leur force de frappe, l’ altar sacré qui était la source intime de celui-ci.  Des dizaines de milliers de bombes furent alors lancées, soutenues par les tirs des plus gros canons de l’armada shezarienne. Les priants résistaient mais ils persévérèrent jusqu’à ce qu’ils parvinrent à créer l’infime brèche dont ils avaient besoin. Leur attention n’étant monopolisée que par cela, ils concentrèrent tous leurs tirs sur le talon d’Achille de la structure qui ne se relâcha que pendant une demi minute, peut être même moins. Cela suffit cependant à faire passer les rayons et tirs guidés de main de maître. Rien ne pouvait résister à cette puissance incalculable et le sanctuaire des priants fut touché de plein fouet, le toit s’écroula emportant les majestueuses colonnes de marbre vert qui soutenaient la coupole, les rosaces d’orfèvre qui apportaient la sérénité au lieu volèrent en éclats, les machines explosèrent détruisant l’altar, faisant périr beaucoup de priants et laissant la planète à nu, à la merci de l’ennemi. Les civils qui s’attendaient à tout sauf à la destruction du bouclier, furent pris de panique et les officiels eurent bien du mal à calmer l’agitation générale. Les gens couraient, criaient, tentaient de retrouver leurs proches mais ils n’avaient nulle part où aller, aucun endroit pour fuir l’ennemi qui s’apprêtait à débarquer. Les batteries de défense fonctionnaient maintenant à plein régime pour tenter d’abattre le plus de vaisseaux possibles avant qu’ils ne puissent se poser. Pourtant, l’envergure de la flotte était tellement époustouflante que l’on aurait cru qu’une éclipse venait frapper la planète, n’était plus visible que l’ombre sans cesse grandissante du danger et d’un avenir qui semblait tout aussi ténébreux. Jusque là, seuls les navires de combat tels que les bombardiers, les croiseurs, les cuirassés, les incendiaires et les conquérants avaient été sollicités mais maintenant c’étaient surtout les vaisseaux de transport de troupes qui devaient s’employer pour faire débarquer les innombrables fantassins qui n’avaient pas encore eu de rôle à jouer et qui commençaient à s’impatienter. Beaucoup de civils valides, demandèrent des armes aux autorités pour pouvoir se défendre et se battre jusqu’au bout. Cela leur fut pourtant refusé car les membres du Conseil avaient d’autres plans. Les Shezars tiraient sur la planète maintenant privée de sa protection, toutefois leur but n’était pas de tuer les civils car ceux-ci représentaient autant de futurs citoyens potentiels pour eux, vu que la puissance d’un royaume se calcule aussi au nombre de ses sujets. Les premiers vaisseaux arrivèrent enfin à se poser et rabattirent les lourdes portes qui claquèrent dans un mouvement vertical et brusque sur le sol, produisant un bruit sourd, qui se mêla à l’atmosphère déjà extrêmement confuse et agitée. La totalité de la planète n’était pas habitée et même si les citoyens étaient répartis, la plupart vivaient dans quelques mégalopoles qui regroupaient un grand nombre d’entre eux. La principale, celle dans laquelle se trouvait le sanctuaire et les autres bâtiments importants, s’appelait Babelopolis, ce nom provenant semble-t-il d’une de leurs anciennes légendes ; ils nommaient souvent les éléments de leur nouvel habitat par des références à l’ancien pour tenter de ne pas l’oublier. C’est donc là que se dirigea le principal des troupes shezariennes. Des milliers de soldats, revêtus de leurs armures jaunes, qui épousaient parfaitement la forme du corps et de leurs heaumes à cimier, foulèrent pour la première fois la surface de cette planète qui n’avait jamais été souillée par l’ennemi. Parmi eux se trouvaient aussi les armures noires des chasseurs munis de leurs épées cinglantes, de leurs casques ailés, d’un grand écu triangulaire très résistant, tout à fait de circonstance quand les adversaires ont des armes de distance, d’une longue cape mauve qui s’attachait grâce à une broche blanche en forme de tête de lion par devant et d’une indicible envie de graver le nom de leur caste et de leur chef dans les annales de la race. Les humains, eux aussi, déployèrent leurs forces d’infanterie qui jusque là n’avaient pas dû intervenir grandement dans le cadre de la guerre majoritairement navale.  Leurs uniformes étaient d’un rouge légèrement parsemé de nuances orangées, le col évasé et les manches, étaient ornés de fines bandes d’un vert foncé qui en formaient le rebord et les grades apparaissaient sous forme de galons et de chevrons couleur or. Au dessus de leurs uniformes, ils portaient des plastrons robustes qui leur couvraient la poitrine et le dos, des casques de la même couleur que l’uniforme munis d’une visière teintée sur la tête et des jambières couplées à des genouillères pour couvrir le bas du corps. Les batailles navales peuvent causer beaucoup de morts en une seule fois lorsqu’un navire est détruit mais rien n’est à comparer avec l’âpreté des combats qui eurent lieu au sol en ce jour de la fin de l’an 58. Des dizaines de milliers de guerriers s’affrontèrent en ce jour particulièrement torride. Les Hommes se rassemblèrent en masse devant plusieurs points stratégiques pour empêcher qu’ils ne tombent aux mains de l’envahisseur et plantèrent le drapeau rouge de la planète, devenu symbole de toute l’humanité devant ces bâtiments. Parmi ceux-ci se trouvait le quartier général du Haut Conseil, aussi appelé consortium suprême, qui était un édifice solide, fortifié, très difficile d’accès et bien gardé mais qu’il fallait absolument tenter de sauvegarder. En ce qui concerne les autres bâtiments importants, certains combattirent férocement devant les débris du sanctuaire des priants, vestige de la foi ébranlée, d’autres voulurent plutôt préserver l’héritage de la Magna Libraria. C’était également une construction énorme, une longue allée bordée de lampes tamisées qui la nuit dispensaient une lumière bleuâtre menait aux marches de pierre blanche, construites en matériaux bruts, ensuite quand on levait la tête on était inexorablement interpellé par le dôme saisissant et grandiose, d’aspect transparent qui se teintait en pourpre lors de la visite du soir. La plupart des sources y étaient informatisées, cependant il paraît qu’elle contenait encore dans une gigantesque salle isolée, appelée la chambre de Mnémosyne, des ouvrages uniques et originaux datant de l’époque du rêve bleu. Mais de toutes les constructions majeures, ce fut peut-être l’hôtel des cultes qui fut le plus encerclé par la population se rattachant encore à un dernier espoir. Cet édifice sacré n’était pas destiné à un culte en particulier, mais à tous les cultes, qui s’y réunissaient et qui célébraient chacun à leur tour ou parfois même ensemble, leur office. Cela avait été décidé par un décret du Haut Conseil, devant donc être appliqué de manière absolue et ce dans un souci d’unité, par conséquent il n’affichait aucun signe extérieur qui puisse être rapproché d’une tendance précise. Tous les membres des cultes de Colonia1, Colombus et autres avaient dû fuir au moment où ceux-ci avaient été frappés par l’interdiction et se retrouvèrent à Babelopolis. Le primintendant était le représentant spirituel suprême de l’hôtel, qui se faisait élire par des représentants de tous les cultes et tendances, toujours pour préserver l’égalité. Bien sûr de nombreuses tensions existaient et des conflits intérieurs faisaient rage mais aucune manifestation publique d’une telle discordance n’était tolérée.

Dans les rues de Babelopolis, les affrontements s’amplifiaient, c’était le plus lourd théâtre des combats de la planète avec le territoire des steppes ardentes, sortes de plaines de sable rouge parsemées ça et là par des herbes sauvages qui poussaient au gré du vent brûlant et balayé par des nuages de poussière de roche. Sur ces étendues à perte de vue, les deux formations s’affrontèrent sans pitié. Les humains disposaient de véhicules blindés de type « crusaders » équipés d’un canon central à particules et de deux mitrailleuses lourdes sur les côtés ; de soutien légers de type « angelus » équipés de coffres à roquettes et de gatlings rotatives à la vitesse de feu foudroyante ; de soutiens mobiles de type Z-23 ou « eels », qui sont des véhicules sur deux roues équipés de mitrailleuses légères, extrêmement vifs et dont l’ensemble forme l’ala mechanicus ; de véhicules déchiqueteurs de type « excalibur » chargés de littéralement éventrer les véhicules ennemis ; de véhicules de transports sur quatre roues et enfin de très nombreux soldats d’infanterie. Les Shezars, au contraire avaient emporté moins de véhicules au sol mais étaient lourdement soutenus par leurs effectifs aériens. Ils disposaient toutefois de quelques blindés inférieurs en nombre mais d’un type plus dévastateur que celui de l’adversaire, les « titans », équipés de six rampes à projection laser ; de véhicules de type « purificator » projetant des flammes dévorantes qui avalent tout sur leur passage ; d’unités mobiles à peu près équivalentes à celles de leur adversaire bien qu’en infériorité numérique également, de quelques véhicules à catalyseurs ioniques servant à neutraliser et déconnecter les appareils ennemis se trouvant dans une certaine zone d’action et enfin d’immenses légions, supérieures à celles des humains, de fantassins. Le front était donc double, les humains durent résister aussi bien à Babelopolis que dans les steppes ardentes et furent vite submergés dans les autres zones moins habitées de la planète qui tombèrent sous contrôle shezarien.

 

A suivre...

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17/01/2006

Suite...Le précieux secret

Les civils humains qui demeuraient sur les planètes qui furent récupérées n’avaient pas été tués car non combattants, à part ceux qui dans un dernier sursaut se joignirent aux soldats, mais tombèrent sous domination shezarienne. C’était une situation tout à fait nouvelle pour eux puisque venant de la planète rouge, ils n’avaient jamais connu cela. Certains comprirent alors la situation qu’enduraient les citoyens des autres planètes comme Colonia1 ou Colombus, à ceci près que leur situation était peut être pire encore car les shezars n’étaient sur ces planètes mineures que pour avoir un point d’ancrage supplémentaire dans le cadre d’une guerre, alors qu’ils vivaient sur les autres.

Lors de l’une des incursions nocturnes tentées par les humains, un petit vaisseau fut attiré grâce à l’action de plusieurs aspirateurs ennemis vers l’Ourobouros de Zebulon. Son pilote fut amené au chef de guerre qui le somma de lui révéler comment il était possible de briser le fameux bouclier. L’homme était prêt à donner sa vie sans hésiter pour le sort de la planète toute entière et ne dit rien. Suite à son implacable réticence, il fut torturé durant de longues heures, cependant presque aux portes du royaume des ombres il n’avait toujours rien avoué, les Shezars voyant qu’ils n’en tireraient rien par ce biais, décidèrent alors d’utiliser un disrupteur encéphalique. Cette machine servait en émettant une décharge électrique puissante dans certaines zones précises du cerveau à délier la langue des plus fidèles. Toutefois elle présentait le gros risque de pouvoir griller le cerveau de celui sur lequel elle était utilisée et donc de perdre définitivement la possibilité de retirer l’information désirée. Analysant cela comme étant la seule solution, ils décidèrent de l’employer mais quand le brave vit la terrible machine et comprit qu’il ne pourrait plus lutter, il sectionna sa propre langue et s’étrangla volontairement en l’avalant pour conserver le secret. Les Shezars étaient bien sûr enragés de n’avoir pu soutirer l’information cruciale mais ils respectaient grandement de telles marques de dévotion et de courage.

Malheureusement, tous les humains n’étaient pas faits du même métal et certains virent en l’ennemi leur chance de survie, des conflits apparurent battant en brèche l’unité des Hommes pourtant déjà fragile. Plusieurs vaisseaux tentèrent de quitter sans autorisation la planète rouge pour aller se rendre aux Shezars et requérir leur protection en leur jurant fidélité. Les défenseurs de la planète n’eurent d’autre choix que d’abattre leurs propres ressortissants qui en agissant de la sorte, mettaient en péril la survie de tous. Ils furent complètement détruits… sauf un. C’était un vaisseau rapide qui appartenait à un marchand qui ne vivait que pour accroître son patrimoine personnel. L’homme sans scrupules ne voyait que sa propre survie, ainsi qu’une possibilité lucrative de monnayer ses services et ses informations avec l’ennemi. Il réussit donc à rejoindre l’assiégeant et monta avec son vaisseau à bord de l’Ourobouros. Zebulon en personne le reçut, entouré toutefois de plusieurs gardes qui apparaissaient de manière croissante comme les protecteurs personnels du chef de guerre. L’homme se présenta, il avoua qu’il était marchand et qu’il croyait que l’avenir se construirait grâce aux Shezars et non aux Hommes et qu’ainsi il préférait être du côté des gagnants ; il est dans la nature de tout bon commerçant d’essayer de charmer sa cible et cela fonctionnait aisément avec des esprits singuliers mais seulement il se trouvait face au plus haut représentant d’une race déjà spécialement immunisée contre ce genre de futiles tentatives. Le chef de guerre lui somma de stopper ces vaines flatteries et de lui annoncer la véritable raison de sa venue. Le marchand impressionné par l’aura et l’assurance de son vis-à-vis lui annonça qu’il avait un moyen pour contourner le problème du bouclier, tout en demandant timidement et de façon à peine audible ce que serait sa récompense pour une telle information. Zebulon le regarda avec un mépris difficilement contenu et le somma sans plus tarder de fournir cette information, certes tant attendue. Le marchand lui avoua alors que le bouclier comprenait plusieurs portails qui pouvaient s’ouvrir à différents endroits de celui-ci, sans pour autant que le reste du bouclier ne se dévoile et que ceux-ci pouvaient être ouverts à l’aide d’un code d’identification. Les codes d’identification consistaient en une séquence généthliaque qui n’était connue que par le seul individu mais qui était répertoriée dans les registres centraux de la planète, donnant donc l’accès à celle-ci. Le traître leur donna donc son code pour qu’ils puissent pénétrer.

Les Shezars décidèrent de remplir le vaisseau marchand d’une troupe de soldats d’élites dont la mission allait consister à désactiver le bouclier de l’intérieur en profitant du code d’identification. Ils se dirigèrent donc vers le bouclier mais quand ils entrèrent le code, aucun portail ne s’ouvrit. Durant cette période, plusieurs personnes connaissant le marchand avaient signalé sa disparition, ainsi au centre de contrôle l’on annula l’ouverture des portails qui opérait normalement avec le code de celui-ci car dans l’état de tension palpable, le doute n’était pas permis. Ils s’en retournèrent donc presque fous à bord de l’Ourobouros, dans l’intention de se faire un collier avec les tripes du marchand car ils avaient le sentiment de s’être fait berner.

Quand ils arrivèrent à bord, ils informèrent leur chef de guerre de la situation et celui-ci fixa alors le pauvre homme d’une façon qui ne laisse pas présager un long futur par la suite. Au moment où un lieutenant shezarien s’apprêtait à le frapper à mort pour son insolence et pour l’affront, il jura, pour que l’on épargne sa misérable existence, qu’il y avait un autre moyen bien plus fiable celui-là et qu’il le connaissait également. Il était alors sur le point d’annoncer en parfait traître qu’il était, la véritable nature de la force du bouclier. Après une courte hésitation, il déglutit et leur expliqua que la source du bouclier consistait en une énergie formée par les prières des Hommes pour protéger les êtres qui leur étaient chers. En effet, il existait un énorme bâtiment, le sanctuaire des priants, qui comprenait lui-même une salle gigantesque surnommée l’altar des priants, dans laquelle pouvaient se réunir plusieurs milliers de personnes afin d’additionner les ondes positives de leurs pensées et les transformer ainsi en énergie qui alimentait le bouclier. Tous les priants étaient reliés dans cette salle à des machines extrêmement sophistiquées qui s’occupaient de traduire les ondes des prières, en un gigantesque amas d’énergie grâce notamment à des neuros- décodeurs. Le cerveau était en quelque sorte relié directement à l’aide d’un système ultra performant aux ordinateurs et au champ de force qui n’existait que par l’action des ondes positives de ceux qui avaient quelqu’un à protéger. Cette barrière était bénéfique et c’est pour cette raison qu’elle résistait contre toutes les armes de destruction ou les mauvaises intentions. Les priants se relayaient de manière volontaire pour qu’il y ait en cas de besoin toujours une permanence et que le bouclier ne soit jamais désactivé. Il était cependant possible par le biais des machines qui en assuraient le contrôle de le stopper à tout moment de manière soit ciblée par le biais des portails, soit totale en enlevant purement et simplement la couverture qu’il procurait. L’efficacité du bouclier ne dépendait donc que de la seule foi des priants ; quand ils perdent l’espoir, quand s’immisce le doute, le bouclier est beaucoup moins puissant et donc vulnérable. Le marchand perfide révéla encore qu’il  existait un point plus sensible que tous les autres dans le bouclier mais qu’il ne le connaissait pas. C’était un homme qui était amené à rencontrer beaucoup de monde et il arrivait parfois qu’il entende ou mieux qu’il soutire insidieusement des bribes d’informations qui dans son esprit pouvaient lui servir d’une manière ou d’une autre. Ainsi il entendit probablement cette partie de secret de cette façon. Sachant cela, ils convoquèrent leurs ingénieurs et leurs scientifiques pour tenter de trouver cette faille. Après maintes recherches, leur sens aigu de la science et leur intelligence, leur permirent de remarquer qu’en un endroit, il existait des variations au niveau de la polarisation du bouclier. C’était une surface où tous les points semblaient converger : en plein centre. A cet endroit en effet le bouclier était fragilisé à divers moments car pour qu’il soit aussi étanche que tous les autres points, il fallait que la communion et l’unité des priants qui en assurent le respect soit quasiment totale. Ayant découvert cela, les Shezars fascinés par la complexité et l’ingéniosité technique d’une telle prouesse, en savaient assez pour élaborer une stratégie qui devait venir à bout du plus grand obstacle rencontré. Le marchand redemanda ce que serait son privilège après leur avoir fourni le secret de la victoire mais le chef de guerre, après avoir obtenu l’information qu’il désirait, lui montra toute la haine et le dégoût qu’il avait envers les traîtres et pour le punir de sa félonie, l’éjecta vivant dans le gouffre insondable de l’espace.

 

A suivre...

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16/01/2006

Suite...Il faut tenir!

L’armada était véritablement effroyable et les premiers vaisseaux à attaquer furent les bombardiers qui lancèrent des milliers de bombes soniques pour tenter de détruire le bouclier protecteur grâce aux ondes terrifiantes que celles-ci arrivaient à créer. Le bouclier ne sembla pas bouger suite à ces bombardements même si les vibrations firent trembler les habitants terrifiés par leur violence.

Les cuirassés et les vaisseaux conquérants tentèrent à leur tour de percer le bouclier avec leurs rayons et canons d’une férocité impressionnante, mais en vain. Ainsi commença une véritable situation de siège mais à l’échelle de la planète toute entière, elle fut encerclée, empêchant toute sortie. Les Shezars commençaient à s’exaspérer de se trouver devant une planète qu’il n’y avait pas moyen d’attaquer en raison du bouclier. Les humains quant à eux, se demandaient combien de temps allait durer ce siège et si ils pourraient tenir très longtemps. Les responsables officiels sur la planète se torturaient l’esprit pour entrevoir une façon de desserrer l’étau oppressant de l’implacable adversaire. Ils avaient bien des canons puissants mais le risque de la désactivation du bouclier était disproportionné par rapport à l’avantage qu’ils auraient pu retirer de leur puissance de feu.

Les planètes mineures qui se trouvaient à distance raisonnable de là dans la deuxième galaxie et qui étaient toujours sous influence humaine, entrèrent alors en action pour tenter de prendre l’ennemi à revers.

Toutefois les forces militaires qui étaient mobilisées sur ces planètes n’étaient pas énormes. Les humains y avaient quelques installations et combattants mais rien de majeur. Les Shezars qui ne pouvaient combattre sur tous les fronts, n’avaient pas eu de prétentions particulières sur ces territoires, ils bloquèrent seulement le nombre de réfugiés que la planète rouge put y envoyer grâce au blocus. Quoi qu’il en soit,la surprise due à la négligence des Shezars qui n’avaient pas attaqué ces positions à l’aller, permit à leurs vaisseaux d’entamer l’arrière garde de l’adversaire. Parmi les combattants, figuraient des représentants de certaines races issues de ces planètes vivant en paix avec les humains et qui voyaient en l’ennemi un danger de rupture de cet équilibre. Le fait que ces différentes races étaient du côte des humains sur les planètes concernées avait également freiné un éventuel élan de conquête. Ils n’occupaient quasiment jamais le poste de pilote mais étaient très utiles pour toutes les tâches de coordination sur les vaisseaux. Cette attaque par l’arrière, permit de créer une diversion qui donna la possibilité d’envoyer quatre vaisseaux de type R-36 qui étaient les plus rapides et les plus discrets sur Ezekiel, afin de prévenir l’archi moine et surtout lui apporter certains documents et archives qu’il était nécessaire de mettre en sécurité. Les R-36 étaient de petits vaisseaux maniables, agiles et disposant d’un camouflage assez efficace même si toutefois il était loin d’être absolu. Les humains montraient plus d’unité que jamais et leurs alliés également, ce qui fit perdre plus d’effectifs que ce que les Shezars ne voulaient admettre, malheureusement, leur flotte était immense et après avoir tenu cinq jours complets, ceux qui étaient venus apporter leur soutien durent se replier avec ce qui restait de leurs forces sur leurs planètes respectives pour tenter de se remettre. L’ennemi sous les ordres de Zebulon divisa alors ses forces. C’était un fin stratège et il estima que la partie qui restait suffirait à tenir le siège, pendant que l’autre reprendrait le contrôle des planètes rebelles pour s’offrir un point idéal de ravitaillement ; même si les vaisseaux conquérants et l’Azraël pouvaient remplir cette tâche pendant un certain temps. La chasse poursuite fut dévastatrice pour les forces humaines en repli car les Shezars agirent avec une rapidité et une efficacité froide sous le commandement de Zaccharias, surnommé l’aigle des étoiles, fidèle exécutant de Zebulon et nouveau commodore de la flotte de Colombus. Zaccharias avait de longs cheveux blonds qui formaient deux longues mèches par devant et qui étaient tressés à l’arrière, un regard adamantin, qui n’était plus dispensé que par un seul œil et une horrible cicatrice qui remontait, à son côté gauche, du bas du menton jusque passé l’arcade. Cet œil perdu et cette cicatrice étaient l’œuvre de Grimdall lui-même, quand à 21 ans, Zaccharias faisait partie des troupes d’élites du gouverneur de Colonia1 et qu’une partie de son visage fut arrachée suite à l’explosion de son casque après que le héros supposé mort se soit relevé pour la deuxième fois. Depuis, il avait su se distinguer en diverses occasions et notamment en commandant la partie navale de la reprise de Val Katarn en 47. Son dévouement envers Zebulon est infaillible et son sens de la justice, shezarienne du moins, est respecté à travers toute la galaxie. Les humains ont cependant reconnu qu’il était très correct envers ses ennemis s’étant fortement instruit de l’Histoire guerrière des Hommes. Au moment où les Shezars interdirent l’Histoire, ils conservèrent cependant les anciens récits afin d’étudier les erreurs de leur passé pour ne pas les commettre à nouveau, ceux-ci étaient évidemment conservés dans un lieu où les Hommes ne pouvaient et ne savaient pénétrer. On dit parfois qu’un héros est un personnage adulé par les siens et craint par ses ennemis, selon cette définition, il est permis d’affirmer que Zaccharias en était bel et bien un. Sous sa houlette donc, étant bien organisés, bien équipés et prenant l’initiative, ils reprirent sans trop de difficultés le contrôle des planètes rebelles ou du moins d’une partie, ce qui leur permit d’utiliser les installations à leurs desseins. Les races qui peuplaient ces planètes, n’étaient pas contre le fait de se battre mais n’ayant pas de matériel propre de combat et une fois les humains dominés, ils ne purent faire grand-chose contre la machine hostile. Ayant maintenant un point de repli en plus du reste, les Shezars s’attelèrent à construire une seconde base spatiale qui pourrait se joindre à l’Azraël pour soutenir la logistique du siège et ils cherchèrent activement aussi un moyen de percer enfin ce bouclier qui leur empêchait l’assaut final. Les humains quant à eux, coupés de tout le reste se questionnaient sur la meilleure tactique à adopter et sur le moment le plus judicieux pour utiliser leurs armes les plus destructrices car si cela n’était pas fait stratégiquement, une défaite totale pouvait en résulter. Ils avaient armé les deux lunes autour et disposaient par ailleurs de vaisseaux qui n’étaient jamais sortis dans l’espace et dont les Shezars ignoraient l’existence. Ces derniers, continuaient de bombarder et de pilonner par des tirs concentrés le bouclier exceptionnel mais rien n’y fit. Le siège durait déjà depuis de nombreux mois, les humains tentant parfois des attaques éclairs et nocturnes pour tenter d’affaiblir l’ennemi mais beaucoup de vaisseaux demeuraient encore opérationnels.

 

A suivre...

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15/01/2006

Suite...Un aller simple

L’échéance fatale avait été retardée mais ce qui devait inéluctablement arriver, arriva.

Les humains avaient résisté de fort belle manière dans les airs, repoussant parfois l’ennemi

et prenant exceptionnellement même des bases spatiales shezariennes, cependant après 32 années de lutte navale, soit en 57, les Shezars lancèrent le siège de la planète rouge. Jamais une telle flotte n’avait caressé les espaces intersidéraux : des vaisseaux venus de Colombus, de Colonia1, de Vulcano, qui avait été armée également depuis le début de la guerre navale et de plusieurs petites planètes comme Firzar avaient été déployés. Firzar se composait presque exclusivement de larges plaines remplies d’arxianes. L’arxiane étant une fleur dont la magnificence et la senteur envoûtante n’ont d’égal que la fatalité du poison que l’on en tire. Les Shezars avaient une tendance prononcée pour faire le meilleur usage de toutes les ressources qu’ils étaient amenés à découvrir, du moins pour leurs propres desseins. Ainsi, ils remarquèrent que le poison que cette fleur procurait permettait avec une certaine dose de faire bouillir le sang avant d’atteindre le cœur et de finir le travail. Ils trouvèrent également le moyen de tremper des cristaux extrêmement durs de myaléthite dans le poison d’arxiane et de propulser ces cristaux dans une sorte de mini canon à une vitesse fulgurante pour obtenir un résultat dévastateur, car si le cristal n’arrivait pas à tuer la victime, le poison le faisait. C’est donc avec une flotte impressionnante que les Shezars se dirigèrent vers la planète rouge, ils emmenèrent même leur gigantesque base spatiale l’Azraël avec eux. Cette base était une véritable ville flottante, sa vitesse était lente comparée aux autres vaisseaux bien entendu mais elle devait servir à supporter une bonne partie de l’approvisionnement des ressources pour le siège. Elle avait été chargée pour tenir assez longtemps et transportait aussi un grand nombre de soldats qui ne faisaient pas partie d’un navire mais qui n’attendaient que le début des combats au sol pour se joindre à l’assaut terrible  Parmi eux, se trouvaient certains membres des chasseurs de fêlons qui étaient moins actifs depuis la disparition des reliquaires et qui avaient surtout suivi leur chef Jisarius pour honorer le prestige de leur section. Ils décidaient de porter leur armure noire et non la jaune de l’armée, prouvant même là leur appartenance et leur fierté de faire partie de cette caste. Cette caste était très respectée par les autres Shezars parfois même un peu crainte car même si le fait de tuer un semblable est un crime terrible au sein de leur race, les chasseurs étaient très susceptibles et très fiers et d’une nature intransigeante. En cas de bataille à mort entre un Shezar commun et l’un d’eux, ce qui est extrêmement rare, le doute profite au second car cette section avait toute l’estime du chef de guerre en raison de leur indéfectible dévouement envers celui-ci. Même équipé d’une arme puissante il était très déconseillé de provoquer au-delà d’un certain point un chasseur muni de son épée au tranchant légendaire et qu’il manie souvent avec une force et une habilité destructrice. Pour préparer l’attaque, les stratèges shezariens envoyèrent d’abord quelques croiseurs, vaisseaux rapides et très efficaces pour des missions de repérage, qui servirent en plus à tromper l’ennemi. Les humains pensèrent qu’il s’agissait seulement de quelques vaisseaux qui s’étaient aventurés dans la première galaxie pour fournir quelques renseignements et ils les détruisirent. De renseignements, il fut bien question et ils furent transmis avant que les croiseurs furent abattus, les pilotes morts avaient donc rempli leur mission. Le blocus fut renforcé pour éviter aux vaisseaux humains de pénétrer dans la deuxième galaxie et de découvrir le plan, ainsi l’immense contingent ne fut repéré que quand il pénétra de l’autre côté du rideau étoilé. Tout au long de la voie sidérale balisée qui menait à la planète rouge, on ne vit plus que le drapeau jaune et mauve sur lequel trônait un cristal de myaléthite. Les humains malgré la surprise de taille, furent assez prompts à réagir et décidèrent d’envoyer un bataillon de volontaires, qui n’avait d’autre mission que de retenir la flotte ennemie le temps d’organiser les défenses. Il n’ y avait point d’illusion pour ceux qui prirent part à cette sortie, il s’agissait bel et bien d’une mission suicide. Le capitaine Foulques, un jeune pilote de talent, fougueux et passionné, postula pour être en charge de cette mission. Il s’était particulièrement distingué à la bataille navale du Lotus, qui portait ce nom à cause du fait qu’elle s’était déroulée sous la constellation du même nom. A l’époque, il n’était alors que lieutenant mais prît le commandement du vaisseau sur lequel il officiait, le Destiny, suite à la mort de son supérieur, le capitaine du vaisseau. Le Destiny était dans une mauvaise position suite à de houleux choix décidés par le capitaine, cependant le lieutenant Foulques donna rapidement des ordres audacieux qui permirent de renverser la tendance. Tout résidait dans l’ingéniosité des manœuvres qui furent réalisées : premièrement il fit faire demi tour à son navire qui en fuyant se faisait pilonner par l’arrière, ensuite, profitant de la fumée dégagée par leur bâtiment touché, ils masquèrent la vue d’un lourd vaisseau ennemi et réussirent à l’abattre et enfin en retournant vers le gros des effectifs alliés, il réussit en arrivant toujours par surprise, comme sortit de nulle part à abattre encore plusieurs vaisseaux de taille égale au sien. L’action du Destiny permit en partie aux humains de remporter la victoire et à Foulques d’être promu capitaine. Le but de cette mission ci était tout autre, il consistait à abattre le plus de vaisseaux ennemis et surtout à les retenir le plus longtemps possible pour permettre une organisation efficace des défenses et une protection adéquate des civils. Le colonel Liu Quan, devait prendre une décision difficile, car il ne savait que trop bien le potentiel du jeune homme et ne voulait pas le perdre mais en même temps, il semblait le mieux qualifié pour mener cette mission qui pouvait permettre de sauver d’innombrables vies. Le colonel était un homme avisé et il dut se résoudre après une lourde insistance du jeune homme à accepter sa requête. Le capitaine Foulques choisit donc une centaine de vaisseaux biplaces ainsi qu’une sélection de pilotes volontaires pour retenir le géant adversaire et s’élança au devant d’un unique destin. Pendant ce temps, sur la planète rouge, on sortit certains équipements qui avaient été gardés secrets pour échapper aux vaisseaux espions ennemis et l’on se préparait tant que faire se peut à recevoir la charge infernale des puissants Shezars. On activa également le bouclier supposé infranchissable et l’on mit les civils les plus faibles à l’abri, tandis que les autres tentaient de participer activement à la protection de leur patrie. Les vaisseaux de chasse du capitaine Foulques combattirent de manière exemplaire ils gagnèrent beaucoup de duels contre les chasseurs ennemis et descendirent même quelques croiseurs et vaisseaux aspirateurs, ces vaisseaux servant à happer l’ennemi grâce au principe des forces d’attraction pour l’empêcher de se dégager d’un tir allié. Par contre ils ne purent même pas entamer le blindage des cuirassés, bombardiers, vaisseaux incendiaires et encore moins des vaisseaux dits conquérants, qui étaient ceux du plus gros type existant, après la base l’Azraël et dont le plus important,

l’Ourobouros, était celui du chef de guerre Shezar, le très respecté Zebulon.

Le capitaine Foulques était le fils d’un membre du Haut Conseil mais il exigea toujours

d’être traité de manière équitable, refusant systématiquement tous les privilèges. Il résista plus qu’il était possible de l’imaginer, il mena ses hommes à la mort et ils l’aimèrent tous pour cela, il était aussi respecté qu’aimé et sa fin fut à la hauteur de sa réputation. Quand son vaisseau fut touché, son copilote qui était aussi son ami d’enfance et qui se nommait

Urs, fut tué sur le coup et bien que blessé, Foulques réussit encore à diriger son vaisseau

endommagé sur un incendiaire ennemi et l’emporta avec lui. Les noms de tous les volontaires de ce jour furent notés dans un registre qui fut soigneusement conservé afin qu’ils ne soient pas oubliés. Le capitaine Foulques sera resté dans le cœur des Hommes comme l’un des grands héros de la guerre tout comme Grimdall et Istral qui fut longtemps le chef des reliquaires. Le sacrifice de tous ces braves pilotes n’aura pas été vain, les défenses étaient fins prêtes quand la flotte shezarienne pénétra dans l’atmosphère de la planète, tant la résistance avait été efficace.

 

A suivre...

13:44 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

14/01/2006

Suite...La fin d'un rêve?

Les humains qui vivaient sur les planètes contrôlées, étaient quant à eux contraints de se faire implanter une puce à la naissance qui permettait d’observer par satellite les mouvements de l’individu. Cela était un des nombreux mécanismes de contrôle imaginé par ceux qui voulaient s’imposer comme les maîtres incontestés des galaxies.

Ainsi donc, après la prise de Val Katarn par les reliquaires du st plastron et la prise de la base de contrôle des vaisseaux patrouilleurs par les forces humaines, les Shezars se devaient de contre attaquer et de frapper un grand coup. Ils créèrent une section spéciale chargée de traquer et de démanteler le réseau des reliquaires du st plastron ; on les surnomma les chasseurs de fêlons, qui disposaient des pleins pouvoirs. Leurs armures étaient d’un noir profond et sombre qui n’avait d’égal que la cruauté du sort qu’ils réservaient à ceux qu’ils avaient pour mission de traquer sans relâche. Ils étaient aussi équipés d’un casque qui comportait deux ailes dorées sur les côtés et qui semblait annoncer le vol intransigeant de l’oiseau de la sentence. Il ne faut pas croire non plus qu’ils étaient cruels gratuitement mais seulement ils ne reculaient devant rien pour remplir ce que le sens du devoir, très puissant chez les Shezars, leur ordonnait de faire. Ils étaient le bras vengeur de leur chef de guerre et leur dévotion allait bien au-delà du prix de leur propre vie. Les chasseurs devaient collecter des informations, les recouper pour tenter de démasquer les membres des reliquaires et une fois qu’ils tombaient dessus, ils étaient aussi habilités si ils le désiraient à prononcer la sentence immédiatement et à l’exécuter au même moment. Inutile de dire qu’il s’agissait du type de sentence sur laquelle on a pas l’occasion de méditer. Les chasseurs étaient le plus souvent équipés d’épées qui représentaient la justice shezarienne, contrairement aux soldats qui eux portaient des armes à rayons. Leur chef, le grand exterminateur, était Jisarius, l’ancien gouverneur de Colombus et qui décida d’abandonner sa charge pour participer activement à la traque des fêlons. Ses hommes l’adulaient presque autant que le chef de guerre, tant son charisme frappait ceux qui y étaient confrontés C’était un homme d’action et il pressentait un futur beaucoup plus intéressant à ce poste qu’en tant que gouverneur qui est pourtant une des plus hautes fonctions. Son but était de capturer celui qui se faisait appeler Istral, le meneur des reliquaires et que même ceux-ci ne connaissaient pas. Les reliquaires au début décidaient d’opérer dans l’ombre en se fondant parmi les citoyens et en gardant la puce qui était intégrée en eux. Cependant au fur et à mesure que les chasseurs se rapprochaient, ils décidèrent d’ôter les puces, devenant alors de manière identifiée des hors la loi. Ils préféraient être identifiés mais sans que l’ennemi ne connaisse leur position plutôt que de pouvoir être localisés si jamais ils venaient à être démasqués. La vie des humains qui respectaient les lois shezariennes n’était jusque là pas si terrible hormis les restrictions inhérentes au système mis en place. Néanmoins, à partir de la création des chasseurs de fêlons, cela changea radicalement, un climat de tension s’installa, car ils pouvaient si ils le désiraient, débarquer en pleine nuit chez les gens ou dans des lieux privés pour vérifier la situation si ils avaient le moindre soupçon. Les têtes de certains membres des reliquaires commencèrent à tomber. Selon leur processus d’incarcération, les subalternes étaient en général exécutés  pour haute trahison tandis que ceux qui occupaient une place plus importante étaient soit envoyés à Dzartan, la terrible prison ou bien torturés pour qu’ils dénoncent leurs supérieurs et souvent les deux d’ailleurs. Les chasseurs de fêlons avaient fait l’objet d’une sélection, au sein de cette race déjà particulièrement avantagée, ils étaient donc redoutables à différents niveaux : ils étaient extrêmement rusés et intelligents, ils étaient forts au combat et absolument impitoyables. Suite aux actions efficaces des chasseurs de fêlons sur les différentes planètes contrôlées, le mouvement des reliquaires s’estompa fortement et le contrôle de Val Katarn fut regagné au grand dam des Krakors qui furent punis pour s’être levés contre leurs maîtres. Cette race innocente qui était très proche de la nature, pacifique et qui n’avait rien demandé se vit en partie décimée, après une guerre qui dura un an, dans de rudes combats. Les Shezars durent mobilisés plus de forces qu’ils ne l’auraient pensé pour vaincre les autochtones qui utilisèrent tous les secrets du terrain pour tenter de résister.

Ceux qui ne furent pas tués, furent réduits en esclavage et furent notamment envoyés sur

Colombus où leurs six membres furent utiles pour l’extraction toujours plus importante des minerais et surtout de myaléthite. Pendant ce temps, les Shezars préparaient secrètement l’invasion de la planète rouge, le statu quo avait assez duré, il était grand temps pour eux de répondre à l’espoir renaissant des humains en l’annihilant pour de bon.

Les reliquaires du st plastron commencèrent à vraiment faire parler d’eux cinq ans après la mort de Grimdall, soit en l’an 41, ils prirent divers points de contrôle et sabotèrent plusieurs installations. Ils s’emparèrent de Val Katarn avec l’aide des Krakors en l’an 44, les chasseurs de fêlons, qui portaient des armures d’un noir profond ainsi qu’un casque ailé, furent investis de leur mission en 45 et Val Katarn fur reprit par l’ennemi en 47 après une année de combats acharnés. On entendu guère plus parler des reliquaires après l’an 53, date de la disparition mystérieuse d’Istral ; nul ne sait ce quil advint de lui, une chose est sûre il ne fut pas capturé officiellement ni envoyé sur Dzartan. Les Shezars étaient enfin prêts pour l’invasion de la planète rouge en l’an 56, soit 20 années après la mort héroïque de Grimdall. Vingt années qui auront marqué une résistance plus qu’honorable d’une humanité qui refusa de se laisser sombrer dans la domination inacceptable de conquérants assoiffés par une folie démesurée. Cette période fut appelée l’âge de l’éveil, en l’honneur de Grimdall mais que réservait l’avenir aux humains en quête de guides, de victoires et de foi, indispensables pour relancer l’espoir ?

 

A suivre...

13:52 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

13/01/2006

Suite...Une âpre résistance

Suite à cette croisade héroïque, les humains semblèrent avoir retrouvé une certaine foi qui avait été perdue, ils commencèrent à combattre férocement dans les airs et remportèrent quelques victoires significatives en réussissant notamment à s’emparer de la station spatiale

ennemie qui assurait le contrôle central des patrouilleurs. Grâce à cela certains vaisseaux réussirent à pénétrer dans la galaxie proscrite et à rejoindre la planète rouge, parmi eux se trouvaient également des vaisseaux marchands qui réapprovisionnèrent les habitants en

produits quasiment oubliés. Cela permit également de fournir des informations précieuses qui étaient devenues impossibles suite à la coupure de tous les liens de communication avec la galaxie proscrite. Dans cette lignée, émergea encore d’autres mouvements libérateurs, rebelles, sur plusieurs des planètes contrôlées, dont une sorte de secte combattante qui

 prit le nom de reliquaires du saint plastron car ils prétendaient détenir, dans un lieu secret,

cette partie de l’armure qu’aurait porté Grimdall au moment de sa mort. Quoi qu’il en soit,

ce mouvement entreprit des actions de résistance contre le pouvoir shezarien sur diverses planètes, souvent avec succès. Ils détruisaient des bâtiments administratifs, des centres de ressources tels que des dépôts de myaléthite ou d’armes, ils attaquaient les relais de communication et éliminaient parfois des soldats shezariens. Ils tentaient de démasquer et d’éliminer certains humains qui guidés par la peur ou l’ambition, se rangeaient du côté de l’ennemi en leur fournissant des informations ou même parfois en combattant pour lui. Ce mouvement faisait preuve de plus de coordination et d’unité que les autres actions éphémères qui avaient été tentées auparavant, de plus de moyens aussi Il était soutenu ne fut ce qu’implicitement par la population qui se souvenant de Grimdall, croyait en leur action.

Le recrutement s’effectuait dans l’ombre sur plusieurs planètes et ce qui n’était au départ qu’un mouvement sans importance devint assez rapidement un problème de taille pour le prestige des ennemis de l’humanité. Il est une planète sur laquelle vivait une race étrange :

les Krakors, ces créatures avaient six membres et étaient capables de se déplacer aussi bien

à l’aide de leurs six membres sur le sol que sur deux  membres inférieurs, disposant alors dans cette position analogue à celle des humanoïdes, de quatre membres supérieurs. Ils avaient

un corps long et filiforme, leur tête était allongée et il étaient recouverts de poils courts.

Ils avaient de surcroît des longues oreilles qui retombaient quasiment sur leurs épaules, leur apparence pouvait paraître tout à fait repoussante autant pour les humains que pour les Shezars, cependant ils n’étaient pas violents ou agressifs. Quand les Shezars découvrirent la planète, ils conclurent un genre de pacte forcé avec les Krakors, plutôt que de conquérir la planète par la force, ils proposèrent aux autochtones de conserver ce qui leur appartenait tout en étant sous la tutelle shezarienne. Cela impliquait diverses obligations telles qu’un tribut annuel en ressources, ainsi qu’une présence forcée de soldats et d’installations sur leur territoire, cette planète servit aussi à placer certains humains qui constituaient un surplus ailleurs. Les Krakors n’aimaient pas cette situation mais ils ne voyaient pas comment s’en sortir, c’est alors que débarquèrent les reliquaires du st plastron, afin d’attaquer une position stratégique ennemie. Les Krakors, après s’être informés sur leurs intentions, décidèrent de les aider à vaincre l’envahisseur.  Ils connaissaient bien le terrain et les rebelles étaient aussi organisés que fanatiquement déterminés, de plus, les effectifs shezariens sur Val Katarn, c’est ainsi que cette planète se nommait, étaient assez limités. Les meilleurs membres de l’organisation s’attelèrent en tout premier lieu à détruire les communications pour éviter tout contact et demande d’aide extérieure. Les shezars, bien que soigneusement équipés, ne purent contenir efficacement les assauts de l’alliance qui unissait les Krakors, peuple pourtant non combattant, aux humains. Les reliquaires avaient attaqué par surprise à un endroit où l’ennemi ne l’attendait pas du tout en profitant des forces monopolisées dans les batailles navales qui s’amplifiaient à mesure que l’armée officielle montrait sa volonté de résister. Les humains qui demeuraient sur Val Katarn furent donc les premiers à être libérés… certains décidèrent de demander asile sur la planète rouge.

Les Shezars étaient maintenant clairement identifiés par une sorte de boucle d’oreille très caractéristique qu’ils devaient porter à tout moment.

C’était un petit morceau de myaléthite, symbole de la puissance shezarienne, pierre de couleur mauve aux reflets cristallins. Il n’y avait donc plus aucune difficulté à repérer l’ennemi. De plus, les soldats étaient recouverts d’armures jaunes, les plus gradés d’armure mauves et le chef de guerre portait une armure unique dont l’esthétique ostentatoire marquait la suprématie de celui qui la portait.

 

A suivre...

16:58 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Suite...Grimdall et la croisade de l'éveil

Chaque planète disposait en outre d’un gouverneur qui représentait la plus haute autorité sur l’astre qui était sous sa charge, celui-ci étant lui-même aidé par plusieurs « aviseurs ».

Les humains traditionnels ne pouvaient pas occuper de hauts postes dans le nouveau système, mais étaient utilisés pour satisfaire les desseins de l’oppresseur. Les Shezars ne chamboulèrent pas véritablement l’ordre établi et ne traitaient pas mal physiquement les

humains qui suivaient les lois shezariennes mais ils les enfermaient dans une prison mentale,

contrôlant tout, à tout niveau, interdisant la religion, l’Histoire qui doucement devint légende sur les planètes contrôlées, limitant les naissances et les idées politiques qui ne pouvaient véhiculer des messages de rébellion, les exemples sont multiples.

Les vaisseaux de commerce étaient pour la plupart forcés de coopérer avec l’ennemi et les habitants de la planète rouge, furent affectés par ce manque d’échanges. Mis à part cela, les

civils de cet endroit, qui ne vivaient pas sous la domination shezarienne avaient tendance à oublier le sort de leurs infortunés concitoyens, sauf certaines factions privées qui se formèrent et qui lancèrent en dehors de l’armée officielle, une offensive insensée pour tenter de reprendre Colonia1. Elle avait à sa tête un certain Grimdall qui était un homme robuste et déterminé, c’était un meneur né et il rassembla beaucoup de volontaires à sa cause,

qui avaient le plus souvent des proches sur Colonia1. Il réussit à se procurer assez de vaisseaux grâce à de nombreux contacts, pour transporter ceux qui étaient prêts à tenter l’impossible. Leur but final échoua, car ils ne parvinrent pas à reprendre le contrôle de la colonie, toutefois, cette épopée qui n’avait aucune chance de succès alla beaucoup plus loin qu’on aurait pu le croire. Les humains la surnommèrent la croisade de l’éveil, car pour la première fois depuis très longtemps l’adversaire avait été mis en sérieuse difficulté par un simple groupe de volontaires. Ils réussirent dans un premier temps à forcer le blocus qui séparait les deux galaxies en battant les vaisseaux patrouilleurs shezariens, ce qui constituait déjà une surprise, ils arrivèrent en suite en se ravitaillant dans quelques bases contrôlées par les forces alliées, à pénétrer dans la zone interne de Colonia1. Beaucoup de vaisseaux furent détruits en vol en affaiblissant les défenses ennemies, certains par contre réussirent à se poser. Commença alors un terrible combat au sol, certains citoyens se joignirent même à l’effort pour tenter de faire pencher la balance. Les humains étaient en infériorité numérique et ils attaquaient en plein dans les défenses ennemies mais devant le courage et la rage de leur chef, ils firent des prodiges. Grimdall accompagné de ses plus fidèles compagnons, réussit à arriver jusqu’au palais du gouverneur sur la place principale mais là les troupes d’élites eurent raison du héros et de ces hommes. Une fois le chef mort, les survivants perdirent leur consistance et les civils qui s’étaient joints au combat commencèrent à perdre espoir, si seulement toute la population y avait crut en ce jour de l’an

36 du calendrier shezarien, peut être l’issue aurait elle été différente, du moins pour un temps. Cette action fut perçue comme un symbole : il n’était donc pas vain de lutter. Le récit tel que véhiculé par les habitants de Colonia1 stipula que Grimdall se releva trois fois et qu’aucune blessure ne semblait pouvoir avoir raison de lui. Il semblerait aussi qu’avec ces dernières forces il ait crié en levant les bras cette phrase demeurée célèbre «  pour que demain soit humain ». Sur la planète rouge, même si l’action n’avait pas été approuvée ni soutenue, par l’armée officielle, les autorités firent ériger un monument gigantesque en l’honneur de ce héros tombé. C’était en réalité un des plus grands combattants de l’armée officielle mais il la quitta, irrité par son inaction relative afin de mener cette croisade de l’éveil. En dépit de tous les efforts des Shezars, cet illustre nom ne fut pas oublié. Ô Grimdall, fils de l’espoir.

 

A suivre...

00:23 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

12/01/2006

Suite...La galaxie proscrite

Tous les cultes se réunirent donc sur la planète rouge, dernier véritable bastion des humains,

même si les planètes les plus proches, étaient aussi sous leur contrôle. Ils s’agissaient de petites planètes qui n’avaient pas une énorme importance, elle étaient peuplées de différentes races qui y évoluaient paisiblement mais peu d’humains y vivaient de manière permanente.

Les planètes majeures étaient Colonia1, Colombus ainsi que Vulcano qui s’était développée avec le tourisme sans cesse croissant ; il paraît que la planète aux volcans est une merveille difficile à décrire pour celui qui ne l’a pas vécu. Toujours est il que ces trois planètes, ainsi que Dzartan, où se trouvait l’immense prison et encore quelques autres planètes qui ne jouent pas un rôle déterminant dans l’histoire, se trouvaient toutes sous contrôle shezarien.

La situation était donc clairement à leur avantage, de plus la planète rouge, acculée par un

nombre non négligeable de réfugiés, commençait à avoir des problèmes démographiques.

Les humains tentèrent d’expatrier des citoyens de la planète rouge sur les planètes jadis sans importance et qui se trouvaient à une portée raisonnable de là. Cependant, les Shezars décidèrent en quelque sorte d’encadrer la deuxième galaxie, afin que la planète rouge soit confinée dans la première. La flotte shezarienne, arborait ainsi les routes galactiques et une guerre navale acharnée commença. A partir de ce moment, la première galaxie fut déclarée comme proscrite. Il était donc formellement interdit de dépasser la zone de la deuxième galaxie et un blocus fut installé pour faire respecter cette règle, tous les vaisseaux qui tentaient de passer étaient abattus par les vaisseaux patrouilleurs shezariens.  Nous sommes alors en l’an 538 post Colonia, ce qui correspond donc à l’an 25 du calendrier shezarien, ceci opère une transition pour faciliter la compréhension, après il ne sera plus question que du calendrier shezarien.  

Des bases spatiales avaient été installées depuis longtemps, pour faire des relais, dans toute la galaxie, elles allaient maintenant prendre une importance toute particulière. Ces bases s’agrandirent, d’un côté comme de l’autre, la guerre totale était lancée. Malgré tous leurs efforts, les humains perdaient du terrain et leur pouvoir s’affaiblissait de plus en plus,

Les Shezars étaient extrêmement malins et savaient se montrer patients, ils menaient une guerre d’usure gagnant chaque année un peu plus de terrain, sans pour autant attaquer le dernier véritable bastion humain. La planète rouge était très bien équipée et la flotte humaine était supposée ëtre supérieure en effectifs, cependant les Shezars bénéficiaient

des secrets de la myaléthite ainsi que des ressources de plusieurs planètes, alors que les Hommes ne pouvaient compter que sur quelques planètes secondaires. Les responsables de la défense de la planète rouge, avaient fait armer les deux lunes qui l’encerclait pour pouvoir d’une part tenter de la défendre ardemment dans un premier temps et dans un cas d’ultime désespoir, pour pouvoir la détruire avec ses secrets si elle devait tomber complètement aux mains de l’ennemi dans un second temps. La situation pour les humains, ressemblait un peu

à un siège, ils étaient acculés sur leur planète, fortement protégée mais sans espoir de pouvoir agir grandement pour porter secours à leurs concitoyens sur Colonia1 ou

sur Colombus, ni sur aucune des autres planètes contrôlées par l’armée shezarienne.

La guerre était surtout navale et plusieurs batailles gigantesques eurent lieu dans les espaces

intersidéraux, tournant le plus souvent à l’avantage de ceux que les soldats humains commencèrent bientôt à appeler les démons jaunes, en raison de la couleur de leurs armures.

En effet, les Shezars n’avaient plus rien à craindre et étaient maintenant fier d’arborer la couleur d’élection de leur race. Ils avaient choisi un drapeau et un chef de guerre qui serait amené à devenir roi quand ils auraient choisi leur capitale. Malgré la vastitude du territoire galactique qui était le leur, les Shezars prônaient les vertus d’un seul chef pour le diriger, ils rejetaient par contre l’hérédité et décidèrent d’élire à chaque fois le successeur.

 

A suivre... 

12:37 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/01/2006

Suite...briser l'Héritage

Pendant ce temps, les Shezars installaient leur autorité sur Colonia1, leur base principale

demeurant sur Colombus, toutefois, leur but était de la transférer sur la première, car plus grande, plus riche et surtout plus proche de la planète rouge, qui était leur prochain objectif.

Les humains ne purent que méditer sur les conséquences de leur cuisant échec et durent se résigner à abandonner leurs prétentions sur Colonia1 pendant un certain temps car une offensive mal préparée, comme le fut la première n’aurait causé que plus de morts inutiles.

Heureusement d’ailleurs que le Haut Conseil était composé de certaines personnalités avisées

qui opposèrent leur veto à une autre action immédiate. Les Shezars avaient comme but désormais avoué de contrôler la galaxie et de l’étendre encore avec l’aide forcée des humains.

Dans cet esprit, en l’an 513 post Colonia, ils abolirent ce mode de calcul et créèrent un calendrier shezarien dont l’an 0 correspond donc à la date précitée. Dans le même ordre d’idée, ils interdirent l’Histoire et mirent sur pied un système d’instruction qui était basé sur leur propre vision de l’Histoire shezarienne , contenant des hauts faits tels que la découverte de Colombus par Anaxamandre, qui était bel et bien un illustre Shezar.

Au début donc, l’héritage humain ne survivait plus que sur la planète rouge et progressivement, fut confié entre les mains du clergé astral dans des archives qui revêtirent

une importance croissante. Sur chaque planète occupée, l’on vit des insurgés apparaître contre le pouvoir établi par les Shezars. Des milices tentèrent de se former pour lutter contre

la nouvelle puissance. Des attentats furent organisés sur Colombus mais les coupables étaient très sévèrement réprimés quand ils étaient pris, ils étaient soit tués, soit envoyés sur

Dzartan, une planète sur laquelle les Shezars avaient établi une immense prison souterraine.

Sur cette planète sombre, l’air était froid et lourd, elle connaissait en outre des tempêtes de cendres et l’on ne pouvait y respirer très longtemps sans un masque spécial qui avait été conçu dans les laboratoires shezariens. La planète était peuplée de créatures volantes qui ne rechignaient pas à s’offrir un peu de chair humaine pour festin et pour finir, il n’y avait aucune structure de transport permanente, uniquement les vaisseaux de convois de prisonniers, ainsi que les vaisseaux qui ravitaillaient la prison en ressources diverses.   

Cette prison se remplit de plus en plus et obtint vite une réputation effrayante, il semblait que nul ne puisse s’en échapper, même si certains essayèrent. La plupart moururent étouffés par l’air vicié de l’endroit, les autres furent probablement dévorés ou morts de froid. Ils avaient appris le système des prisons des humains mais l’avait amélioré, pour le rendre encore plus terrible, ainsi être envoyé sur Dzartan n’était pas synonyme d’un meilleur sort que ceux qui étaient tués. En principe, les insurgés de petite importance étaient tués tandis que les autres étaient emprisonnés, la raison était double :premièrement éviter ce que les humains appelaient des martyrs, deuxièmement, les garder en espérant pouvoir s’en servir par la suite.

Il était un autre concept qui dérangeait les Shezars car ils ne le comprenait pas, c’était ce que les humains avaient coutume d’appeler la religion. Les Shezars ne croyait qu'en leur chef de guerre et au développement toujours croissant des technologies, ainsi qu'à l'extension du territoire et du pouvoir. Par conséquent elle fut aussi interdite, aucune manifestation extérieure n’était autorisée et les cultes qui s’étaient développés sur Colonia1 et Colombus furent dissous. Seuls demeuraient ceux qui étaient établis sur la planète rouge et ceux qui avaient réussi à y fuir en échappant à la vigilance de

l’ennemi. Toutefois dans le climat tendu, seuls ceux qui étaient nés sur la planète rouge purent y retourner, les autres ne réussirent à y accéder. Cette planète était en effet protégée par un gigantesque bouclier énergétique généré par un champ de force qui monopolisait une grande quantité des ressources. Sans code d’identification, il était impossible de pénétrer.

 

A suivre...

20:30 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Suite... Le monastère

Colonia1 n’était pas une planète guerrière, elle était équipée de défenses bien sûr mais rien qui ne puisse efficacement bloquer les forces déployées par l’ennemi. Un contingent fut immédiatement envoyé de la planète rouge mais il avait du retard  et ne pouvait se déplacer

aussi vite que le terrible opposant et de surcroît ce dernier avait été sous estimé.

Les Shezars grâce à leur intelligence et leurs capacités particulières, étaient des pilotes hors

norme, la télépathie leur permettait en outre d’échafauder de sombres stratégies savamment

orchestrées. Les troupes de réserve coloniale tentèrent de contenir l’assaut ennemi mais les

batteries de défense arrivaient à peine à entamer les vaisseaux  construits en myaléthite. Beaucoup de jeunes et braves combattants donnèrent leur vie en vain, si ce n’est qu’ils montrèrent que l’humanité ne courberait pas l’échine sans réagir.

Au moment où les forces de la planète rouge arrivèrent sur Colonia1, les Shezars en étaient

déjà totalement maîtres. L’escadre arrogante du général Adamson fut détruite en emportant

bien peu de vaisseaux ennemis avec elle. Les humains cependant n’étaient pas totalement

stupides et il est un secret que très peu connaissaient mais qui était un petit espoir pour

cette race en déclin. Il existait un ordre appelé le clergé astral qui n’avait qu’une seule mission : ils étaient les gardiens d’une prophétie et des graines de son éventuelle réalisation.

Au moment où les Hommes durent quitter le rêve bleu, le prophète Calchas, considéré comme

le guide originel de cet ordre, émit une prophétie ; la planète des humains avait réagit dans un réflexe de propre survie mais n’abandonna pas ses anciens habitants pour autant, même dans cet état elle pensa à les protéger : elle choisit trois frères qui étaient unis par l’amour, la sagesse et le respect, à chacun elle confia une de ces vertus à titre universel ainsi que le pouvoir des éléments. Au premier, elle confia l’amour, matérialisé dans le feu, au deuxième, la sagesse, matérialisée dans la glace, au dernier enfin le respect, matérialisé dans la terre. Il est dit qu’au jour où l’humanité en aura le plus besoin, l’ancienne planète des humains, fera se réincarner les trois frères et que quand ils seront réunis, les Hommes seront sauvés. Le prophète Calchas en formant l’ordre, créa un recueil qui devait servir dans un futur qu’il savait être certain, à décoder les étoiles pour savoir quand  réapparaîtraient les trois choisis du rêve bleu. Tel était le plus grand secret de l’Humanité et peut être son seul espoir de survie. Seul le Haut Conseil qui comprenait toutes les personnalités les plus importantes de la planète rouge était au courant de son existence. Ils décidèrent de créer un monastère sur une toute petite planète isolée de la deuxième galaxie pour sauvegarder ce terrible secret au cas où la planète rouge ne saurait être défendue. L’archi moine de ce monastère était aussi le gardien du temple monoptère dans lequel se trouvait le recueil sacré, c’était un moine guerrier initié à des techniques de combat secrètes et qui devait protéger le recueil au péril de sa vie et de celle de tous les autres moines. Pour chaque génération, un enfant était choisi sur base de critères génétiques dès sa naissance et était envoyé au monastère pour y être formé en secret afin de devenir à son tour l’archi moine. C’était la tâche la plus importante de l’ordre avec celle de grand prophète, qui siégeait au Haut Conseil.

 Cette planète n’était connue que des membres du Conseil et il lui fut donné le nom d’Ezekiel,

Le monastère était situé au sommet de la plus haute montagne de la planète, il était

très difficile d’accès, les conditions de vie y étaient très rudes mais c’était le prix à payer pour espérer que le secret soit bien gardé. Tous les moines qui y vivaient ne passaient leurs

journées qu’à s’entraîner et à méditer car ils savaient qu’un jour, ils seraient les protecteurs des trois enfants choisis.

 

A suivre... 

00:24 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/01/2006

Suite... La révélation

A partir de Colombus des expéditions partirent aux quatre coins de la deuxième galaxie,

la première étant la galaxie proscrite qui comprend le rêve bleu et la planète rouge, afin de

trouver d’autres portions habitables. A une vingtaine d’heures lumière de là se trouvait

une planète de volcans et de canyons, il n’y avait pas beaucoup de possibilités d’implantations à cet endroit mais cela devint assez rapidement une destination

touristique pour les gens relativement fortunés de Colombus et même certains

qui venaient de Colonia1.Toutes les structures qui s’y développèrent étaient organisées

dans ce seul but et on y construisit même un casino. En raison de son relief particulier,

on surnomma cette planète Vulcano, il est inutile de signaler que les navettes galactiques

assurèrent très rapidement le transfert vers cette destination. La faune y était tout à fait unique et les paysages paraît-il d’une magie absolue et inégalée.

 Les communications étaient à la hauteur des autres développements et des satellites furent utilisés dans toute la galaxie, pour couvrir de plus en plus de zones, de telle sorte que toutes les planètes étaient reliées entre elles par ces systèmes.

 

L’exploration continua et d’autres planètes furent découvertes et colonisées et comme la place ne manquait plus, la démographie explosa, les Shezars toujours mêlés aux humains

en secret, mais plus pour longtemps. Les Hommes avaient établi un système pour compter

les années à partir de la découverte de Colonia1 qui constitue donc l’an 0.

Par rapport à ce système, on se trouve en l’an 512 post Colonia (pc), quand les Shezars se

révélèrent au grand jour, leur puissance n’avait cessé de croître et Colombus était leur

planète maîtresse. Ils avaient patiemment attendu pendant presque cinq siècles pour

étudier le savoir et le mode de vie des humains mais ils étaient maintenant prêts à passer

à l’offensive.

Le grand commodore de la flotte de Colombus, qui n’était autre qu’un Shezar, fit une annonce sur le canal général des satellites,  celui qui joint toutes les planètes entre elles :

il annonça officiellement aux humains l’existence des Shezars et leur prétention de contrôler

les galaxies (à ce moment au nombre de deux). Il annonça également que tous ceux qui leur

jureraient allégeance seraient saufs tandis que tous ceux qui se rebelleraient seraient éliminés. Cette annonce fit l’effet d’une bombe et la paranoïa s’installa partout car d’apparence extérieure il était impossible de discerner l’ennemi, il pouvait donc être partout,

n’importe qui. Des exécutions de gens qui paraissaient différents furent entreprises sans aucune logique et beaucoup d’innocents périrent dans cette vague de folie. Sur la planète rouge, par contre, on attendait rien de mieux pour tester les nouvelles armes développées

et le gratin de l’armée humaine n’allait pas se plaindre du fait que l’on avait enfin besoin

de lui. Seulement ils ne connaissaient pas leur ennemi et comme d’habitude surestimèrent

leurs propres forces. En effet, les Shezars étaient maîtres de toute la flotte de Colombus

et ils ne tardèrent pas à fondre sur Colonia1. En secret, ils n’avaient pas perdu leur temps, car ils mirent au point des appareils capables d’atteindre Lum2, alors que les appareils humains ne pouvaient atteindre que Lum1, c'est-à-dire la vitesse de la lumière. De plus ils disposaient du nouvel alliage totalement mystérieux composé du mélange de la myaléthite au carbone.

Dès avant l’annonce terrible, les Shezars avaient déjà envoyé une partie de leur flotte sur Colonia1, cette initiative combinée à la supériorité de leur équipement allait leur donner un avantage stratégique non négligeable.

 

A suivre...


23:35 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

08/01/2006

Suite... Dans l'ombre de Colombus

Petit à petit, les Shezars augmentèrent, à l’insu des humains car d’apparence extérieure,

on ne pouvait les différencier. Toutefois, les Shezars étaient dotés d’une intelligence

supérieure et de capacités qui leur permirent de prendre rapidement le dessus sur

les humains traditionnels. Les Shezars tentaient de demeurer dans l’ombre en attendant

leur heure. Une deuxième planète fut colonisée et le responsable de la mission faisait la

fierté de Colonia1 sans savoir qu’il s’agissait en réalité d’un Shezar. Cette nouvelle

planète fut appelée Colombus, elle n’était guère accueillante mais c’était la seule

qui semblait habitable à portée connue de Colonia1. La nécessité poussait les Hommes toujours plus vers l’avant et ainsi ils en vinrent à atteindre la vitesse de la lumière.

 Sans le savoir c’était grandement grâce aux Shezars qui utilisèrent leur intelligence privilégiée pour améliorer ce que les humains connaissaient déjà.

Cependant, au début, seuls certains appareils pouvaient atteindre cette vitesse et la distance entre Colonia1 et Colombus était de 1 centiparsec, ce qui fait à peu près 11 jours à la vitesse de la lumière.

La planète Colombus était surtout utilisée comme base de recherche et comme point de

relais à partir de Colonia1 pour explorer le reste de l’univers.

Pendant ce temps, sur la planète rouge, là où se trouvait le quartier général des humains,

l’on commença à développer de nouvelles armes car l’humain ne semble pas pouvoir

demeurer très longtemps sans sombrer dans la guerre, la population de la planète avait déjà bien augmentée et les plus démunis n’avaient quasiment d’autre choix que de partir vers

Colonia1. C’est ainsi que la colonie recevait toujours plus de monde et que elle aussi

commençait à avoir besoin de les évacuer vers d’autres horizons. Les Shezars partirent en

masse dans des missions de développement afin d’œuvrer à la construction des nouvelles

installations sur Colombus mais déjà leurs futurs plans étaient en cours d’exécution.

Cette planète semblait idéale pour eux, elle était relativement loin de Colonia1, encore plus

de la planète rouge et offrait donc toute la discrétion nécessaire, car il faut savoir que

les Shezars ont une sorte de don qui leur permet de communiquer entre eux par télépathie

et donc de savoir qu’ils appartiennent à la même race, alors que les humains allaient jusqu’à

ignorer leur existence. Colombus se développa donc sous l’impulsion des Shezars, et cela servi

à lancer d’autres missions pour découvrir encore d’autres planètes. Colombus était une planète rocheuse qui en tant que telle fournissait de très bons minerais, des compagnies

d’extraction commencèrent donc à s’y installer et la planète prit de l’importance.

La technologie était en expansion et la vitesse de la lumière commença à être atteinte

dans un nombre croissant de véhicules spatiaux et notamment les bus galactiques

qui assuraient le trajet entre la planète rouge et Colonia1 d’une part et entre Colonia1

et Colombus de l’autre. On découvrit aussi sur Colombus une pierre qui allait changer

le cours des choses : la myaléthite qui combinée au carbone, forme un alliage quasiment

indestructible. Cette découverte fut gardée secrète par les Shezars car il est absolument

certain qu’ils avaient un contrôle total sur Colombus. De manière tacite, cette planète devint leur quartier général et bien que présents sur Colonia1, ils avaient beaucoup

de mal à pénétrer sur la planète rouge car un système d’identification très performant avait

été mis au point. En principe, seuls ceux qui étaient nés sur cette planète pouvaient y accéder

sauf dérogation spéciale accordée par les Hautes autorités, or aucun Shezar n’était né sur

cette planète.

Les habitants de la planète rouge se considéraient comme supérieurs aux autres et cela

expliquait en partie ces mesures.

 

A suivre...


23:19 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

L'ère des Shezars

Il est l’histoire de trois frères, séparés dès la naissance et dispersés sur

trois planètes différentes du système de Merghil dans la troisième galaxie.

Le premier, Zahor, fut envoyé sur Altarion que l’on appelle aussi la

planète verte, tant elle est recouverte de végétation et de forêts.

Le deuxième, Arkam, fut envoyé sur Exaris, une planète de glace,

rude et hostile où seuls les plus forts survivent. Les habitants de cette planète

sont réputés comme de solides guerriers, du moins dans la troisième galaxie,

beaucoup s’engagent pour quitter ces contrées désolées et pour éprouver leur

valeur.

Le dernier enfin, Korgis, fut envoyé sur Tyrus, une planète qui se résume

à Palmapolis, une énorme ville grouillante entourée d’un interminable désert.

 

Il y a bien longtemps, les hommes vivaient sur une planète aujourd’hui légendaire

connue sous le nom de rêve bleu. Il semblerait que cette planète, usée

par les conditions de surpopulation et de pollution insoutenables, se soit rebellée

violemment. Tous les cataclysmes alors connus se déchaînèrent sur les habitants

et les deux tiers de la population périrent suite à ces événements.

Les autres, furent contraints de fuir dans l’espace, la technologie humaine

était alors avancée mais nul n’avait prédit une telle chose. Les navettes furent

donc chargées et envoyées sur une autre planète de la galaxie proscrite, planète

dont on sait peu de choses si ce n’est qu’elle fut rouge. Cela ne devait constituer

qu’une solution intermédiaire car cette planète était plus petite que la précédente,

même si un tiers seulement de la population avait survécu. Il semblerait que

différentes missions préalables avaient déjà établi des structures viables sur

cette planète, ce qui permit une installation quasiment immédiate. Ainsi, les

humains tentèrent de reconstruire une nouvelle vie, dans ce nouvel environnement.

Dès le début, des missions furent lancées pour explorer le reste de l’univers et pour

éventuellement établir des colonies sur d’autres planètes ou mieux  dans d’autres

systèmes.  Dans le cadre de cette exploration, ils arrivèrent sur une planète qui leur

était totalement inconnue car située en dehors de la galaxie proscrite, les responsables

de la mission y installèrent une base pour étudier les différentes possibilités de survie.

Ils trouvèrent de l’eau, un astre l’éclairait également et la végétation y existait aussi.

A première vue, cette planète semblait inhabitée et la colonisation commença, plusieurs décennies étaient passées et les familles qui vivaient sur la planète rouge se voyaient offrir

des primes pour tenter l’aventure sur la nouvelle planète, qui fut baptisée très banalement :

Colonia1.

Les humains s’y installèrent et la planète commença à se peupler mais seulement ils n’étaient pas seuls, existait aussi en ce lieu, une forme de vie immatérielle dotée d’une intelligence propre et qui avait la capacité de prendre une apparence choisie. Cette forme de vie était

limitée par sa structure immatérielle et n’attendait qu’une venue comme celle des humains.

Le premier ne s’en rendit peut être même pas compte mais certaines entités de ce type,

prirent forme humaine et se reproduirent avec de vrais humains… de cette alliance

fortuite, naquit une nouvelle race : les Shezars, qui allait bientôt devenir le plus grand

obstacle de l’humanité.

 

A suivre...


01:36 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

03/01/2006

Quand il n'y a que les mots

Quand il n’y a que les mots pour caresser le soleil,

quand il n’y a que les mots pour triompher des dunes de l’oubli

quand il n’y a que les mots pour murmurer des matins vermeils,

quand il n’y a que les mots pour faire sourire la nuit.

Quand il n’y a que les mots pour faire rougir un dieu

quand il n’y a que les mots pour faire voler les prières,

quand il n’y a que les mots pour faire brûler un vœu,

quand il n’y a que les mots pour faire saigner les pierres.

Quand il n’y a que les mots pour chanter un cœur triste,

quand il n’y a que les mots pour cloner un rêve,

quand il n’y a que les mots pour se prouver qu’on existe,

quand il n’y a que les mots pour briser le glaive.

Quand il n’y a que les mots pour faire couler l’Hippocrène,

quand il n’y a que les mots pour manger un secret,

quand il n’y a que les mots pour étrangler la peine,

quand il n’y a que les mots pour bannir les jamais.

Quand il n’y a plus de mots…


21:33 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |