25/05/2006

Les cavaliers de l'aube

Viens, suis moi, monte à mes côtés, vers le ciel alors que le soir prétend tomber.

Accroche toi aux ailes que ton sourire et ta pureté ont fait pousser.

Recouvre moi encore du drap de tes yeux, qui aux confins du jour est un rêve ambré,

Plonge les racines de ton âme dans le jardin de mon cœur fanatiquement charmé.

Traversons à deux le silence tendre de l’obscurité, cette nuit qui porte ton nom,

Laisse moi sentir alors ta peau au bout de mes doigts couleur abandon.

Reste et ne bouge pas ce que je veux te montrer sera bientôt là…

Vois comme déjà les portes de l’Est s’empourprent du reflet des parvis roses,

Agrippe toi à ma main, nous allons enfourcher les coursiers du Zénith,

Nous nous perdrons dans cette course folle pour qu'à nos coeurs midi soit l'heure unique.

Les sabots de feu, dans leur sillage, décriront la courbe de nos formes,

Les nuages s’enflammeront à la caresse de notre charnel uniforme.

Ensemble et à jamais, nous déciderons du sort du matin…

Nous serons les cavaliers de l’aube

 

18:34 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |