14/06/2006

Et le règne vint enfin

Jésus a dit :

  Que celui qui cherche ne cesse de chercher, jusqu’à ce qu’il trouve

  et quand il aura trouvé, il sera bouleversé et étant bouleversé,

  il sera émerveillé et il règnera sur le tout…

 

Mon esprit t’a très longtemps cherchée, mais c’est mon cœur qui t’a trouvée,

je fus bouleversé et je fus émerveillé, de ton sourire j’ai fait ma couronne,

de tes yeux mes insignes et de ton amour le palais sur lequel je peux régner.

Si le paradis est un état d’esprit, alors quand je peux, m’enivrer de ton parfum,

m’abandonner à la texture délicate et suave de ta peau, entendre ta voix enchanteresse,

glisser mes doigts dans les voiles satinées de tes cheveux aux reflets irréels, goûter au banquet de tes lèvres, que je bois comme une fontaine intarissable, dessiner tes formes sur le papier rose de mes songes, réciter ton nom tel un verset sacré pour servir mon unique religion…

je me dis que je l’ai déjà atteint, que je n’ai pas attendu de rejoindre le ciel mais que

 je l’ai fait venir à moi et que quand tu es là, je détiens l’univers dans le creux de mes bras.

Je veux emprisonner le temps dans un volcan dont la lave ne me brûle pas et dont l’éruption

ne serait qu’un baiser érubescent sur la toile de notre éternité, afin que jamais nous ne soyons séparés. Je veux cultiver un jardin aux mille fleurs dont chaque pétale serait un moment partagé et qu’à chacun de tes sourires, une nouvelle graine soit semée. Je veux continuer de croire pour que mon ultime rêve, à tes côtés, devienne évidente réalité. Je veux plonger mes doigts dans la trame du destin pour lui faire comprendre que je suis l’unique tisserand et que seule ta soie peut me fournir matière à confectionner son fil. Je veux regarder le ciel sans crainte car t’ayant reçue pour cadeau, je n’ai plus rien à attendre de lui.

Je veux dire au vent que sans raison de vivre la liberté n’a aucun sens mais qu’en t’aimant je m’arroge toutes les délivrances. Je veux murmurer à l’infini que je connais son secret, afin qu’il sache que mon désir de toi va plus loin que lui. Je veux sourire des étoiles, qu’auparavant je trouvais si belles et qu’à présent, te connaissant, je trouve si pâles.

Je veux me souvenir de mes vies antérieures pour me prouver que dans mon âme tu as toujours demeuré. Je veux pour toi être un paladin qui dans chacun de tes combats, terrasse

ton chagrin, je veux être le chevalier qui seul à ton bonheur jure fidélité, je veux être le prophète qui de ton culte sera le pilier, je veux être le Dieu qui fasse de toutes tes prières

des souhaits exaucés… je veux tout simplement être l’homme qui, quelles que soient les difficultés, sera à tes côtés    

 

14:41 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Un... ...sourire ému, les prunelles qui scintillent, retour dans un Ancien Monde pour l'effleurer une nouvelle fois, le goûtant à nouveau pour mieux le savourer...

Oh dieu que les mots pour cette Dame sont doux, qu'ils sont Beaux, pleins d'un respect infini mais complice, sucré, délicatement fruité...

Ca chavire le plus froid et ça ennivre le plus attentif... Bravo...

Le verbe comme verve, quel beau combat, vous avez "marrav' " mes larmes pour un doux sourire.

Affectueusement,
En vue d'une future brise fantôme.

Conscience.

Écrit par : Conscience | 15/06/2006

Bonsoir Banur.... heureuse de te retrouver! Il y avait si longtemps que tu avais déserté ces lieux que je n'y venais plus... mais j'ai vu ta signature chez Cris...
Que dire face à la profondeur de tes mots... Peut-être que ceci me touche plus fort encore que tout le reste :
"sans raison de vivre, la liberté n'a aucun sens mais qu'en t'aimant je m'arroge toutes les délivrances..." c'est une façon très douce de considérer l'amour comme un chemin ouvert, un horizon sans limites. A l'inverse de bien d'autres qui l'imaginent comme un carcan dans lequel ils craignent d'étouffer...
Je te souhaite des millions de bonnes choses Banur... des merveilles, des douceurs, des lendemains qui chantent, encore et encore...
A tout bientôt j'espère...

Écrit par : pierre de lune | 15/06/2006

Le palais Du volcan apyre au baiser rubis, en passant par le métier pour tisser son fil avec sa soie et le verset sacré qu'est son nom, que tu récites comme unique oraison, la liberté, c'est certain, n'a aucun sens si l'on n'a pas de raison de vivre et le vent, qui se faufile partout, emporte dans sa course les mots que tu veux murmurer à son oreille, ceux dont le ciel est le témoin muet.
A bientôt Urban Poet

Écrit par : Kardream | 16/06/2006

vaciller quel est donc le secret de tes mots, doux poète, qui fait éclater dans les recoins les plus secrets de l'âme un bouquet de bonheur où se mêlent des accents de douce mélancolie ?

La déesse du vent sème dans une brise étoilée tes mots au travers de la toile, et chacun d'eux arrache des sourires fremissants et font cligner les paupières d'un battement incertain ...

et ce voile léger qui roule le long des joues en perle couleur de jade...

la gorge serrée, le coeur gonflé... laisse moi déposer ici juste le souffle de mon passage






Écrit par : crysalidea | 17/06/2006

MERCI de tout coeur pour ton commentaire, si gentil, si agréablement rédigé et , ce qui n'est pas courant... montrant que tu as lu les posts. Je passerai lire ton blog un peu plus longuement mais ce que j'en ai lu est très prometteur...
Encore merci!

Écrit par : Blue | 18/06/2006

oser affilier les dires de Jésus, à une vulgaire histoire d'amour...

Écrit par : asgard | 02/10/2006

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