22/06/2006

Déesse de ma lune

Façonnée dans un puits de lune, bain sacré, où la lumière de l’astre blanc se change en eau de vie, temple naturel où naissent et se baignent les déesses rêvées, qui éclairent parfois le cœur d’un homme. Telle la lueur d’un phare sur la pointe salée de l’océan. J’ai longtemps scruté, caressé de mes yeux couleur de foi, cet idéal que je voulais réel, subtilement drapé dans les pans épais de la nuit. J’ai longtemps attendu cet instant où tout bascule, où l’on passe de l’ombre à la lumière, comme quand le soleil dépose sur le front de la terre, la couronne de l’aurore. Puis, un jour où ne tombait pas la pluie, elle naquit à mes yeux dans sa robe diaphane, ce tissu transparent au travers duquel elle voulait que je touche son âme. A ses cheveux perlaient quelques gouttes du puits sacré mais j’étais le seul apte à les voir, elle m’en recouvrit délicatement du bout de ses doigts en frôlant d’un mauve nuit l’écorce de ma poitrine. Ensuite, de ses lèvres violines, elle déposa un croissant sur mon cœur qui, en ce lieu, s’accapara chaque quartier. Je sentis sa douceur m’irradier, mon destin se modifier, mon attente s’achever, mon rêve se réaliser et dans mes veines, couler le fluide de l’ultime passion.

Elle prononça quelques mots dans une langue que j’étais le seul à pouvoir comprendre, car c’était son cœur qui me parlait et que j’étais le seul à l’entendre. Dès cet instant j’ai su que l’obscurité n’aurait plus jamais d’emprise car cette reine de pureté serait ma promise.

Toi qui sortit de ton puits pour illuminer ma vie, je voudrais te dire…

 que je t’aime au-delà des nuages, je t’aime plus que tous les grains de sable de toutes les plages, je t’aime comme le vagabond aime la liberté car c’est ce que tu parviens à me donner, je t’aime comme un fanatique aime ses reliques, car déesse de ma lune, née des eaux magiques, tu es un don sacré, je t’aime de l’aube au crépuscule, je t’aime des derniers flocons aux premières libellules, je t’aime comme ton astre aime les marées… je t’aime comme un mortel à qui tu offres l’éternité.     

 

 

20:18 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

20/06/2006

Petit ange

Petit ange si pur dont les larmes ont coulé,

de mes doigts j’ai construit un barrage qui puisse les stopper,

de mon souffle j’ai fait naître une brise qui puisse les sécher,

de ma bouche j’ai ciselé un calice qui puisse les récolter,

de mon cœur a jailli un artisan qui en cristal puisse les changer.

 

Petit ange si pur dont les larmes ont coulé,

pour faire de cette triste mer salée un lac étoilé,

pour être ce chevalier qui a juré de toujours te protéger,

pour changer mon âme en un indestructible bouclier,

pour ça j’irais jusqu’à éperdument tout sacrifier.

 

Petit ange si pur dont les larmes ont coulé,

regarde le ciel auquel j’ai demandé de te sourire,

regarde la terre à laquelle j’ai prié de te bénir,

regarde l’océan auquel j’ai ordonné de te guérir,

regarde ta vie à laquelle j’ai promis un amour qui ne peut périr.

 

Petit ange si pur dont les ailes vont s’illuminer,

prends ma main pour que nous puissions nous envoler,

prends cette force que mon cœur veut t’insuffler,

prends ce destin que je meurs de te donner,

prends ce demain qu’ensemble nous allons créer

 

02:10 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

14/06/2006

Et le règne vint enfin

Jésus a dit :

  Que celui qui cherche ne cesse de chercher, jusqu’à ce qu’il trouve

  et quand il aura trouvé, il sera bouleversé et étant bouleversé,

  il sera émerveillé et il règnera sur le tout…

 

Mon esprit t’a très longtemps cherchée, mais c’est mon cœur qui t’a trouvée,

je fus bouleversé et je fus émerveillé, de ton sourire j’ai fait ma couronne,

de tes yeux mes insignes et de ton amour le palais sur lequel je peux régner.

Si le paradis est un état d’esprit, alors quand je peux, m’enivrer de ton parfum,

m’abandonner à la texture délicate et suave de ta peau, entendre ta voix enchanteresse,

glisser mes doigts dans les voiles satinées de tes cheveux aux reflets irréels, goûter au banquet de tes lèvres, que je bois comme une fontaine intarissable, dessiner tes formes sur le papier rose de mes songes, réciter ton nom tel un verset sacré pour servir mon unique religion…

je me dis que je l’ai déjà atteint, que je n’ai pas attendu de rejoindre le ciel mais que

 je l’ai fait venir à moi et que quand tu es là, je détiens l’univers dans le creux de mes bras.

Je veux emprisonner le temps dans un volcan dont la lave ne me brûle pas et dont l’éruption

ne serait qu’un baiser érubescent sur la toile de notre éternité, afin que jamais nous ne soyons séparés. Je veux cultiver un jardin aux mille fleurs dont chaque pétale serait un moment partagé et qu’à chacun de tes sourires, une nouvelle graine soit semée. Je veux continuer de croire pour que mon ultime rêve, à tes côtés, devienne évidente réalité. Je veux plonger mes doigts dans la trame du destin pour lui faire comprendre que je suis l’unique tisserand et que seule ta soie peut me fournir matière à confectionner son fil. Je veux regarder le ciel sans crainte car t’ayant reçue pour cadeau, je n’ai plus rien à attendre de lui.

Je veux dire au vent que sans raison de vivre la liberté n’a aucun sens mais qu’en t’aimant je m’arroge toutes les délivrances. Je veux murmurer à l’infini que je connais son secret, afin qu’il sache que mon désir de toi va plus loin que lui. Je veux sourire des étoiles, qu’auparavant je trouvais si belles et qu’à présent, te connaissant, je trouve si pâles.

Je veux me souvenir de mes vies antérieures pour me prouver que dans mon âme tu as toujours demeuré. Je veux pour toi être un paladin qui dans chacun de tes combats, terrasse

ton chagrin, je veux être le chevalier qui seul à ton bonheur jure fidélité, je veux être le prophète qui de ton culte sera le pilier, je veux être le Dieu qui fasse de toutes tes prières

des souhaits exaucés… je veux tout simplement être l’homme qui, quelles que soient les difficultés, sera à tes côtés    

 

14:41 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |