09/10/2006

Adieu

Ceci sera mon dernier texte:

il n'y aura aucune référence, aucune influence, aucune inspiration, aucune copie. Simplement les mots d'un homme, écrits à l'encre des larmes qui coulent sur ce clavier maudit.

Je ne veux pas de mots compliqués, d'images poétiques, de réfléxions conflictuelles, car j'ai échoué, échoué dans mon écriture, dans ce que je voulais qu'elle véhicule. Par elle, je tentais de comprendre mieux celui que je suis, de sonder ma vision et ma perception de certaines choses et de la partager pour voir si je serais entendu. Personne n'est obligé de me croire, mais je tremble en écrivant ceci. Il est une personne qui, depuis bien des années, m'a apprit énormément, m'a ouvert de nouvelles voies, passions, orientations. Il est certain qu'il fut une influence et je ne cherche pas à le nier. J'ai d'ailleurs tenté, presque pudiquement, de le dire dans un texte du mois d'octobre, tout au début. Au delà des sources elles-mêmes, c'est donc lui qui fut le puits de ma "formation". Je n'estime pas avoir copié des oeuvres mais l'héritage de cette personne est ancré en moi. J'ai essayé par mes mots, de chercher comment j'avais assimilé tout cela, de l'exprimer à ma façon en me détachant du vecteur originel, de me prouver que j'avais vraiment ressenti toute cette matière. J'ai voulu trouver celui que je suis encore plus profondément et tout en le confirmant, saisir si d'autres pouvaient le comprendre. Mais visiblement, j'ai lamentablement manqué mon essai, car la personne qui, je le souhaitais au départ, y arriverait, n'y est pas parvenu par ma propre faute. J'ai tout voulu sauf me travestir et c'est pourtant comme cela que je suis ressenti... échec, échec, échec.

J'écris pour moi mais aussi pour tout ce qui vis en moi, j'ai voulu éviter les étiquettes, les regards biaisés mais je retombe dedans alors que j'en ai souffert par le passé, croyez moi ou pas. Nous nous présentons tous avec des carcans, des acquis, des poids, des secrets, un passé. J'essayais ici de men détacher, là encore, ode à l'échec sanctifié. Menteur, voleur, tricheur, usurpateur, ou toute négativité impériale se terminant en "eur", traitez moi de ce que vous désirez, car j'arrête ici, je n'ai pas été compris. Je promets pourtant que mon intention ne fut JAMAIS de commettre un tel forfait, peut être inconsciemment, ai-je là aussi, échoué. Adieu Banur, adieu mémoires, adieu illusions, adieu mensonges.

Pardonne ma faiblesses mon ami, celle que tu n'as jamais acceptée, j'ai échoué. Je sais parfaitement que tu ne me croiras pas mais je t'aime. Si ces mots-ci ne sont pas spontanés, alors je n'existe pas. Adieu à tous.

00:52 Écrit par Banur dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Stop bonhomme Je me rappelle t'avoir dit que tu galvaudais et t'inspirais, mais de là à arreter...y'a un pas tout de même...de plus tu dois me prendre pour quelqu'un d'autre parce que là je sais pas tout a fait à quel moment ton ami intervient???(les inspi; je parle de esca.40k et d'autres).
Ne te méprends pas, je ne t'ai pas demandé d'arrêter, ne sois pas aussi absolu...encore une fois!
Je te laisse tranquille, bonne route.

Écrit par : Mika | 09/10/2006

Le choix Tu sais, je crois savoir les différents moments ou textes où je suis supposé avoir galvaudé ou m'être inspiré et même si moi je ne le ressens pas comme cela, je peut le comprendre, toutefois, ils sont bien moins nombreux que tous les textes qui pourraient être qualifiés de "poétiques" et où aucune référence ne transparaît, seulement mes sentiments, maintenant il est toujours aisé de critiquer, alors je trouve aussi très gros de dire que je m'inspire plus que je ne crée. Pour le reste, mon ami se reconnaitra aisément et comprendra, je l'espère, ce que j'ai voulu dire ici. Ne crois surtout pas que j'arête pour toi non plus ou pour ton intervention, en fait je voulais déjà le faire depuis longtemps, d'ailleurs j'écrivais à un rythme beaucoup moins régulier. Dans le corps humain, quand une cellule ne remplit plus sa fonction, elle est détruite, il en va donc de même ici. Je continuerai à écrire pour moi et pour celle qui m'inspire, que l'on pense ce que l'on veut ensuite, je me gargariserai tout seul de mon ego demesuré face à mes mots sourds. Quant à l'absolu, tout choix l'est forcément sinon il est une hésitation, j'ai fait un choix et ne regrette pas, en fait ceci n'est que la confirmation d'une décision prise précédemment.
Bonne route à toi aussi Mika.

Écrit par : Banur | 09/10/2006

Ta Légende
"Il est dit qu'elle récolta ses larmes dans une petite fiole, elle y joignit les siennes et l’on prétend que celui qui en boit une goutte connaîtra un amour que l’infini ne suffirait à mesurer"...

Je t'aime

Écrit par : crysalidea | 10/10/2006

J’ai lu, je vous mentirais si je vous disais que j’ai tout lu.
Vous êtes une magnifique personne, vos lignes vivent… pourquoi essayer de comprendre ? La compréhension est pour le mental et l’humanité lit avec le cœur. Arrêtez de vous juger, c’est le mental qui juge… pas votre cœur qui respirent l’amour…
Laissez-vous aller à ce que vous aimez, perdez-vous dans vos mots, soyez-en l’alchimiste mais ne les subissez pas… ne vous identifiez pas avec eux. Ecrivez de la magie et soyez le magicien et pas la supercherie.
Vos mots sont sensibles, il vibrent, résonnent dans chacun de nous, parce qu’ils font partie de la même source, celle du cœur…
Très beaux poèmes… continuez, persévérez… et si vous abandonniez, sachez juste que cette privation c’est vous qui en êtes l’auteur… vous êtes le seul maître à bord de votre vie… mais paradoxalement la vie se rappellera à vous.
Encore une fois, vous êtes une très belle personne, félicitation pour cette donation de lumière

Écrit par : Maitreya | 10/11/2006

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