23/12/2006

 

C’était une nuit de fin décembre lorsque, n’arrivant

pas à dormir, un petit garçon scruta le manteau

vespéral par la fenêtre de sa chambre. Il vit alors

que la lune fut plus basse et plus lumineuse que

jamais, telle une ampoule astrale désireuse de le

guider jusqu’au grenier céleste. Subjugué, il décida

de sortir de son lit, de s’habiller chaudement pour

faire face au froid environnant et d’attraper l’échelle

attenante à sa façade. Une fois que cela fut fait, il

grimpa dessus, prit un élan fougueux et s’élança de

toutes ses forces en direction de la lune au sublime

sourire hiémal. Le mouvement de balancier, amplifié

par le flux de la magie coulant de son périmètre optique

jusqu’au canal vital de son cœur, finit par atteindre son but.

Après avoir touché la surface de l’astre blanc, il entama

son ascension, doucement mais sereinement.

L’échelle ne comportait guère plus d’une quinzaine de

marches pour l’amener au bout de son rêve, mais à chaque

fois qu’il se concentrait fidèlement sur son objectif, un

échelon venait inconsciemment se rajouter. Grâce à cela,

il parvint à dépasser les gigantesques « barbes à papa »

au goût de cumulonimbus qu’il dégusta au passage.

Grimpant de plus en plus vite, devenant de plus en plus

impatient, il arriva finalement au dernier niveau et se

retrouva devant une grande trappe. Il la souleva pesamment

et pénétra au cœur du grenier céleste. Tout d’abord, il

aperçut un immense champ de sucres d’orge, et parmi eux,

au milieu de toutes les formes rouge et blanche,

resplendissait la silhouette élancée d’une sucrerie suprême

aux reflets dorés. Il s’en approcha, l’analysa de son regard

charmé et s’en saisit délicatement comme d’un souhait

trop réel pour être vrai. Intrigué, il amena ce sucre d’orge

fantastique à ses lèvres et le tâta de ses papilles curieuses.

Instantanément il vit des flashs de son passé de son présent

et même de son avenir. Fasciné et légèrement effrayé,

Il fit le chemin inverse, redescendit par l’échelle et retourna

dans sa chambre comme si tout cela n’était qu’un rêve

magnifique. Avant de s’endormir, il plaça le sucre d’orge doré

à côté de lui dans son lit. Le lendemain quand il se réveilla,

s’était un homme et contre sa peau encore chaude de la nuit,

se trouvait la femme qu’il avait toujours attendue, son plus

beau rêve.

 

 

                             Joyeux noël mon amour.

   

     

14:59 Écrit par Banur dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Noël d'un enfant que l'amour rend si immensément grand...
et bonheur de lire ton - votre - bonheur..
Douce nuit de Noël Banur, à l'échelle de tes souhaits..

Écrit par : pierre de lune | 24/12/2006

Sucre d'orge Et je te laisserai nous conter tous nos secrets...
Merci mon amour
Joyeux Noël

Écrit par : anthyllide | 25/12/2006

qu'il doit être doux de faire un tel voyage et qu'à sa suite la vie se pare de beaux présages
Quelle meilleure réalité que de s'éveiller dans les bras de l'être aimé.......
Je vous souhaite beaucoup de bonheur à l'unisson de vos coeur
Bisous doux et à bientôt

Écrit par : eyes | 30/12/2006

Voeux Je te souhaite pour cette année qui va bientôt débuter que le chapitre cinq de ton synopsis commence à s'écrire à l'encre adamantine de son sourire.
Très belle année à toi Urban Poet

Écrit par : Kardream | 30/12/2006

Mes voeux Un conte si joli qu'il se réalise.
Que pourrais-je te souhaiter, Banur, en cette année qui s'éveille, sinon de garder longtemps encore les étoiles dans tes yeux....
Je te souhaite le meilleur.

Écrit par : Abi | 01/01/2007

dans une bonbonnière Au réveil, ne restait de l’enfant au regard caramel, qu’un seul goût sur ses lèvres… l’empreinte moelleuse des friandises chapardées sur la route de la Grande Ampoule.
L’Homme qu’il était devenu se trouvait, médusé, allongé sur un lit de massepain, bordé d’angéliques confites, de berlingots et de dragées aux tendres couleurs pastelles… Recouvrant tous ses sens, il repoussa alors le drap mauve que foraient les pétales frais des violettes de Toulouse cristallisées dans le sucre aromatisé. Elle était là… le regardait, tout sourire, coeur offert.
Ceci n’est pas un rêve, beau Chasseur de Lune… tu le sais, ceci est Notre réalité !

Écrit par : crysalidea | 04/01/2007

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