28/01/2007

Deux flammes sous la pluie

 

Le voile de l'attente s'est lentement déchiré

sous l'oeil scrutateur de l'hiver,

légers flocons d'absence bientôt remplacés

par la route des destins ouverts.

Mon cri résonne par delà les murs

que le manque érige comme une prison,

se creuse de ma cellule un tunnel nommé futur

dont ton coeur sera le point d'extraction.

Les projecteurs seront braqués sur nous,

les miradors fixeront ma sortie,

de cette tentative tous nous traiterons de fous

 pourtant mon amour est ma seule folie.

J’entends le maton faire sa ronde,

sa matraque lèche les barreaux du temps,

elle veut faire s’écrouler mon monde

mais chaque aube me rappelle l’important.

Plus rien n’a de sens si tu n’es pas là,

telle est la substance de ma chanson,

je t’attendrai autant qu’il le faudra

car aucune porte n’empêchera mon évasion.

Une fois dehors nous serons libres,

 deux flammes s’embrasant sous la pluie,

chaque jour brûlera par cette fibre

qui dans la nuit sera notre bougie.

Les mains jointes et pleines de cire

nous poursuivrons ce rêve interdit

en fixant le ciel jusqu’à le faire rougir

de nous avoir délivré notre bout de paradis.

Alors nous saurons sous la voûte écarlate

que notre étoile ne meurs jamais,

 c’est un immense soleil qui se dilate

à l’éternelle lueur de nos secrets.

02:17 Écrit par Banur | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Deux flammes que la pluie ne peut pas éteindre. Puisse cette liberté avoir le goût de la passion.
A bientôt

Écrit par : Kardream | 28/01/2007

no ordinary love Au cœur de la nuit noire, ces mots en coulée d’or incandescent, dissipent les odeurs de souffre, l’agonie des silences, l’inquiétude des ombres… l’étincelle s’est métamorphosée en flamme pour tisser la lumière gravée dans la profondeur des pierres carcérales… s’amplifiant chaque jour comme de subtiles racines, elle effrite peu à peu les parois ravinées par ses sillons de vie…
Ni le vent, ni la pluie, ni le gel éternel ne viendront à bout de la flamme rouge sang…

La nuit s’allume, et je reste muette en emportant le feu…

Écrit par : crysalidea | 30/01/2007

Très joli texte... mais je t'avoue que "ta route du sud" m'a séduit plus encore...Bravo! A bientôt

Écrit par : Syolann | 18/02/2007

C'est beau ce que tu dis...j'en ai la larme a l'oeil. Mon coeur percoit ce que mon esprit ignore.
Trop beau ;'-)

Écrit par : asgard | 09/04/2007

je viens ici puisque aucun autre chemin ne m'est possible, pour te dire combien le voile de l'absence couvre de son ombre le soleil radieux que mes yeux ne voient pas, car tu n'es pas la pour partager cette vision.... Je me debats d'ici pour pouvoir te joindre des que ceci sera possible... tes mots me sont parvenus reduisant quelque peu le sentiment cruel du manque de toi... je t'aime jusqu'au bout du possible

Écrit par : anthyllide | 16/04/2007

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