06/07/2007

"Sangtiments"

 

La tête qui bourdonne et les yeux mouillés de pluie, j'écris,

à chercher sur les ondes de la nuit, les mots capables de

brûler les meurtrissures de papier. Tout est vain quand on

y croit pas assez, même les plus beaux soleils enlacés,

qui, une fois séparés par l'horizon des illusions, se laissent

tromper par le voile du soir qui tombe. Tout donner, n'est

pas donner assez à l'ombre des plus grandes peurs, subtiles

et sournoises, lorsque celles-ci, drapées de leur tenue de

malandrin de l'âme, exécutent le Vrai. Rouge cent, au nombre

des lames fictives qui percent mon coeur, rouge "sangtiment",

au sceau de ceux qu'il laisse échapper, rouge pur-sang,

comme la jument d'abandon qui galope vers ton nom

dans mes veines. Fille de la lune, laisse moi t'aimer pour

qu'à la saison de bonheur tu sois mon solstice flamboyant.

Fille des étoiles, laisse moi t'écrire l'unicité de ton éclat,

laisse moi gommer les doutes de ta constellation en

frottant mon doigt sur le ciel de ton destin et laisse moi

crier ta beauté jusqu'au jour de l'ultime lendemain.

N'oublie pas les promesses dont furent témoins, le vent,

la terre, l'eau...et mes mains sur ta peau. Souviens toi des

pactes que nos corps ont scellé en secret, souviens toi des

rêves d'émeraude taillés dans la pierre brute de notre foi,

souviens toi tout simplement de moi et libère toi de cette

emprise fallacieuse.

 

 

Ecriture minute d'un besoin vital.

 

05:39 Écrit par Banur dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |